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La conférence de Seelisberg

 
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Gillou47


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MessagePosté le: Mar 11 Avr - 20:58 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg Répondre en citant

S'il fallait décrire l'amour qui s'est développé entre l'Eglise conciliaire et ceux qui refusent totalement la divinité du Christ, il faudrait beaucoup de pages. Alors voici juste une photographie et beaucoup de liens :

1. Une photographie :


Devant le Mur des Lamentations le 26 mai 2014 : "Le pape a ensuite embrassé fraternellement le rabbin Abraham Skorka et le professeur musulman Omar Abboud, tous deux de proches amis argentins de Buenos Aires qui l'accompagnent durant le voyage en Terre sainte. Une courte séquence montre les trois hommes représentant les trois relations monothéistes et quelque 3 milliards de fidèles, se tenant ensemble affectueusement par les bras" (Le Point)


2. Et beaucoup de liens :

2.A. On a les démonstrations de tous les papes conciliaires depuis 1962 qui ont tenu à manifester leur amitié avec nos "frères aînés". Pour ne prendre que les 4 dernières années :
http://fr.timesofisrael.com/audience-privee-entre-le-pape-francois-et-le-co…
http://fr.radiovaticana.va/news/2017/02/23/rencontre_du_pape_françois_avec_une_délégation_juive/1294488
http://fr.aleteia.org/2015/11/03/la-blague-du-pape-francois-sur-le-pretre-a…
http://www.crif.org/fr/actualites/la-délégation-du-congrès-juif-mondial-reçu-par-le-pape-françois-à-la-veille-de-rosh-hachana/52451
http://fr.radiovaticana.va/news/2017/01/27/le_pape_reçoit_une_délégation_du_congrès_juif_européen/1288778
http://fr.radiovaticana.va/news/2017/01/27/la_mémoire_de_la_shoah,_une_condition_nécessaire_pour_la_paix/1288782
http://fr.radiovaticana.va/news/2017/01/26/mémoire_de_la_shoah__le_saint-siège_engagé_contre_lantisémitisme/1288530
http://fr.radiovaticana.va/news/2015/05/09/une_rencontre_entre_évêques,_cardinaux_et_rabbins_en_israël/1142903
http://www.aviv.fr/rencontre-juif-chretiens/974-le-pape-francois-on-ne-peut…

2.B. Un fait particulièrement significatif (puisqu'il se situe davantage au niveau des principes) :
https://fr.zenit.org/articles/les-dons-et-l-appel-de-dieu-son-irrevocables-…

La Porte Latine préfère se focaliser sur les relations (également nombreuses il est vrai) du pape François avec la "communauté" musulmane, mais daigne quelquefois signaler ce qui se passe dans les relations avec judaïsme :
https://laportelatine.org/international/communic/presse/amernor/canada/lab_…
http://laportelatine.org/vatican/le_pape_francois/28_10_2015_nostra_aetate_…


2.C. Mais en amont, sur l'histoire des relations entre juifs et chrétiens, qui ont amené des changements apparents dans la doctrine catholique :
http://judaisme.sdv.fr/histoire/document/jud-chr/index.htm

Il y a un fait marquant dans l'immédiat après-guerre, en 1947, c'est la conférence de Seelisberg. Certains esprits chrétiens, marqués par les événements de la seconde Guerre Mondiale, ont préconisé d'expurger les textes chrétiens de tout ce qui pourrait porter préjudice aux juifs (à commencer en ne stigmatisant plus leur déicide).

L'article sur Wikipédia résume bien la chose (bien que l'on trouve de nombreux documents qui parlent de cette conférence) :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Conférence_de_Seelisberg

Les idées de cette conférence figurent en bonne place parmi ce qui a servi de base à la déclaration conciliaire Nostra Aetate.
http://www.rivtsion.org/f/index.php?sujet_id=823

2.D. A lire également, sur le fait que la Shoah est à l'origine de la déclaration Nostra Aetate :
http://cristiadatradicinalista.blogspot.fr/2017/03/des-liens-incontestables…
https://www.cath.ch/newsf/sans-la-shoah-nostra-aetate-naurait-pas-vu-le-jou…


Et comme on le sait, pour les juifs ce n'a qu'une importance secondaire de faire reconnaître les maltraitances dont leurs ancêtres ont été victimes, le plus important pour eux c'est de croire à la paix dans le monde. C'est pourquoi Nostra Aetate a tant de valeur à leurs yeux, parce qu'à partir de ce moment l'Eglise [conciliarisée] cesse systématiquement de construire une différence avec les autres civilisations, plus jamais elle n'essayera d'organiser le combat physique contre les fausses religions, et alors une certaine paix matérialiste devient possible.


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MessagePosté le: Mar 11 Avr - 20:58 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Mikaël


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Inscrit le: 04 Jan 2017
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MessagePosté le: Mar 11 Avr - 21:25 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg Répondre en citant

Non Gillou, là je ne suis pas du tout d'accord avec vous. Ce n'est pas le désir d'une certaine paix qui mène le judaïsme mais bien la haine de Jésus Christ. Mgr Lefebvre en parle bien dans une de ses conférences au séminaristes , il parle de ce juif qui se sent mal à l'aise devant les croix et les églises, dans la civilisation chrétienne. Son désir profond est de voir disparaître tous ces signes visibles du Christ (Eglises, croix, soutanes, prêtres).
Ce n'est pas le désir de paix mais une haine presque inconsciente contre Dieu et son Christ.
"Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants"


Dernière édition par Mikaël le Mar 11 Avr - 21:26 (2017); édité 1 fois
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Gillou47


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Inscrit le: 10 Jan 2017
Messages: 177

MessagePosté le: Mar 11 Avr - 21:26 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg Répondre en citant

Les dix huit points de Jules Isaac (Jésus et Israël, pp. 575-578)

Un enseignement chrétien digne de ce nom devrait :

1)       Donner à tous les chrétiens une connaissance au moins élémentaire de l'Ancien Testament, insister sur le fait que l'Ancien Testament, essentiellement sémitique -fond et forme- était l'écriture sainte des Juifs, avant de devenir l'écriture sainte des Chrétiens ;

2)       Rappeler qu'une grande partie de la liturgie chrétienne lui est empruntée ; et que l'Ancien Testament, œuvre du génie juif (éclairé par Dieu) a été jusqu'à nos jours une source permanente d'inspiration pour la pensée, la littérature et l'art chrétiens ;

3)       Se garder d'omettre le fait capital que c'est au peuple juif, élu par Lui, que Dieu s'est révélé d'abord dans sa Toute-Puissance ; que c'est par le peuple juif que la croyance fondamentale en Dieu a été sauvegardée, puis transmise au monde chrétien ;

4)       Reconnaître et dire loyalement, en s'inspirant des enquêtes historiques les plus valables, que le Christianisme est né d'un Judaïsme non pas dégénéré mais vivace, comme le prouvent la richesse de la littérature juive, la résistance indomptable du Judaïsme au paganisme, la spiritualisation du culte dans les synagogues, le rayonnement du prosélytisme, la multiplicité des sectes et des tendances religieuses, l'élargissement des croyances ; se garder de tracer du pharisianisme historique une simple caricature ;

5)       Tenir compte du fait que l'histoire donne un démenti formel au mythe théologique de la Dispersion -châtiment providentiel (de la Crucifixion)-, puisque la dispersion du peuple juif était un fait accompli au temps de Jésus et qu'à cette époque, selon toute vraisemblance, la majorité du peuple juif ne vivait plus en Palestine ; même après les deux grandes guerres de Judée (Ier et IIème siècles), il n'y a pas eu de dispersion des Juifs de Palestine ;

6)       Mettre en garde les fidèles contre certaines tendances rédactionnelles des Evangiles, notamment dans le quatrième Evangile l'emploi fréquent du terme collectif "les Juifs" dans un sens limitatif et péjoratif -les ennemis de Jésus : les grands prêtres, scribes et pharisiens- procédé qui a pour résultat non seulement de fausser les perspectives historiques, mais d'inspirer l'horreur et le mépris du peuple juif dans son ensemble, alors qu'en réalité ce peuple n'est nullement en cause ;

7)       Dire très explicitement, afin que nul Chrétien ne l'ignore, que Jésus était Juif, de vieille famille juive, qu'il a été circoncis (selon la loi juive) huit jours après sa naissance ; que le nom de Jésus est un nom juif (Yeschoua) grécisé et Christ l'équivalent grec du terme juif Messie ; que Jésus parlait une langue sémitique, l'araméen, comme tous les Juifs de Palestine ; et qu'à moins de lire les Evangiles dans leur texte original qui est en langue grecque, on ne connaît la Parole que par une traduction de traduction ;

8)       Reconnaître -avec l'Ecriture- que Jésus, né "sous la Loi" juive, a vécu "sous la Loi", qu'il n'a cessé de pratiquer jusqu'au dernier jour les rites essentiels du Judaïsme ; que jusqu'au jour, il n'a cessé de prêcher son Evangile dans les synagogues et dans le Temple ;

9)       Ne pas omettre de constater que, durant sa vie humaine, Jésus n'a été que le "ministre des circoncis" (Romains, XV, 8) ; c'est en Israël seul qu'il a recruté ses disciples ; tous les apôtres étaient des Juifs comme leur Maître ;

10)   Bien montrer, d'après les textes évangéliques, que, sauf de rares exceptions, et jusqu'au dernier jour, Jésus n'a cessé d'obtenir les sympathies enthousiastes des masses populaires juives, à Jérusalem aussi bien qu'en Galilée ;

11)   Se garder d'affirmer que Jésus en personne a été rejeté par le peuple juif, que celui-ci a refusé de le reconnaître comme Messie et Fils de Dieu, pour la double raison que la majorité du peuple juif ne l'a même pas connu, et qu'à cette partie du peuple qui l'a connu, Jésus ne s'est jamais publiquement et explicitement présenté comme tel ; admettre que selon toute vraisemblance, le caractère messianique de l'entrée à Jérusalem à la veille de la Passion n'a pu être perçu que d'un petit nombre ;

12)   Se garder d'affirmer qu'à tout le moins Jésus a été rejeté par les chefs et représentants qualifiés du peuple juif ; ceux qui l'ont fait arrêter et condamner, les grands prêtres, étaient les représentants d'une étroite caste oligarchique, asservie à Rome et détestée du peuple ; quant aux docteurs et aux pharisiens, il ressort des textes évangéliques eux-mêmes qu'ils n'étaient pas unanimes contre Jésus ; rien ne prouve que l'élite spirituelle du Judaïsme se soit associée à la conjuration ;

13)   Se garder de forcer les textes pour y trouver la réprobation globale d'Israël ou une malédiction qui n'est prononcée nulle part explicitement dans les Evangiles ; tenir compte du fait que Jésus a toujours pris soin de manifester à l'égard des masses populaires des sentiments de compassion et d'amour ;

14)   Se garder par-dessus tout de l'affirmation courante et traditionnelle que le peuple juif a commis le crime inexpiable de déicide, et qu'il en a pris sur lui, globalement toute la responsabilité ; se garder d'une telle affirmation non seulement parce qu'elle est nocive, génératrice de haine et de crimes, mais aussi parce qu'elle est radicalement fausse ;

15)   Mettre en lumière le fait, souligné par les quatre Evangiles, que les grands prêtres et leurs complices ont agi (contre Jésus) à l'insu du peuple et même par crainte du peuple ;

16)   Pour ce qui est du procès juif de Jésus, reconnaître que le peuple juif n'y est pour rien, n'y a joué aucun rôle, n'en a même probablement rien su ; que les outrages et brutalités qu'on met à son compte ont été le fait de policiers ou de quelques oligarques ; qu'il n'y a nulle mention d'un procès juif, d'une réunion du sanhédrin dans le quatrième Evangile ;

17)   Pour ce qui est du procès romain, reconnaître que le procurateur Ponce Pilate était entièrement maître de la vie et de la mort de Jésus ; que Jésus a été condamné pour prétentions messianiques, ce qui était un crime aux yeux des Romains, non pas des Juifs ; que la mise en croix était un supplice spécifiquement romain ; se garder d'imputer au peuple juif le couronnement d'épines qui est, dans les récits évangéliques, un jeu cruel de la soldatesque romaine ; se garder d'identifier la foule ameutée par les grands prêtres avec le peuple juif de Palestine dont les sentiments antiromains ne font pas de doute ; noter que le quatrième Evangile met en cause exclusivement les grands prêtres et leurs gens ;

18)   En dernier lieu ne pas oublier que le cri monstrueux : "son sang soit sur nous et sur nos enfants" ne saurait prévaloir contre la Parole : "Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font."


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Gillou47


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MessagePosté le: Mar 11 Avr - 21:27 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg Répondre en citant

Les dix points de Seelisberg
APPEL ADRESSÉ AUX ÉGLISES


Nous venons d'assister à une explosion d'antisémitisme qui a conduit à la persécution et à l'extermination de millions de Juifs vivant au milieu des Chrétiens.
Malgré la catastrophe qui s'est abattue sur les persécutés et sur les persécuteurs, catastrophe qui nous fait mesurer l'angoissante gravité et l'urgence du problème juif, l'antisémitisme n'a non seulement rien perdu de sa force, mais menace d'atteindre des parties de plus en plus étendues de l'humanité, d'empoisonner l'âme des Chrétiens et de les entraîner dans une faute grave aux conséquences désastreuses.
Sans doute les Églises chrétiennes ont-elles souvent affirmé le caractère antichrétien de l'antisémitisme, mais nous constatons avec consternation que deux mille ans de la prédication de l'Évangile de l'Amour ne suffisent pas à empêcher l'éclosion parmi les Chrétiens, sous des formes diverses, de la haine et du mépris à l'égard du peuple de Jésus.
Cela serait impossible si tous les Chrétiens étaient fidèles au message de Jésus-Christ sur la miséricorde de Dieu et l'amour du prochain. Mais cette fidélité doit comporter la volonté clairvoyante d'éviter toute présentation ou toute conception du message chrétien qui favoriserait l'antisémitisme sous quelque forme que ce soit. Nous devons reconnaître que, malheureusement, cette volonté en éveil a souvent manqué.
Nous nous adressons donc aux Églises pour attirer leur attention sur cette situation alarmante. Nous avons le ferme espoir qu'elles auront à cœur d'indiquer à leurs fidèles comment exclure toute animosité à l'égard des Juifs, que pourraient faire naître des présentations et des conceptions fausses, inexactes ou équivoques dans l'enseignement et la prédication de la doctrine chrétienne, et comment tout au contraire promouvoir l'amour fraternel à l'égard du peuple de l'Ancienne Alliance, si durement éprouvé. Rien, semble-t-il, ne saurait être plus propre à conduire à cet heureux résultat que d'insister davantage sur les points suivants :
1 . Rappeler que c'est le même Dieu Vivant qui nous parle à tous dans l'Ancien comme dans le Nouveau Testament.
2. Rappeler que Jésus est né d'une mère juive, de la race de David et du peuple d'Israël, et que son amour éternel et son pardon embrassent son propre peuple et le monde entier.
3. Rappeler que les premiers disciples, les apôtres et les premiers martyrs étaient juifs.
4. Rappeler que le précepte fondamental du christianisme, celui de l'amour de Dieu et du prochain, promulgué déjà dans l'Ancien Testament et confirmé par Jésus, oblige Chrétiens et Juifs dans toutes les relations humaines, sans aucune exception.
5. Éviter de rabaisser le judaïsme biblique ou post-biblique dans le but d'exalter le christianisme.
6. Éviter d'user du mot « Juifs » au sens exclusif de « ennemis de Jésus » ou de la locution « ennemis de Jésus » pour désigner le peuple juif tout entier.
7. Éviter de présenter la Passion de telle manière que l'odieux de la mise à mort de Jésus retombe sur tous les Juifs ou sur les Juifs seuls. En effet, ce ne sont pas tous les Juifs qui ont réclamé la mort de Jésus. Ce ne sont pas les Juifs seuls qui en sont responsables, car la Croix, qui nous sauve tous, révèle que c'est à cause de nos péchés à tous que le Christ est mort.
Rappeler à tous les parents et éducateurs chrétiens la grave responsabilité qu'ils encourent du fait de présenter l'Évangile et surtout le récit de la Passion d'une manière simpliste. En effet, ils risquent par là d'inspirer, qu'ils le veuillent ou non, de l'aversion dans la conscience ou le subconscient de leurs enfants ou auditeurs. Psychologiquement parlant, chez des âmes simples, mues par un amour ardent et une vive compassion pour le Sauveur crucifié, l'horreur qu'ils éprouvent tout naturellement envers les persécuteurs de Jésus tournera facilement en haine généralisée des Juifs de tous les temps, y compris ceux d'aujourd'hui.
8. Éviter de rapporter les malédictions scripturaires et le cri d'une foule excitée : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants », sans rappeler que ce cri ne saurait prévaloir contre la prière infiniment plus puissante de Jésus : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. ».
9. Éviter d'accréditer l'opinion impie que le peuple juif est réprouvé, maudit, réservé pour une destinée de souffrances.
10. Éviter de parler des Juifs comme s'ils n'avaient pas été les premiers à être de l'Église.

En pratique, nous nous permettons de suggérer:
d'introduire ou de développer, dans l'enseignement scolaire et extra-scolaire à tous les degrés, une étude plus objective et plus approfondie de l'histoire biblique et post-biblique du peuple juif ainsi que du problème juif ;
de promouvoir, en particulier, la diffusion de ces connaissances par des publications adaptées aux différents milieux chrétiens ;
de veiller à rectifier dans les publications chrétiennes, surtout dans les manuels d'enseignement, tout ce qui s'opposerait aux principes énoncés plus haut.
Nous plaçons notre effort commun sous le signe de la parole de saint Paul (Rm 11, 28-29) : « Ils sont bien-aimés à cause de leurs pères, car les dons et l'appel de Dieu sont sans repentance.»


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Gillou47


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MessagePosté le: Mar 11 Avr - 21:53 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg Répondre en citant

Un texte qui détone beaucoup d'avec les attitudes modernistes :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cum_nimis_absurdum

Du Pape Paul IV en 1555, et qui est resté en vigueur jusqu'à la prise des Etats pontificaux par les forces révolutionnaires en 1870 (il semble qu'il n'a jamais été abrogé), ce texte est d'une grande force disciplinaire, en voici le début :

Comme il est absurde et totalement inopportun de se trouver dans une situation, où la piété chrétienne permet aux juifs, qui en raison de leur propre faute, ont été condamnés par Dieu à un esclavage perpétuel, d'avoir accès à notre société et même de vivre parmi nous ; en vérité, ils sont sans gratitude envers les chrétiens, car, au lieu de nous remercier pour le traitement bienveillant, ils nous retournent des invectives et parmi eux, au lieu de l'esclavage, qu'ils méritent, ils s'arrangent pour clamer leur supériorité : nous, qui récemment avons appris que ces Juifs ont envahi Rome à partir de plusieurs États pontificaux, territoires et domaines, dans la mesure qu'ils se mélangent avec les chrétiens, même ceux près de leurs églises, et ne portent aucun habit permettant de les identifier, et aussi qu'ils résident dans des maisons, même dans les plus nobles résidences des états, territoires et domaines, dans lesquels ils s'attardent, conduisant leurs affaires à partir de leurs maisons et dans la rue et négociant des biens immobiliers ; ils ont même des nourrices et des servantes chrétiennes qu'ils emploient. Et ils se permettent d'oser perpétrer une grande variété de choses déshonorables, méprisant pour le saint nom chrétien. Considérant que l'Église de Rome tolère ces juifs, preuve de la véritable foi chrétienne, et qu'à cette fin, [nous déclarons] : que, gagnés par la piété et la bonté du Saint-Siège, ils reconnaîtront à la fin leur égarement, et qu'ils ne devraient pas perdre de temps pour voir la véritable lumière de la foi catholique, et qu'ils acceptent pendant qu'ils persistent dans leurs erreurs, et qu'ils réalisent qu'ils sont des esclaves en raison de leurs actes, alors que les chrétiens ont été libérés grâce à notre Seigneur Dieu Jésus Christ, et qu'il est injustifié pour cela que les fils de femmes libres servent les fils d'esclaves.
  1. Désirant tout d'abord, autant que nous le pouvons, avec [l'aide de] Dieu, fournir de façon avantageuse, par ce décret qui sera appliqué pour toujours, nous ordonnons que pour le reste des temps, dans la Ville [de Rome], ainsi que dans tous les autres états, territoires et domaines de l'Église de Rome, tous les juifs devront habiter dans un seul quartier, qui ne possèdera qu'une seule entrée, et qu'une seule sortie, et que s'il n'y a pas assez de places [dans ce quartier, alors], dans deux ou trois ou le nombre nécessaire ; dans tous les cas, ils devront résider entièrement entre eux dans des rues désignées et être foncièrement séparés des résidences des chrétiens, [ceci doit être appliqué] par notre autorité dans la Ville et par celle de nos représentants dans les autres états, terres et domaines mentionnés précédemment.
  2. De plus, dans tous les états, territoires, domaines dans lesquels ils vivent, ils n'auront qu'une seule synagogue, à l'emplacement habituel, et ils n'en construiront pas de nouvelles, ni ne possèderont leur propres bâtiments. De plus, toutes leurs synagogues, autres que celle autorisée, devront être détruites et démolies. Et les propriétés qu'ils possèdent actuellement devront être vendues à des chrétiens dans un délai à déterminer par les magistrats eux-mêmes.
  3. En plus, concernant la question que les juifs doivent être reconnaissables partout : [les hommes devront porter un chapeau, les femmes, quelque signe évident, [...]


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Marcelle


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Messages: 21
Localisation: France

MessagePosté le: Mer 12 Avr - 20:11 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg Répondre en citant

Merci Gillou pour cet énorme travail de documentation que vous avez fait. J'ai hâte d'avoir le temps de regarder tout cela en détail.


Je suis assez de l'avis de Mickaël : c'est le sacerdoce et l'Eglise en tant qu'institution qui sont attaqués (voir, par ex; la campagne contre les prétendus prêtres pédophiles) ; les médias et ceux qui les possèdent ne veulent pas défendre la moralité ; ils veulent essentiellement déconsidérer les prêtres et l'Eglise (conciliaire ou de tradition) dans l'opinion publique.


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Gillou47


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Inscrit le: 10 Jan 2017
Messages: 177

MessagePosté le: Dim 23 Avr - 22:28 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg Répondre en citant

En complément, pour illustrer comment l'Eglise conciliaire s'approprie le discours sur la paix :

vu ici :
http://archives.dici.org/wp-content/uploads/pdf_dici/DICI_45.pdf

 _______________________________________
"Le Décalogue d'Assise pour la Paix"
    
1. Nous nous engageons à proclamer notre ferme conviction que la violence et le terrorisme s’opposent au véritable esprit religieux et, en condamnant tout recours à la violence et à la guerre au nom de Dieu ou de la religion, nous nous engageons à faire tout ce qui est possible pour éradiquer les causes du terrorisme.   
2. Nous nous engageons à éduquer les personnes au respect et à l’estime mutuels, afin que l’on puisse parvenir à une coexistence pacifique et solidaire entre les membres d’ethnies, de cultures et de religions différentes.   
3. Nous nous engageons à promouvoir la culture du dialogue, afin que se développent la compréhension et la confiance réciproques entre les individus et entre les peuples, car telles sont les conditions d’une paix authentique.   
4. Nous nous engageons à défendre le droit de toute personne humaine à mener une existence digne, conforme à son identité culturelle, et à fonder librement une famille qui lui soit propre.   
5. Nous nous engageons à dialoguer avec sincérité et patience, ne considérant pas ce qui nous sépare comme un mur insurmontable, mais, au contraire, reconnaissant que la confrontation avec la diversité des autres peut devenir une occasion de plus grande compréhension réciproque.   
6. Nous nous engageons à nous pardonner mutuellement les erreurs et les préjudices du passé et du présent, et à nous soutenir dans l’effort commun pour vaincre l’égoïsme et l’abus, la haine et la violence, et pour apprendre du passé que la paix sans la justice n’est pas une paix véritable.   
7. Nous nous engageons à être du côté de ceux qui souffrent de la misère et de l’abandon, nous faisant la voix des sans-voix et œuvrant concrètement pour surmonter de telles situations, convaincus que personne ne peut être heureux seul.   
8. Nous nous engageons à faire nôtre le cri de ceux qui ne se résignent pas à la violence et au mal, et nous désirons contribuer de toutes nos forces à donner à l’humanité de notre temps une réelle espérance de justice et de paix.   
9. Nous nous engageons à encourager toute initiative qui promeut l’amitié entre les peuples, convaincus que, s’il manque une entente solide entre les peuples, le progrès technologique expose le monde à des risques croissants de destruction et de mort.   
10. Nous nous engageons à demander aux responsables des nations de faire tous les efforts possibles pour que, aux niveaux national et international, soit édifié et consolidé un monde de solidarité et de paix fondé sur la justice.   
24 janvier 2002   


LETTRE DE JEAN PAUL II AUX CHEFS D'ÉTAT OU DE GOUVERNEMENT*
    
À Leurs Excellences
les Chefs d’État ou de Gouvernement
   
Il y a juste un mois se déroulait à Assise la Journée de prière pour la paix dans le monde. Aujourd’hui, ma pensée se tourne spontanément vers les responsables de la vie sociale et politique des pays qui y étaient représentés par les chefs religieux de nombreuses nations.   
Les interventions inspirées de ces hommes et de ces femmes, représentants des diverses confessions religieuses, ainsi que leur désir sincère d’œuvrer en faveur de la concorde, de la recherche commune du vrai progrès et de la paix au sein de la famille humaine tout entière, ont trouvé leur expression à la fois élevée et concrète dans un «décalogue» proclamé en conclusion de cette journée exceptionnelle.   
J’ai l’honneur de remettre le texte de cet engagement commun à Votre Excellence, convaincu que ces dix propositions pourront inspirer l’action politique et sociale de son gouvernement.   
J’ai pu constater que les participants à la rencontre d’Assise étaient plus que jamais animés d’une conviction commune : l’humanité doit choisir entre l’amour et la haine. Et tous, se sentant membres d’une même famille humaine, ont su traduire cette aspiration à travers ce décalogue, persuadés que si la haine détruit, l’amour au contraire construit.   
Je souhaite que l’esprit et l’engagement d’Assise conduisent tous les hommes de bonne volonté à la recherche de la vérité, de la justice, de la liberté, de l’amour, afin que toute personne humaine puisse jouir de ses droits inaliénables, et chaque peuple, de la paix. Pour sa part, l’Église catholique, qui met sa confiance et son espérance dans «le Dieu de la charité et de la paix» (2 Corinthiens 13, 11), continuera à s’engager afin que le dialogue loyal, le pardon réciproque et la concorde mutuelle balisent la route des hommes en ce troisième millénaire.   
Sachant gré à Votre Excellence de l’intérêt qu’Elle voudra bien prêter à mon message, je saisis l’occasion qui m’est ainsi offerte pour L’assurer de ma très haute considération.   
Du Vatican, le 24 février 2002.   
IOANNES PAULUS II   

* L'Osservatore Romano 4-5.3.2002 p.1.

L'Osservatore Romano. Edition hebdomadaire en langue françaisen.10 p.1.

La Documentation Catholique n.2266 pp.251-252.
    


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Gillou47


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Inscrit le: 10 Jan 2017
Messages: 177

MessagePosté le: Mer 7 Juin - 06:45 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg Répondre en citant

De la recherche d'une certaine paix chez les juifs :
Voir la vidéo que vient de signaler le site Reconquista
https://www.youtube.com/watch?v=QMTGvsFjvMo


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:50 (2017)    Sujet du message: La conférence de Seelisberg

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