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Vie spirituelle et fsspx

 
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Mikaël


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Inscrit le: 04 Jan 2017
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MessagePosté le: Mar 21 Mar - 22:36 (2017)    Sujet du message: Vie spirituelle et fsspx Répondre en citant

Si la providence a suscité Mgr Lefebvre, c'était pour sauver le petit reste qui allait périr. Ce petit reste était nourri par des paroles vraies et par des sacrements dignement conférés.

La même question se pose maintenant : pourquoi la providence a t elle permis l'accession  d'un Mgr Fellay à la tête de la fsspx puisque rien en lui ne ressemble à ce qu'était  le fondateur de la fsspx ?

Il est bien pensable que les catholiques de la tradition ont mérité d'avoir un Mgr Lefebvre en 1970. Qu'étaient ces catholiques de la tradition des années 1970 ? Des catholiques qui avaient subi les vexations modernistes, la destruction de toutes les traditions. C'étaient aussi des catholiques qui avaient subi avant cela le ralliement, puis la condamnation de l'action française. Après guerre, ils avaient assisté et subi l'épuration du clergé conservateur. Puis pour une autre catégorie, ce fut la trahison de l'algérie française par un clergé porteur de valises. Bref des catholiques qui se trouvaient dépouillés de toutes les traditions patriotiques et religieuses par la révolution mais qui ne voulaient aucun compromis avec cette révolution totale. On devrait souvent relire les actions héroïques de ces Hommes des années 1970 (abbé Coache entre autre) . Ce sont eux qui ont bâti ce que la fsspx a ensuite récupéré au fur et à mesure (au début dans un bon esprit, maintenant les acquisitions ressemblent à des OPA).

Le drame que nous connaissons dans la fsspx c'est le drame de l'installation et de la conciliation. La génération du tradi actuel est installée et conciliante ( je parle autant pour les st pierre que pour les st pie X). ces sont des héritiers qui vivent sur une rente mais n'en connaissent pas le prix du sang (et de l'argent). un peu comme ces bobos de gauche qui vivent du bien être français (tout en prônant le mondialisme) sans connaître la valeur des choses. On a aujourd'hui des bobos de la tradition .

Alors que le monde devient de plus en plus pervers, impudique et plein de la haine de Dieu et que les hiérarques de l'église officielle avancent toujours plus loin dans la fange du  modernisme initié par vatican II,  il ne semble pas que les supérieurs de la fsspx ainsi que ses fidèles subissent de la part de ce monde apostat une cruelle persécution . N'est il pas bizarre que le monde moderne pourtant ennemi juré du Christ traite en si bonne façon les fidèles et les supérieurs de la fsspx ?
C'est que toute révolution ne demande qu'une chose : la tolérance de l'autre. La révolution dit aux tradis : "nous vous laisserons en paix, tels que vous êtes, si vous nous laissez en paix".

Nous répondons maintenant à la question posée : pourquoi la providence a t elle permis l'accession de Mgr Fellay ?  C'est que, beaucoup de tradis, las du combat et des persécutions, se sont tournés vers un gentil évêque suisse, polyglotte et mystique (en plus). "Avec vous comme supérieur, lui dirent ils  , nos ennemis (les modernistes, les juifs etc ) seront gentils avec nous parce que vous serez très gentils avec eux". "par contre, cher supérieur, soyez très méchants et sévère avec ceux qui pourraient nous attirer la colère des persécuteurs" .

Les fidèles roses ont eu un évêque rose.




 


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MessagePosté le: Mar 21 Mar - 22:36 (2017)    Sujet du message: Publicité

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axel thienpont


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Inscrit le: 21 Jan 2017
Messages: 205
Localisation: France

MessagePosté le: Mer 22 Mar - 10:08 (2017)    Sujet du message: Vie spirituelle et fsspx Répondre en citant

merci Michael pour cette perspicacité réaliste.


Un autre problème est que beaucoup de fidèles font de vrais sacrifices, mais sont faibles de doctrine et de combat dogmatique:
ils suivent et soutiennent leurs prêtres pour la messe en semaine, les sacrifices et pélerinages, mais se laissent abuser par certains de leurs prêtres sur les Omertas dogmatiques à opposer publiquement à la Rome conciliaire.


Pour Mgr Lefebvre, c'est la vérité qui est source de vie.
Pour nombre de fidèles qui se "sacrifient", on peut le faire sans combattre l'erreur.


C'est la vie qui est source de vérité. Forme subtile de subversion de l'ordre naturel, et aussi surnaturel si on conserve le mot du Christ dans son ordre ontologique:
Je suis le chemin, la vérité, la vie.
Dans l'ordre!
Pas dans le désordre.


A l"inverse, il ne faudrait pas réduire dans la résistance le problème aux seules vertus morales: celles-ci suivent la vérité de foi professée, pas le contraire!
L'Eglise est une Eglise de pécheurs, qui ne se sauvent que par la foi et les oeuvres.
Mais poser le problème des oeuvres d'abord, c'est aussi une subversion, qui rejoint celle des "faber"qui veulent faire église à la place du Christ. De quelque camp qu'ils appartiennent!


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Mikaël


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Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 236
Localisation: Genève

MessagePosté le: Mer 22 Mar - 10:16 (2017)    Sujet du message: Vie spirituelle et fsspx Répondre en citant

Il y a interaction entre les vertus morales et les vertus intellectuelles. Des vertus saines aident à penser sainement et des idées vraies aident à agir sainement. Mgr Tissier pensait sainement mais n'agissait pas de façon cohérente, il tend maintenant doucement à penser  que Mgr Pozzo est sommes toutes un bon et gentil prélat qui veut le bien de la tradition et qu'une prélature (avec de bons garde fous bien sûr) serait une solution actuelle pour la sspx.

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Mikaël


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Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 236
Localisation: Genève

MessagePosté le: Jeu 23 Mar - 14:28 (2017)    Sujet du message: Vie spirituelle et fsspx Répondre en citant

 Certains ont pu croire que je noircis un peu le tableau actuel de l'état spirituel des fidèles qui fréquentent la sspx et la f st pierre. Je ne le pense pas. Il suffit de lire ce document sur la prise de St Nicolas pour comprendre le changement d'état d'esprit des fidèles. Il est peut être encore possible de prendre d'assaut une église moderniste (mais avec combien de fidèles ? ) . Et combien resterait toute une nuit pour faire des chemins de croix ou écouter des prédications ? Et combien de temps resteraient ils  dans l'église pour la conserver ?

Plus d'esprit missionnaire, plus d'esprit de combat, peu de charité en un mot.

Citation:
Témoignage pour les 40 ans de Saint-Nicolas
Ce dimanche 27 février 1977, au fur et à mesure que les fidèles convoqués par Mgr Ducaud- Bourget pour une réunion très importante arrivent à la Mutualité, ils sont orientés vers l’église voisine. Après être entrés dans Saint-Nicolas, certains sont surpris et viennent voir Mgr Ducaud- Bourget : « C’est la nouvelle messe ! » Il les rassure : « Nous, c’est après. »
L’abbé Coache a demandé au Mouvement de la jeunesse catholique de France d’assurer le service de la messe. Le président du MJCF, Jean-François Chassagne, m’a demandé de participer au service d’autel. On était arrivé avec toutes les valises du matériel liturgique. Une fois habillés, nous attendons dans le hall de la Mutualité. Mgr Ducaud-Bourget nous donne ses consignes : « On va célébrer une messe qui n’est pas prévue, pas acceptée par le clergé local. Donc respectez pour le mieux les règles liturgiques, mais surtout vous empêchez que quelqu’un puisse me retirer de l’autel. »
La procession quitte la Mutualité pour entrer à Saint-Nicolas par la porte de droite, mais en pénétrant dans l’église la foule est si compacte que le cortège perd de sa dignité... Le thuriféraire balance son encensoir pour frayer un passage. Ignorant le podium et l’autel de la nouvelle messe, la procession se dirige vers le maître-autel. Dans le chœur, tout était occupé, même les stalles. La première messe fut haute en couleur au point de vue liturgique !
A la fin de la messe, l’abbé Coache, qui avait prévu un mégaphone, fait une déclaration : «Nous avons osé prendre une église afin de nous trouver entre des murs consacrés. Nous demandons au chef de la hiérarchie qui est en place la reconnaissance de ce droit que nous avons à la messe de saint Pie V, et de nous donner une église. Nous ne nous retirerons de cette église qu’une fois que la hiérarchie nous aura donné ce droit » .
Ce qui fut plus émouvant encore, ce sont les jours et les semaines qui ont suivi, car il y avait chez les fidèles un enthousiasme incroyable, qu’on a du mal à concevoir aujourd’hui.
Pour compliquer une éventuelle expulsion, les prêtres faisaient alterner sans interruption messes, chants, chapelets, heures de l’office, saluts du Saint-Sacrement. L’assistance des fidèles, elle aussi, fut permanente : des centaines de personnes, de tous âges et de toutes conditions, étaient présentes à toute heure du jour et de la nuit. Grâce à cet élan extraordinaire, à cette ferveur qui bravait la fatigue, l’église reconquise put être conservée.
Un exemple : le père Barbara est venu dans les premiers jours. Vers 23 heures il a fait un sermon impressionnant sur la confession. Il fallait occuper les fidèles : au cœur de la nuit - il y avait 300 ou 400 personnes —, il a commencé le chemin de croix, qui a duré des heures. Les gens sont restés toute la nuit.
Pour imaginer l’ambiance des premiers jours, il faut savoir que les tableaux électriques étaient dans la sacristie. Le clergé qui s’y était retranché avait coupé rélectricité et le chauffage. Pour éclairer, il y avait des bougies partout dans l’église.
La première nuit, des hommes retirèrent l’autel « face au peuple ». Quelques jours plus tard, ils enlevèrent l’énorme podium sur lequel il était placé. Mgr Ducaud-Bourget était bien ennuyé, car il pensait ne rester là que quelques jours, mais finalement il accepta l’état des choses. La sacristie put être récupérée le jeudi, et avec elle l’électricité et le chauffage.
Le dimanche qui a suivi, 6 mars, 7000 hosties avaient été préparées et ont été consacrées, et bien que les prêtres aient brisé les hosties, il n’y en eut pas assez. Les premiers dimanches l’église était comble, il y avait du monde debout dans toutes les allées, et même dehors sur le parvis ! On voyait des gens très humbles, qui venaient quelquefois de loin, et qui sacrifiaient leur jour de repos pour entendre la messe tridentine. Il fallait voir les gens pleurer d’émotion. Quelle joie sur ces visages priant et chantant dans un lieu consacré à la prière, alors qu’ils en étaient privés, réfugiés où ils pouvaient ! Quand on entonnait le cantique « Catholiques et Français toujours », tout vibrait.
1 André Figueras, Le combat de Mgr Ducaud-Bourget, Chiré, 1977.
J’ai eu la joie de servir les cérémonies de la première semaine sainte à Saint-Nicolas. Le regretté abbé Schaeffer, alors juste clerc, était le cérémoniaire et nous faisait répéter. Plusieurs des jeunes qui servaient alors sont maintenant prêtres.
Le sommet a été atteint quand Mgr Lefebvre a eu le courage de venir donner la confirmation au mois de mai suivant. La foule était énorme ! Quand il est reparti, les gens pleuraient : c’étaient des pleurs de gratitude envers lui. On n’a jamais revu des foules et des ambiances comme ça.
Aujourd’hui que la Fraternité Saint-Pie X a pu acquérir ou construire nombre de belles églises, on a du mal à se figurer ce que représentait Saint-Nicolas pour les traditionalistes d’alors, habitués à assister le plus souvent au saint sacrifice dans des locaux de fortune aménagés : garages, entrepôts, caves... La messe traditionnelle semblait presque enterrée, vouée à disparaître. L’occupation de Saint-Nicolas du Chardonnet a frappé les esprits, elle a été une protestation officielle du droit des catholiques d’assister à la messe dans les églises construites pour cela. Une réaction profonde, résolue se produisait contre la dictature épiscopale. L’événement eut une portée considérable, les retombées médiatiques de l’époque le montrent. Cette restauration du culte catholique authentique était la revanche des parias, maltraités, exclus de leurs paroisses, désemparés devant les désastres de la nouvelle messe. Et d’innombrables catholiques privés de la messe, des sacrements, du catéchisme, retrouvaient des pasteurs pour leurs âmes, et l’espérance. Oui, Saint-Nicolas a donné du bonheur à tant de gens !
Il faut rendre hommage au militantisme exemplaire de beaucoup de catholiques à cette époque. Ainsi la garde de nuit, pour assurer la sécurité de l’église, a duré des années. C’est cette foi vivante, ardente, combative, qui permit les bénédictions innombrables répandues depuis dans cette église, tous les miracles de la grâce accomplis dans le secret des cœurs.



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:44 (2017)    Sujet du message: Vie spirituelle et fsspx

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