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Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur...

 
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Viguerie


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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 13:20 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

http://cristiadatradicinalista.blogspot.fr/

Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur..

Note de reconquista : Le journal hyper progressiste "la Croix" a fait un petit sondage et descriptif de divers "sensibilités" au sein de l'église conciliaire. Le journal "la croix" feint d'ignorer la sensibilité traditionnelle (ralliée) et nous pensons qu'il serait très judicieux de la rajouter car cette tendance catholique libérale est aussi un aspect important de l'église conciliaire. En attendant, ce journal décrit le profil du conciliaire pur et dur. On voit mal comment un fidèle de la Tradition (non rallié) pourrait s'accorder avec une telle personne !



LES CONCILIAIRES PURS ET DURS ...
 source : " la croix"
Pour eux, Jésus est : celui qui témoigne de la miséricorde de Dieu en brisant les frontières de l’exclusion.

Être catholique, c’est : rompre avec la logique exclus/ayant droit ; la transcendance se découvre, pour eux, dans la communion avec tous les hommes.

Leur spiritualité : rappeler à tous les hommes leur commune dignité d’enfants de Dieu (avec une méfiance à l’égard d’une « Église des purs »). S’ils avaient à choisir un passage de l’Évangile, ce serait le pardon à la femme adultère, la rencontre avec la Samaritaine ou avec Zachée. Ils sont hostiles à la messe en latin.

Leur pratique : messe, pèlerinage (à Lourdes plus qu’à Paray-le-Monial), chapelet… Ils figurent, avec les observants, parmi les plus zélés.

Leur lieu : la paroisse ; les structures diocésaines dans lesquelles ils sont omniprésents ; les mouvements comme le Secours catholique… Ils sont engagés dans tous les domaines, du caritatif à la défense de la famille.

Leur sociologie : ce groupe est assez hétérogène.

Leurs figures de référence : sœur Emmanuelle, l’abbé Pierre, Guy Gilbert, le jésuite Joseph Moingt…

Leur vote : ce sont ceux qui votent le plus à gauche (plus d’un tiers), mais on les trouve aussi au centre droit et à droite. Ils sont majoritairement opposés au Front national.

Ce sont les plus fervents admirateurs du pape François. Ils sont assez proches de « La manif pour tous » et majoritairement favorables à l’accueil des migrants.


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Mikaël


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Inscrit le: 04 Jan 2017
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Localisation: Genève

MessagePosté le: Ven 20 Jan - 17:01 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

Il faudrait aussi faire le profil du "tradi jean paul"  du "tradi benoît" et du "tradi fellay" (espèce assez venimeuse paraît il).
Avis aux amateurs !


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Maunoir
Invité

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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 20:33 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

On  appelle "tradis benoit" ou Jean Paul  ceux qui se sont ralliés en 1988 .

On les appelle « ralliés » car dans les faits comme dans les principes ils ne sont plus du côté de leurs anciens compagnons d’armes, mais du côté de ceux qu’ils combattaient auparavant comme ennemis de la foi, de la Tradition et du règne social de Jésus-Christ. 

Voilà ce qui les marquent :

­   Quant à la messe

Ils concélèbrent la nouvelle messe et même la célèbrent, et ne nient plus son opposition à la foi catholique. Certains prêtres encouragent les fidèles à remplir l’obligation dominicale par l’assistance à la nouvelle dans leur paroisse plutôt que d’assister à l’ancienne messe dans une chapelle de la Fraternité Saint Pie X. Dom Gérard et Mgr Wach l’ont concélébrée avec le pape Jean-Paul II ; Mgr Rifan, de son côté l’a concélébrée le 8 septembre 2004 à Aparecida au Brésil. L’abbé Ribeton, de la Fraternité Saint Pierre, disait : « Je ne crois pas que célébrer la messe selon le nouvel ordo puisse en soi constituer un désordre moral objectif » (Forum catholique, 13.11.2006), au contraire de Mgr Lefebvre : « La nouvelle messe conduit au péché contre la foi, et c’est l’un des péchés les plus graves… » (La messe de toujours, Clovis 2005, p. 396) L’abbé de Tanouärn, de l’Institut du Bon Pasteur, affirme que cette messe nouvelle est « un rite légitime » (Valeurs actuelles, 1.12.2006), et participa activement à la messe d’enterrement de P. Pujo, célébrée selon le nouveau rite. Ce même Institut reconnaît « l’égalité de droit positif des deux formes du rite, la licéité de la liturgie de Paul VI et sa validité. » Il dénonce la mise en cause de son identité propre, à savoir : « qui célèbre en pratique seulement la messe traditionnelle serait suspect d’exclure “par principe” l’ordo de Paul VI. » (Abbé Christophe Héry, La Pastorale, n°2, novembre 2009)  
­  
 
Quant au Concile Vatican II  

 
Ils publient des ouvrages pour prouver que la déclaration du concile Vatican II sur la liberté religieuse est en pleine conformité avec la Tradition. (R. P. Basile du Barroux, et les dominicains de Chéméré)  
Ils approuvent le nouveau Catéchisme de l’Église catholique publié en 1992 et son Compendium publié en 2005 : l’un et l’autre reprennent les erreurs du Concile sur la liberté religieuse, l’œcuménisme, la collégialité et d’autres encore.  
Ils se réfèrent au nouveau Code de Droit Canon de 1983 qui met en application les réformes du Concile Vatican II dans la vie de l’Église.  
Ils écoutent en communauté la lecture des méditations du chemin de Croix du “bienheureux” Jean-Paul II. (Le Barroux, Lettre aux Amis, été 2011)  
 
  
­  Contacts incessants avec le clergé diocésain  

 
Ces contacts conduisent certains à des compromissions et finalement à entrer dans les diocèses sous l’autorité de l’évêque. Les bons rapports avec les évêques ne leur apportent pas que des joies : récupération par les diocèses des centres paroissiaux de Versailles, Lyon, et Orléans.  
­  
  
Rupture de contact avec ceux qui continuent l’œuvre de Mgr Lefebvre  
Dès 1988 les ralliés ont préféré ne pas suivre Mgr Lefebvre dans son opération survie.   

  
Pour ce qui est des ralliés "Fellaysien" .. c'est un peu la même chose en moins flagrant.
  


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Viguerie


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Inscrit le: 04 Jan 2017
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MessagePosté le: Ven 20 Jan - 21:10 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

Cette direction mal indiquée est plus dangereuse, parce que floue elle sert parfaitement les "fameux résistants de l'intérieur"

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axel thienpont


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MessagePosté le: Mar 31 Jan - 15:08 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

Le conciliaire pur et dur est un oxymore.


En fait un conciliaire n'est jamais pur.
Ensuite il peut être mou ou dur.


Mou: surtout sur un plateau TV,  il est malléable au point d'être plus protestant qu'un protestant, plus juif qu'un juif, voire meilleur musulman qu'un musulman. S'il suit Jean Paul , il peut même être plus vaudou qu'un vaudou...


Dur: surtout sur un plateau TV, c'est un faux dur mais un vrai bête et méchant, harakiriesque,  face à un catholique authentique.


Cela me rappelle une question d'une autorité religieuse de nos rangs: 
"Peut-on être catholique et conciliaire?"


Je vais encore me faire incendier:
- seulement en apparence, oui, mais alors il y a erreur quemlque part, si, pas mensonge!


- substantiellement: l'âme catholique est incompatible avec l'âme conciliaire. 


L'âme conciliaire consiste à ne pas détester l'erreur, sous apparence d'aimer son prochain...


Le catholique aime son prochain certes jusqu'à ne pas le "matraquer" par une vérité massue, d'accord.


Mais il ne doit pas accepter une seule erreur déjà condamnée dans la doctrine catholique, chose tout-à-fait permise par un conciliaire...


In fine, la religion conciliaire est une religion INDEFINIE.
Le conciliaire n'a pas de religion définie...
C'est un zombie religieux...


Question: 
Un zombie peut-il être pur et dur?


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Gillou47


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MessagePosté le: Jeu 25 Mai - 18:48 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

Au hasard du Web je viens de tomber sur ce texte né sous la plume d'un député du Burkina Faso, en 2009, qui voulait apporter son soutien à Benoît XVI. Ce qui agréable c'est son anti-libéralisme bien renseigné, et intéressant son long développement sur la révolution qui s'est jointe à Vatican II, malgré une touche de naïveté (il n'a pas compris que Ratzinger fut un grand agent de Vatican II !).

http://batinmusique.over-blog.org/article-29986694.html


[...]

Voici donc les ennemis du dehors : ce sont tous ces champions de la liberté individuelle infinie, définie par l’indéfini. Pour eux, rien ne doit s’imposer à l’individu du dehors puisqu’il a sa raison pour distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux, et sa conscience pour distinguer ce qui est bien de ce qui est mal. Autrement dit, ni la société, ni Dieu ne peuvent dicter des choix à l’individu ;
[...]
Ensuite, les ennemis de l’intérieur. Ce sont les mêmes libéraux qui se sont infiltrés à l’intérieur de l’Eglise catholique, comme le ver dans le fruit [...]


* au lendemain de 1789 qui a célébré la rupture entre la cité des hommes et la cité de Dieu, des catholiques (prêtres ou laïcs), sous couvert de réconcilier le christianisme et la pensée moderne, vont interpréter les Saintes Ecritures pour les conformer aux exigences intellectuelles, philosophiques, morales et scientifiques des temps modernes.
Ce fut la conduite d’un Félicité de Lamennais qui n’hésita pas à affirmer que « l’humanité est infaillible et ses membres ont le droit de s’exprimer en l’absence d’une tête pensante…Le développement de la liberté individuelle est la condition nécessaire du salut des hommes » !. En clair, on n’a pas besoin d’un Pape pour nous dicter la voie à suivre ! C’est peut-être à cette dérive que la Vierge Marie pensait en confiant aux enfants de La Sallette, en 1846, que « Rome perdra la foi, une éclipse se répandra sur Rome ».
A la même époque, un ancien prêtre excommunié et converti au libéralisme, Roca de son nom (1830-1893), fera des drôles de prophéties sur l’avenir de l’Eglise catholique : « La nouvelle Eglise, qui probablement ne pourra plus rien garder de l’enseignement et de la forme primitive de l’ancienne Eglise, recevra néanmoins la bénédiction et la juridiction canonique de Rome… Le culte divin (liturgie, cérémonial, rituel) subira une transformation à la suite d’un concile œcuménique qui lui rendra la simplicité respectable de l’âge d’or apostolique, en accord avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation moderne…
Il en ressortira une chose qui fera la stupéfaction du monde ; cette chose sera la démonstration de l’accord parfait entre l’idéalité de la civilisation moderne et l’idéalité du Christ et de son Evangile. Ce sera la consécration du nouvel ordre social et le baptême solennel de la civilisation » (cf. A. Briault et P. Fautrad, Le ralliement de Rome à la Révolution, Fautrad, Paris, 1978). Inquiétant n’est-ce pas ? Roca a prédit alors la chute de la papauté, « morte sous le couteau sacré que les Pères du dernier Concile forgeront » et la dévalorisation de la fonction sacerdotale, « les nouveaux prêtres se disant progressistes, abandonnant la soutane et se mariant » ;


* dans la seconde moitié du 19e siècle, le mouvement libéral dans l’Eglise s’amplifia. Le chef de file de ce mouvement, Alfred Loisy, ira jusqu’à dire que « les catholiques doivent adapter la religion aux besoins intellectuels, sociaux et moraux du temps présent ». En clair, il faut adapter Dieu à l’homme moderne à partir d’une relecture de la Bible ! Le catholicisme libéral gagna toute l’Europe, pénétra en Amérique où il prit le nom d’Américanisme qui fut condamné en 1899 par le Pape Léon XIII ( cf. « Testem Benevolentiae ») ;


* dans la première moitié du 20e siècle, la montée du catholicisme libéral est si puissante que le Pape Pie X (élu à la place du cardinal Rampola que les francs-maçons voulaient hisser à la tête de l’Eglise !) s’en prit violemment aux réformateurs : « Il n’a jamais manqué d’hommes au langage pervers, diseurs de nouveautés et séducteurs, sujets de l’erreur et entraînant à l’erreur. Mais il faut le reconnaître, le nombre s’est accru étrangement, en ces derniers temps, des ennemis de la Croix de Jésus-Christ » ( cf. « Pascendi Dominici Gregis » du 8 septembre 1907).
Et le Saint-Pape de les montrer du doigt : « Ce sont des laïcs et des prêtres qui, sous couleur d’amour de l’Eglise, absolument courts de philosophie et de théologie sérieuses, imprégnés au contraire jusqu’aux moelles d’un venin d’erreur puisé chez les adversaires de la foi catholique, se posent, au mépris de toute modestie, comme rénovateurs de l’Eglise ! ». C’est peut-être ce péril rénovateur qui a poussé la Vierge Marie à confier aux enfants, en 1917, à Fatima, que « l’Eglise et sa hiérarchie subiront une désorientation diabolique » !
 au milieu du 20e siècle, le cardinal Pacelli, futur Pape Pie XII, fera part de ses angoisses : « … J’entends autour de moi des novateurs qui veulent démanteler la Chapelle Sacrée, détruire la flamme universelle de l’Eglise, rejeter ses ornements, lui donner le remords de son passé historique. Eh bien, j’ai la conviction que l’Eglise de Pierre doit assumer son passé ou alors elle creusera sa tombe… Un jour viendra où le monde civilisé reniera Dieu, où l’Eglise doutera comme Pierre a douté. Elle sera tentée de croire que l’homme est devenu Dieu, que son Fils n’est qu’un symbole, une philologique comme tant d’autres et, dans les églises, les chrétiens chercheront en vain la lampe rouge où Dieu les attend comme la pécheresse criant devant le tombeau vide : où L’ont-ils mis ? » (cf. Simple Lettre, numéro 53, novembre - décembre 1988) ;


* dans la seconde moitié du 20e siècle, le Concile Vatican II a été l’occasion rêvée pour les rénovateurs de semer l’ivraie dans le champ de Jésus-Christ. Pour réconcilier le catholicisme et le modernisme, il a assimilé (et le mot est du cardinal Joseph Ratzinger, actuel Pape Benoît XVI !) les valeurs de deux siècles de culture libérale. Cette assimilation est à peine voilée dans le discours de clôture du Concile, prononcé le 7 décembre 1965 par le Pape Paul VI : « Toute la richesse doctrinale du Concile ne vise qu’à une chose : servir l’homme… La religion du Dieu, qui s’est fait homme, s’est rencontrée avec la religion – car c’en est une – de l’homme qui se fait Dieu ….
Nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme ». Et quatre ans plus tard, Paul VI dira : « Est désormais bien connue de tous la position nouvelle adoptée par l’Eglise par rapport aux réalités terrestres… l’Eglise accepte de reconnaître le monde comme auto- suffisant, elle ne cherche pas à en faire un instrument pour ses fins religieuses » (cf. L’Observatore Romano du 24 août 1969). Voilà qui se passe de commentaire, sauf à donner celui du cardinal Suenens : « Le Concile, c’est 1789 dans l’Eglise ».
L’ivraie semée par les rénovateurs a poussé, créant une crise au sein de l’Eglise. Paul VI a parlé de cette crise successivement le 7 décembre 1968, le 8 décembre 1970 et le 29 juin 1972 (cf. Doc – Catho, numéro 1531, p 12, Una Voce, numéro 144 de janvier –février 1989, p2 et Doc Catho, numéro 1813 p. 658). Et, dans son entretien avec Jean Guitton en septembre 1977, il expliquait cette crise en ces termes : « A l’intérieur du catholicisme, une pensée de type non catholique semble parfois avoir le dessus » ! Jean Paul II en a parlé dans un discours daté du 6 février 1981 : « De nombreux chrétiens se sentent perdus, confus, perplexes et même déçus…Des idées sont répandues de tous côtés qui contredisent la vérité qui fut révélée et a toujours été enseignée.
De véritables hérésies ont été divulguées dans les domaines du dogme et de la morale ». Le cardinal Joseph Ratzinger, en sa qualité de préfet, depuis 1982, de la sacrée congrégation pour la doctrine de la foi, a confessé dans ses « Entretiens sur la foi » (cf Fayard, Paris, 1985, p 30 et s) que « on s’attendait à un bon en avant et on s’est retrouvé au contraire face à un processus de décadence ». Il a même ajouté : « Il faut affirmer en toutes lettres qu’une réforme réelle de l’Eglise présuppose un abandon sans équivoque des voies erronées dont les conséquences catastrophiques sont désormais incontestables ».
On le voit bien, les ennemis intérieurs sont prêts à réussir leur pari : libérer l’homme du joug de Dieu. Ils sont partout, à tous les niveaux de la hiérarchie catholique. Un seul exemple : en 1988, suite au scandale de la célèbre loge P2 dont Licio Gelli était le grand Maître, la police avait dressé une liste de 79 prélats italiens francs-maçons (liste publiée par Simple Lettre, numéro 52 de septembre –octobre 1988). Même le Père Annibal Bugnini, qui a présidé la commission préparatoire de la messe normative de Paul VI, a été reconnu franc-maçon et limogé le 11 juillet 1975 de son poste de secrétaire de la sacrée congrégation pour le culte divin.
On a une idée du travail accompli par les partisans de l’homme qui se fait Dieu avec cette opinion du franc-maçon Yves Marsaudon sur les résultats du concile : « Nous ne pensons pas qu’un franc-maçon digne de ce nom ne puisse se féliciter sans réserve des résultats irréversibles du concile… On peut vraiment parler là d’une révolution qui, partie de nos loges maçonniques, s’est étendue magnifiquement au-dessus du dôme de saint Pierre » (cf. Présent du samedi 21 février 1987).
On doit craindre pour l’avenir de l’Eglise avec les voies erronées qui prennent le dessus, dans la pratique, sur les voies justes : des congrégations religieuses font des campagnes pour l’avortement, l’homosexualité, la fin du célibat des prêtres (entre le 7 décembre 1965 et le 31 décembre 1985, 70 000 prêtres ont pris femme en Occident !) ; des dogmes et des commandements de Dieu sont remis en cause ; par exemple : Mgr Gaillot déclare que l’évangile est une parole comme une autre, à ce titre contestable, que nous ne devons pas chercher à imposer, que l’acte sexuel en dehors du mariage n’est pas un péché, que les homosexuels sont d’excellents catholiques ; les évêques Bouchex, Coffy, Facheau, Garrone, Gouyon, Honoré, Maziers, Motte, Panafieu, Pézéril, etc., et les Pères Pascal, Cardonnel, Blanquart, nient l’au-delà !
Le Père Durand traite même d’idiots les catholiques qui croient au ciel : « Un tas de gens s’imaginent qu’après la mort, il y a quelque chose, une vie. C’est dingue » (cf. Introïbo numéro 20 d’avril 1978 ) ; l’abbé Charlot nie la présence réelle : « L’hostie ne contient pas Jésus ; elle révèle sa présence agissante en son Eglise… » ; l’abbé Bernard Feuillet affirme que Jésus n’est pas Dieu ! Pierres vivantes et parcours catéchétiques (nouveau recueil illustré de catéchisme depuis 1981 en France) nient l’ascension, l’assomption, l’annonciation, le purgatoire et l’enfer. Elles vont jusqu’à dire que Jésus n’est pas venu sur terre pour notre Rédemption, mais qu’il est mort pour s’être solidarisé avec les méprisés et les exclus !
Quant à la messe normative de Paul VI, dont le caractère sacrificiel est intelligemment évacué (dépouillement de l’autel et de l’Eglise malgré la condamnation de Pie XII avec son encyclique « Médiator Dei « de 1947 ; mise à l’écart du Tabernacle ; utilisation de corbeilles, écuelles vernies, calebasses peintes pour la distribution de la communion, malgré la condamnation de Jean Paul II avec son instruction « Inestimabile Donum » du 23 mai 1980 ; communion debout et à la main à la mode arienne, condamnée par Jean Paul II à l’article 9 de son instruction précitée, par le Pape Sixte 1er en 120, par le Pape Saint Eutychien au 3e siècle, par les conciles de Rouen et de Constantinople et même par Vatican II qui ne l’a acceptée que là où elle était déjà pratiquée !), elle a chassé des milliers et des milliers de catholiques qui ont rejoint l’athéisme, ou les sectes, ou encore d’autres religions comme l’islam (plus de 1000 mosquées construites entre 1980 et 1990 en France contre 10 seulement entre 1970 et 1980 ! Dans la seule année 1987, 100 000 catholiques se sont convertis à l’islam selon le Figaro du 17 septembre 1987).
Les ennemis de Dieu, dans cette bataille sans merci contre l’Eglise, ont une arme fatale : l’abandon, par le prêtre, de l’habit clérical. Nombreux sont les prêtres qui croient réellement que l’habit ne fait pas le moine ; ils feignent d’oublier que la plume fait l’oiseau ! Les ennemis de l’Eglise, eux, ne s’y trompent pas. Le 4 mars 1904, Ferdinand Buisson, un anticlérical enragé, déclarait : « L’habit ne fait pas le moine ! Eh bien, je soutiens que c’est l’habit qui fait le moine. L’habit, pour le prêtre, est le signe, le symbole perpétuel de sa mise à part, le signe qu’il n’est pas un homme comme les autres…Cet habit est une force et la mainmise d’un maître qui ne lâche pas son esclave. Et notre rêve est de lui arracher sa proie. Quand l’homme aura déposé cet uniforme de la milice où il est enrôlé, forcément, il retrouvera la liberté de s’appartenir… il redeviendra sûrement, tôt au tard, l’homme de la famille, l’homme de la cité… Laissons-le se laïciser tout seul, la vie aidant, comptons sur la nature pour reprendre ses droits ». A chacun d’apprécier ! Un autre franc-maçon, Breyer, déclarera en 1959 : « La liquéfaction de Rome se termine sous l’effort d’une jeune prêtrise qui n’aura plus rien de commun avec l’obscurantisme clérical ».


A mon sens, c’est tout cela qui pousse Benoît XVI à vouloir redresser la barque de Saint Pierre, en ramenant l’Eglise au but divin dont elle est en train de s’écarter sous l’action et la pression des ennemis de Dieu. Il ne cherche pas à plaire ni aux chrétiens, ni aux autres hommes, mais plutôt à satisfaire à la loi divine. [...]
Courage Saint-Père !
Député Laurent K. Bado : Ancien séminariste



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Dies Irae


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MessagePosté le: Jeu 25 Mai - 23:13 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

La pureté de la foi est mise à rude épreuve pour les "tradi conciliaires", en témoigne ce prêtre de l'île de Sainte Lucie : https://www.lifesitenews.com/opinion/the-anti-church-has-arrived-and-it


La traduction peut se trouver avec le lien suivant : http://www.inquisition.ca/fr/serm/anti_eglise.htm
_________________
J'ai fait toute chose nouvelle - Ap 21, 5


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Gillou47


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MessagePosté le: Ven 26 Mai - 15:41 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

Merci Dies Irae, ce prêtre conciliaire dit très justement :
"Nul besoin de savante démonstration pour voir que l'Église catholique et l'anti-Église coexistent actuellement dans le même espace sacramentel, liturgique et juridique."
c'est en plein dans la définition de l'Eglise Conciliaire, qui essaie justement de constituer cet espace de coexistence ; il va avoir maille à partir avec l'abbé Gleize !


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Gillou47


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Messages: 147

MessagePosté le: Ven 16 Juin - 05:55 (2017)    Sujet du message: Qu'est ce qu'un conciliaire pur et dur... Répondre en citant

Mgr Lefebvre, dans "Ils L'ont découronné", mentionne brièvement un certain chanoine Paul Roca, dont on trouve une biographie ici :
http://gokyo.web.fc2.com/savebox/roca-eugene_cortade-fr.html

Ce prêtre qui a pris des orientations ésotériques est l'auteur d'un ouvrage, Le Christ, le Pape et la Démocratie, publié en 1884, à la fin duquel se trouve une "profession de foi" qui introduit l'archétype du conciliaire accompli :

LE CREDO DE L’ABBÉ GABRIEL           
OU SYNTHÈSE DOCTRINALE DE CET ÉCRIT

L’abbé Gabriel, dont le martyre inénarrable arrachera des larmes à quiconque en lira le récit, dans les pages émues du livre de sa sœur, n’a jamais eu d’autre Credo que celui de l’Église catholique romaine, pour toutes les questions dogmatiques et morales, qui forment le dépôt sacré de la Révélation. Mais en dehors, et comme au-dessous de l’ordre immuable de la Foi, il y a l’ordre mobile de nos sciences à nous, domaine dans lequel rentrent le droit canon, avec les lois contingentes, constitutionnelles ou disciplinaires, de l’Église.
Les 12 articles du Credo de l’abbé Gabriel, se renferment dans cette sphère toute terrestre.
Voici ce Symbole, tel qu’on l’a trouvé dans les papiers de ce prêtre infortuné :

Article I. — Je crois que toutes les Églises qui se sont formées, dans la chrétienté, à partir du IXe siècle, par ébranchement successif du tronc apostolique (et que l’on appelle, pour cette raison, sectes ou sections), participent de la Grande Église catholique, dont elles forment le corps avec des membres épars : « multa quidem membra unum autem corpus » (saint Paul) ; je crois qu’entre toutes ces Églises, y compris celle qu’on nomme ultramontaine, il se trouve un lien d’affinité qui les rattache, — mieux vaut dire, un fonds commun de Christianisme, où la rencontre est aisée et où se fera l’association générale, pour réaliser la prophétie du Maître : « Et erit unum ovile et unus Pastor. »
Art. II. — Je crois que le culte divin, tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l’Église romaine, subira prochainement, dans un concile œcuménique, une transformation qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité de l’âge d’or apostolique, le mettra en harmonie avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation chrétiennes. C’est ainsi que cessera l’apostasie universelle qui a jeté les peuples modernes hors de cette Église et de son Temple.
Art. III. — Je crois que la Démocratie de nos jours est la fille légitime de l’Église catholique, fille issue de l’union de Jésus-Christ avec cette Église ; et que si, mises en présence l’une de l’autre, la Fille ne reconnaît pas sa Mère, et la Mère ne reconnaît pas sa Fille, cela tient au prodigieux malentendu qui les empêche de se voir, l’une l’autre, telles qu’elles sont.
Art. IV. — Je crois que ce malentendu résulte, d’un côté, de ce que la Démocratie confond le Catholicisme avec l’Ultramontanisme ; et, d’un autre côté, de ce que l’Église confond l’esprit de 89 avec celui de 93, ou la vraie démocratie avec une infernale démagogie.
Art. V. — Je crois que si l’on pouvait faire cesser cette double méprise, en séparant, de part et d’autre, dans la Démocratie comme dans l’Eglise, l’ivraie... du bon grain, les boucs... des génisses, et les loups... des brebis, l’Église et la Démocratie, rendues à elles- mêmes, et reprenant Mère et Fille, vis-à-vis l’une de l’autre, leur véritable physionomie, se reconnaîtraient à première vue, et s’embrasseraient avec amour.
Art. VI. — Je crois que la conscience moderne, chez les peuples régénérés, a gardé douce souvenance des maximes évangéliques et des consolantes doctrines, qui bercèrent son enfance sur les genoux de l’Église apostolique; — Je crois qu’à l’instant même où les suaves vertus dont Jésus, le Docteur unique et le Maître adoré, donna l’exemple au monde, brilleront de nouveau sur le front de son Épouse, les peuples reviendront avec transport dans les bras de leur Mère, au premier mot que redira, celle-ci, de la langue idéale de leur berceau.
Art. VII. — Je crois que sous les attributs officiels de sa temporelle royauté, l’Eglise romaine a toujours conservé, dans la personne de ses saints, les vêtements de son innocence, je veux dire, la tradition non interrompue des vertus évangéliques ; je crois qu’il lui suffira de se dépouiller de sa parure séculière, pour reprendre, avec son originelle simplicité, son prestige et son influence, aux yeux des nations et même des Eglises séparées, lesquelles ensemble appellent leur Mère de toutes parts, et la cherchent sans la trouver, déguisée comme on la tient sous le riche manteau de l’Ultramontanisme.
Art. VIII. — Je crois que la métamorphose royale qui se fit de l’Eglise primitive, à partir de Constantin jusqu’à Grégoire VII, et qui finit par lui donner la suprématie sur toutes les puissances de l’Europe, ne fut ni un rêve d’orgueil, comme on a dit, ni un égarement, mais plutôt un fait providentiel, nécessaire alors, et amené de Dieu, pour assurer le triomphe politique de l’idée chrétienne, et la Rédemption sociale des peuples.
Art. IX. — Je crois que cette Rédemption est accomplie dans la société nouvelle par l’avènement de la Démocratie, et que la chute du pouvoir temporel des Papes est un fait ordonné de Dieu, comme le fut celui de sa fondation; je crois que le déclin de cette royauté sacerdotale marque le crépuscule des temps anciens et l’aurore des temps nouveaux ; je crois enfin que du sépulcre où l’Eglise romaine descend de nos jours, avec tout le vieux régime gouvernemental de l’Europe, elle sortira, transfigurée comme le Christ, sans avoir connu autrement que lui les ravages de la tombe.
Art. X. — Je crois que tous les abus que l’histoire reproche à la Tiare, durant la longue période de son omnipotence, n’affectent en rien la sainteté de l’Épouse du Christ ; mais uniquement l’institution politique, qui, sous le nom de Cour romaine ou de Vatican royal, s’était juxtaposée, quelquefois même superposée, à l’Institution divine. Le Pape n’était pas infaillible quand il parlait ou agissait comme Monarque, et son pouvoir temporel ne fut jamais un dogme. Le Roi, dans la personne pontificale, ne différait en rien des autres Puissants, si ce n’est par les excès plus grands qu’il pouvait faire de son autorité terrestre, par suite de l’ascendant de son autorité céleste. Ainsi s’expliquent et peuvent se condamner, sans atteindre l’Église, toutes les horreurs de l’Inquisition.
Art. XI. — Je crois, en conséquence, que les comptes rigoureux que rend de nos jours la Papauté, devant l’inexorable tribunal de la conscience publique, ne sont pas ceux du Vicaire de Jésus-Christ, mais bien ceux du Roi temporel qui s’était assis,  avec lui, sur la chaire de Saint Pierre, et qui agissait, non comme chef de l’Eglise catholique, mais comme héritier d’un trône nullement protégé par les promesses indéfectibles du Christ.
Art. XII. — Je crois que mieux se fera ce jugement sévère, et mieux aussi s’accomplira l’œuvre de restauration religieuse qui s’initie de nos jours. La science critique de l’histoire viendrait-elle à démontrer que les intérêts sacrés du Rédempteur et de son Église, furent trahis par d’autres crimes que ceux des Borgia, la divinité de la Religion catholique n’en résulterait que plus éclatante, puisqu’il demeurerait alors bien prouvé que même la dépra­vation sacerdotale n’a pu l’altérer dans son essence.
Cet Évangile seul est adorable, dont l’incorruptible lumière a su traverser, comme fait celle du soleil, tant de fanges et de pourritures, sans rien perdre de sa pureté, sans jamais cesser d’éclairer le monde et de l’embaumer.
Amen.



Quelques remarques :
- le concile oecuménique qu'il prévoit n'est pas précisément celui de Vatican II, qui ne réunissait que des évêques catholiques, mais quelque chose de beaucoup plus vaste, de grands Etats-Généraux de tous les croyants et humanistes vaguement chrétiens ;
- sa grande théorie, vous l'aurez noté, est que le pape ne jouit d'aucun charisme particulier dans l'exercice du pouvoir temporel, que sur ce plan il est un roi comme un autre (tandis que Roca veut complètement respecter son pouvoir spirituel) ; cette théorie ne prévoit plus que le temporel puisse efficacement être mis au service du spirituel, elle relève bien sûr du libéralisme catholique, et elle trouve son développement dans la façon de gouverner des papes depuis Paul VI, ainsi que dans le droit canon de 1983 ;
- l'ultramontanisme, à l'époque, était le qualificatif dont on affublait les esprits fidèles à l'époque (comme de nos jours l'intégrisme et le résistancialisme). Pour Paul Roca les ultramontains de tous les temps étaient responsables des maux de l'Eglise à cause des exclusions commises envers ceux qui ne pensaient pas comme eux. Ce qui incluait les inquisiteurs, les jésuites, les ordres mendiants,..., le Pape François parle aujourd'hui d' "esprits rigides et dogmatiques".


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