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Doutes à propos des Dubia des cardinaux

 
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Viguerie


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MessagePosté le: Dim 15 Jan - 19:46 (2017)    Sujet du message: Doutes à propos des Dubia des cardinaux Répondre en citant

Doutes à propos des Dubia des Cardinaux

  Atila Sinke Guimarães


http://www.traditioninaction.org/bev/199bev12_30_2016.htm

Traduction par les soins de Reconquista

Ces deux derniers mois, les catholiques ont beaucoup entendu parler des Dubia – la lettre envoyée par quatre Cardinaux au Pape François demandant des clarifications sur les parties ambiguës de l’Exhortation Amoris Laetitia (AL).  Les quatre Cardinaux sont l’Américain Raymond Burke, l’Italien Carlo Cafaro et les Allemands Walter Brandmuller et Joachim Meisner.  Burke est le seul prélat actif, les trois autres sont à la retraite.


Cardinal Burke, Meisner, Cafarra, Brandmuller
Les Dubia sont cinq questions adressées au Pape et demandant une réponse.  C’est de tradition dans l’Eglise  que les prélats présentent aux Sacrées Congrégations du Saint-Siège, et même au Pape, leurs questions écrites très clairement et brièvement.  Normalement, ils reçoivent de concises réponses, un simple oui ou non.

Ces questions –dont l’entièreté du texte et du contexte peut être lu ici – à la base posent cette question : Est-il possible pour un catholique civilement divorcé et remarié de recevoir la Communion ?  Cette question est motivée par le fait que certaines parties d’Amoris Laetitia insinuent en termes énergiques que cette permission est accordée.  En d’autres termes, la question basique des Cardinaux est celle-ci : Est-il possible, pour une personne en état de péché mortel, de communier ?

Ces questions furent d’abord envoyées au Pape et au Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, mais, vu que les Cardinaux n’ont pas reçu de réponse, ils ont rendu leur document public le 14 novembre 2016.  Depuis lors, des interviews et déclarations variées de Burke et Brandmüller ont alimenté les discussions.

A cette vive interpellation, nous devons ajouter un lettre publique de soutien, suivie d’interviews et communiqués, d’un autre nouvel héros du conservatisme, Mgr Athanasius Schneider, qui a mis plus de poivre dans la sauce en parlant de schisme qui croît à l’intérieur de l’Eglise.  Ces schismatiques seraient les progressistes de la tendance de Kasper qui veulent libéraliser la Communion pour les catholiques divorcés et remariés.

Vu l’état de la question, que devrions-nous penser de ces Dubias ?

Pour être objectif et clair, distinguons trois perspectives différentes mêlées dans ce problème.

1.    Du point de vue logique

A.   Si nous considérons le contenu de ces deux documents (Amoris Laetitia et le document des Cardinaux) selon une perspective logique, nous voyons que les Prélats dissidents ont pris une position avantageuse pour tous.  Il est évident que le Pape ne peut pas explicitement permettre à quiconque de recevoir la Communion s’il est en état de péché mortel.

Si le Pape en arrivait à le permettre explicitement, il commettrait directement un sacrilège, qui induirait l’Église entière à faire de même et à se séparer elle-même du Magistère antérieur de l’Église.  Il est donc évident que le Pape ne va pas ouvertement dire : « Oui, je permets à une personne en état de péché mortel de communier. »

Il est aussi évident qu’il ne dira pas clairement : « Non, personne ne peut recevoir la communion en étant en état de péché mortel. »  Car, en réalité, il insinue le plus possible que les personnes divorcées/remariées peuvent recevoir la communion.

Donc, s’il est évident qu’il ne peut dire ni oui, ni non, pourquoi les Cardinaux ont-ils écrit leur lettre ?  Étant donné qu’ils savaient qu’ils ne recevraient pas de réponse, ils ont choisi délibérément de placer le Pape dans une situation très embarrassante.  Pourquoi ?  Dans l’analyse stratégique (ci-dessous 3), j’analyserai ce doute au sujet de l’objectif de ces Dubia.

B.   Toujours en nous penchant sur le contenu, pourquoi les Cardinaux ont-ils ignoré de nombreuses autres situations aussi graves que celle sur laquelle ils se concentrent ?  En effet, dans Amoris Laetitia, le Pape François a ouvert la porte non seulement sur la communion aux divorcés/remariés, mais aussi sur une foule d’autres se trouvant dans de scandaleuses situations qui sont objectivement en état de péché mortel, comme tous ceux qui sont engagés dans des rapports sexuels avant le mariage, ceux qui cohabitent habituellement sans être mariés, ceux qui usent de méthodes artificielles[1] de contrôle des naissances et ceux qui pratiquent l’homosexualité.  Ces points ont été considérés dans mon étude précédente sur Amoris Laetitia.


François a marié 20 couples vivant dans le péché...



Cette omission devient de plus en plus suspecte lorsque nous considérons que si les Cardinaux avaient exposé le spectre complet des insinuations d’Amoris Laetitia, il serait devenu évident que François utilise ces insinuations comme méthode pour ouvrir des portes à des abus en matières doctrinales où il ne peut le faire explicitement.  Pourquoi les Cardinaux se sont-ils tu sur cette méthode ?

Si cette méthode de libéralisation de la nécessité d’être en état de grâce pour communier avait été clairement exposée par les Cardinaux, cela aurait confirmé le fait que le Pape ne peut pas répondre à leurs Dubia.  A nouveau, la question se pose : Pourquoi ont-ils écrit leur lettre alors qu’il était évident que François ne pourrait répondre ?

C.   De plus, pourquoi n’ont-ils pas fait mention de la multitude d’autres écrits, discours, actions et initiatives faits par François si fréquemment durant son pontificat qui, directement ou indirectement, étaient favorables à permettre aux personnes en état de péché mortel – même dans le péché d’hérésie – de pouvoir communier ?  Les mêmes doutes qu’au point B sont confirmés par cette omission.


2.    Du point de vue moral

A.   Du point de vue moral, il est très bon pour les Catholiques d’avoir quatre cardinaux qui renforcent l’enseignement traditionnel de l’Église.  Nous vivons dans un monde horrible, moralement parlant, et pour nous, il est de la plus haute importance que les vérités pérennes de l’Église soient réaffirmées par des autorités religieuses.  Nous avons un certain nombre de prêtres traditionalistes et quelques évêques qui rappellent encore la doctrine immuable de l’Église.  Mais il est vraiment salutaire de voir quatre Cardinaux prenant la position correcte.


Burke ne souhaite pas retourner à la Tradition mais au temps de JPII et Benoît XVI

B.   Une grave faute morale que j’ai remarquée dans la lettre explicative faisant suite aux Dubias, c’est que les Cardinaux sont partisans de l’amour comme fin première du mariage.  En prenant cette position, ils adhèrent à la révolution faite lors de Vatican II qui inverse les fins du mariage.  Les fins traditionnelles sont : premièrement, la procréation et l’éducation des enfants ; deuxièmement, le soutien mutuel des époux.  En présentant l’amour comme fin première, les Cardinaux montrent qu’ils ne souhaitent pas revenir au Magistère traditionnel comme ils sont sensés le faire.


C.   Une autre faiblesse que je remarque dans leur déclaration, c’est que, en dépit de quelques mentions des commandements et une citation de l’Évangile, la presque totalité de leur document est basée sur l’enseignement de Jean-Paul II.[2]  Les Cardinaux affirment publiquement qu’ils répètent la doctrine traditionnelle, mais les documents qu’ils citent sont seulement ceux du pape post-conciliaire Wojtyla.

Disons-le, JPII était loin d’être un maître d’une saine moralité.  Bien qu’il répéta parfois l’enseignement traditionnel de l’Église, de manière habituelle, son approche morale était tributaire du personnalisme de Max Scheler, qui est opposé à la philosophie traditionnelle de l’Église.  Sa théologie du corps est clairement immorale ; les éloges du nudisme ne sont pas rares dans ses travaux, et, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse, il a implicitement promu l’amour libre parmi les jeunes.  Si les Cardinaux souhaitaient défendre la morale pérenne de l’Église, pourquoi se sont-ils basés eux-mêmes à une source contaminée ?

D.   L’omission des Cardinaux à citer l’immense ensemble des documents de l’Église sur le mariage et la communion est une omission favorisant l’idée que l’Église conciliaire – à laquelle les quatre Cardinaux appartiennent – est différente du Magistère précédent Vatican II. On peut même dire que les Cardinaux eux-mêmes sont dans un schisme pratique par rapport au passé de l’Église.  Cela étant, c’est la véritable accusation portée par Mgr Schneider et, plus récemment, par le Cardinal Brandmüller, contre ceux qui n’acceptent pas les enseignements de Jean-Paul II.  Pourquoi cette position contradictoire ?

3.    Du point de vue stratégique


The Wall Street Journal
Avec l’augmentation de la vitesse de la Révolution bergoglienne, que personne d’autre que Benoît XVI n’a mise sur pied, le nombre de réactions contre le Pape François croît.  Récemment, même un journal comme The Wall Street Journal l’a qualifié de « leader de la gauche globale ».

Pour catalyser ces réactions, rien ne serait plus pratique que l’émergence d’une fausse droite religieuse qui regrouperait ensemble tous les conservateurs mécontents de l’Église et les empêcherait de rechercher un authentique leadership et, éventuellement, de devenir traditionalistes.

C’est ce qui semble être le principal objectif des quatre Cardinaux, principalement du Cardinal Burke, qui est le membre le plus éloquent et virulent de ce groupe.  Son principal acolyte dans la sphère publique est Mgr Schneider, dont j’ai déjà analysé le rôle dans la fausse droite,

Si c’est vrai, ce que je crois, alors cela expliquerait pourquoi les Dubia ont été écrites avec la certitude qu’elles n’auraient pas de réponse.  Son objectif serait de mettre apparemment François dans une position embarrassante.  Mais en réalité, les écrivains joueraient le même jeu, permettant à François d’avancer avec une réaction contrôlée.

Comment cela se finira-t-il ?  Cela peut se terminer comme le suggère le nouveau supérieur des jésuites, le Père Arturo Sosa : « Dans notre langage de jésuites, nous disons qu’il est nécessaire de connaître toutes les opinions dans le but de réaliser un vrai discernement commun. »

En d’autres termes, l’Église progressiste peu utiliser les réactions pour augmenter le « pluralisme » dans l’Église, ce qui signifie que nous pourrions très bien avoir deux parties en apparente opposition et vivant ensemble au Vatican.  Cela aidera l’Église à devenir une démocratie, l’un des objectifs principaux de Che Bergoglio.










[1] L’auteur déplore bien sûr ces méthodes peccamineuses, mais cela ne justifie en aucune manière l’usage des méthodes naturelles de contraception.
[2] La seule exception est un texte du De Malo de St Thomas d’Aquin  qui n’est pas dans les Dubia à proprement parler, mais dans la lettre explicative qui les accompagne.


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MessagePosté le: Dim 15 Jan - 19:46 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Gillou47


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MessagePosté le: Mer 18 Jan - 21:06 (2017)    Sujet du message: Doutes à propos des Dubia des cardinaux Répondre en citant

Au sein de la "Résistance" ces dubia ont été peu prises en considération si ce n'est pour accentuer la critique envers François Zéro, il pouvait donc sembler intéressant que quelqu'un analyse cet événement. Mais cet article de traduit par 'Petrus Romanus' est fourbi de raisonnements à la mode sédévacantiste, et ne commente pas ces dubia de manière adéquate. Certaines remarques sont justes, mais dans l'ensemble il rate sa cible.

Je pense que l'on peut dire beaucoup si l'on s'en tient au for externe, c'est-à-dire :
- d'un côté le cardinal Burke est décidé à défendre la loi naturelle face à l'autorité romaine ;
- mais d'un autre côté sa volonté est limitée puisqu'il n'a pas discerné ce qui dans le concile V2 rompt avec la tradition de l'Eglise ;
- et la bonne issue pour lui et ses confrères est de s'extraire de l'église conciliaire ;
et cela suffit amplement pour cerner la situation.


Tandis que cet article part dans tous les sens, et je me permets les remarques suivantes :
* logique 1A
=> c'est conforme à des dubia de poser des questions binaires, à Rome de choisir de quelle manière elle veut y répondre,
* logique 1B
=> l'indissolubilité du mariage est une question essentielle, en pointant clairement ce problème il n'est pas nécessaire de s'étaler sur les autres infractions,
* logique 1C
=> l'objet de leurs dubia porte sur des principes, ce qui est plus important que les fautes personnelles du pape,
* morale 2A
=> d'accord, et attendons de voir de quelle persévérance ils sont capables,
* morale 2B
=> c'est juste, et il suffisait de s'en tenir à cette critique,
* morale 2C
=> beaucoup de paragraphes de "Veritas Splendor" (dont les §79 et §81) sont d'une expression tout-à-fait catholique, éventuellement en essayant de citer un texte récent ils accentuent la contradiction avec Amoris Laetitia,
* morale 2D
=> d'accord, ils sont empêtrés dans l'église conciliaire, pour prendre un autre fait j'ose imaginer que la "filiale supplique" n'aura guère plus d'efficacité dans l'église conciliaire que la Manif pour tous à l'intérieur de la République,
* stratégie 3
=> il est vrai que l'Eglise conciliaire peut contrôler des réactions de droite, mais l'auteur veut supposer que les quatre cardinaux participent volontairement à une immense ruse, ce qui est difficile à croire.

Conclusion :
D'une part, quand on considère ces cardinaux on dirait que Vatican II est pour eux une sorte d'horizon théologal (les exemples ne manquent pas). Mais d'autre part, en prenant appui sur la défense d'un point de la loi naturelle, en continuant à subir de petites persécutions comme c'est le cas de Burke (par exemple des progressistes se gaussent de la solennité qu'il apporte à ses messes, le pape lui a retiré successivement deux fonctions importantes depuis 2 ans, plusieurs prélats ont désavoué la publication des dubia), ils peuvent retrouver le sens de la véritable Eglise. En attendant, tant qu'ils seront dans un monde un peu différent du nôtre, avec le nouveau code de droit canon, des influences personnalistes, des propos ambigus sur la liberté religieuse, avec des autorités ecclésiastiques qui jouent avec l'esprit du monde, etc., il est difficile de préjuger davantage de leur for interne et de critiquer le détail de tous leurs agissements.


Dernière édition par Gillou47 le Mer 18 Jan - 21:24 (2017); édité 2 fois
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Viguerie


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Messages: 345

MessagePosté le: Mer 18 Jan - 21:19 (2017)    Sujet du message: Doutes à propos des Dubia des cardinaux Répondre en citant

L'article est une traduction et non un article de Petrus Romanus

NEWS:  December 30, 2016
http://www.traditioninaction.org/index.htm








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Atila Sinke Guimarães


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Gillou47


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Messages: 245

MessagePosté le: Mer 18 Jan - 21:44 (2017)    Sujet du message: Doutes à propos des Dubia des cardinaux Répondre en citant

Ah d'accord. Autant pour moi, je n'avais pas vu que "Átila Sinke Guimarães" était le nom d'une personne.

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Mikaël


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Messages: 235
Localisation: Genève

MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 08:59 (2017)    Sujet du message: Doutes à propos des Dubia des cardinaux Répondre en citant

Gillou, vous auriez pu titrer votre analyse "doutes sur mes doutes des doutes" ! Il est vrai que l'auteur de l'article insiste un peu trop sur "les intentions" des cardinaux dits "conservateurs" et en particulier le cardinal Burke. Mais peu importe à la rigueur. Ce qui compte ce sont les faits. Et les faits sont là : on a devant les yeux les deux pinces nécessaires à la révolution conciliaire. De même que le parlementarisme démocratique a besoin de toutes les couleurs politiques pour donner l'impression au peuple qu'il le représente réelleement et qu'il exprime sa liberté , de même la démocratie conciliaire doit elle donner à toutes les tendances (y compris fellaysiennes) l'illusion de l'expression du sentiment religieux catholique à un moment donné. La condition (maçonnique) pour intégrer cette démocratie religieuse romaine est d'accepter l'autre car nul ne peut prétendre posséder la vérité toute entière étant donné que la Foi a un caractère évolutif pour eux.
Et les dindons "conservateurs" rentrent dans le jeu sans forcément mauvaise intention mais simplement pour freiner la chute pensent ils.
Un peu comme ceux qui restent dans la structure de la néo fsspx pour freiner sa chute. Les principes sont lâchés mais ils pensent surtout freiner au nouveau des conséquences. En réalité, mais sans mauvaises intentions,  ils sont les dindons de la farce.


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Gillou47


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Inscrit le: 09 Jan 2017
Messages: 245

MessagePosté le: Jeu 19 Jan - 23:01 (2017)    Sujet du message: Doutes à propos des Dubia des cardinaux Répondre en citant

J'ai regardé le site de Guimarães, c'est un bon observateur des dérives les plus progressistes. Au sujet des évêques plus conservateurs, il essaie avec raison d'être perspicace, cependant il a présenté des arguments douteux, et qui sont tentants pour nous. D'où ma réaction.

La distinction "pince de droite / pince de gauche" de Mikaël est judicieuse. D'ailleurs un grand manieur de la pince de droite a été Ratzinger, qui a largement vendu une version proprette du concile Vatican II, et le cardinal Sarah et d'autres ont acheté cette version. Néanmoins il faut établir la ligne doctrinale sur laquelle se baser pour considérer ce qui est "vraiment de droite" ou "de droite dans l'illusion" ; par exemple, si je fais le tour des objections :
- certains sédévacantistes prétendent que vouloir suivre Mgr Lefebvre est une "voie sans issue" ou inventent encore que Mgr Williamson neutralise la réaction,
- tandis que nous, nous trouvons que Mgr Fellay ne fait plus de critique construite du Concile et se laisse trop attirer par Rome,
- et nous estimons aussi que les sédévacantistes forment une droite qui s'enferme car recherchant une sorte d'autosatisfaction de la raison,
- de son côté Mgr Fellay continue de penser que les ralliés se sont mis en position d'infériorité par rapport à la Rome conciliaire et théoriquement il désire éviter le même sort à la FSSPX (mais il ne veut plus prendre le risque d'une ligne doctrinale ferme qui l'éloignerait de Rome donc...),
- et aussi, pour Mgr Fellay les résistants sont une bande d'excités inefficaces. La boucle est bouclée.

Quel choix doctrinal proposer ? Certains traditionalistes (et de tous les bords) considèrent que Mgr Lefebvre n'a fait qu'observer et réagir au mieux, sans jamais conclure, et qu'il a donc laissé le champ libre à toutes sortes d'interprétations de la crise. C'est inexact, d'une part il a posé une ligne de démarcation, d'autre part il a immanquablement perçu que ce qui se passe dans l'Eglise (ou plutôt contre l'Eglise) est un changement continuel. Il n'y a donc pas plein de libres théories possibles : tant que les principes conciliaires seront actifs chez beaucoup de catholiques, ainsi qu'une certaine lâcheté éventuellement, ce sera encore de continuelles évolutions qui les éloigneront de l'Eglise. Le changement offre peu de prise à l'esprit humain, mais il convient de cerner quel est son moteur et autant que possible autour de quoi il prend forme. Nous observons, sous l'effet des idées dites conciliaires, l’institutionnalisation d'une nouvelle église étrangère à celle du Christ, pour y enfermer les catholiques, pour qu'ils ne gênent pas les oeuvres du monde. C'est, autant qu'on pu le voir, à la base de la ligne doctrinale de la Résistance à la suite de Mgr Lefebvre. Et c'est seulement sur cette considération commune que je proposais de préciser une critique des dubia - sans empiler les doutes.


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Gillou47


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Inscrit le: 09 Jan 2017
Messages: 245

MessagePosté le: Dim 22 Jan - 22:03 (2017)    Sujet du message: Doutes à propos des Dubia des cardinaux Répondre en citant

Un prêtre qui ne s'en est pas tenu à des dubia :
https://adelantelafe.com/exclusiva-suspendido-divinis-sacerdote-colombia-di…

Profitez-en pour regarder comment fonctionne le nouveau code de droit canon : le jugement ne précise pas quelle différence de doctrine affiche ce prêtre (*).

(*) vu le contexte on devine qu'il a voulu défendre la doctrine catholique du mariage, mais ça aurait pu aussi bien être parce qu'il ne trouvait pas Amoris Laetitia assez innovante!


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:47 (2017)    Sujet du message: Doutes à propos des Dubia des cardinaux

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