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DICI de l'incohérence au scandale

 
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axel thienpont


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MessagePosté le: Dim 18 Juin - 23:26 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

NEO-FSSPX SPIRITUELLEMENT HORS SOL: DE L'INCOHERENCE AU SCANDALE
SUR LE MARIAGE CATHOLIQUE (juin 2017)




La crise dans la FSSPX est, comme celle de l'Église, dogmatique, catéchétique.
Comme gouvernement « officiel » révolutionnaire de l'Église, la Rome conciliaire pratique non seulement l'inversion accusatoire (vous n'avez rien fait de mal, vous êtes coupable), mais avant tout l'inversion sémantique (toute révolution est d'abord un verbe)!


Inversion accusatoire: « Les mariages dans la FSSPX sont invalides, faute de forme canonique ».
Inversion sémantique: « La forme des mariages dans la FSSPX est extra-ordinaire ».


DICI 15 juin 2017 publie sous le titre « Eclaircissements et mise au point », une réponse « officielle » de Menzingen à la Lettre du Cardinal Müller (préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et président de la Commission pontificale Ecclesia Dei), dont DICI dit qu'elle confère aux prêtres de la FSSPX de célébrer les mariages « dans le rite traditionnel et selon le droit de l'Eglise »


Le but de la présente est de relever les mensonges non du Cardinal Müller, mais de DICI, et par voie de conséquence, Menzingen. Car ce que Menzingen appelle le droit de l'Eglise n'est que le droit de la Rome conciliaire, qui n'est pas l'Eglise ! Par ailleurs, selon le rite ne signifie pas forcément selon la doctrine de l'Eglise !


Si l'on appelle les choses par leur vrai nom (sémantique!), et non par leur nom « officiel », romain ou menzingenien:


1- « Tous leurs sacrements sont douteux » (Mgr Lefebvre), et le mariage tel que re-défini par le CEC, Catéchisme de l'Église Conciliaire, voire le Codex 1983, n'a plus le même ordre des fins que le sacrement catholique. « Car on ne sait quelles sont leurs intentions » ajoute Mgr Lefebvre, quand bien même il n'y aurait pas de vice de forme ou de matière.


Amoris laetitia n'est pas du tout une révolution du pape François, mais une conséquence directe de la subversion des fins du mariage par le catéchisme conciliaire. Si c'est Dieu Lui-même qui a « modifié » le contrat initial de Sa main (Multipliez-vous, puis a élevé le mariage naturel au sacrement pour remplir le Ciel d'élus), pour ne plus dire que « mariez-vous pour votre bonheur terrestre et charnel », alors quelle autorité humaine, quelle « juridiction suprême » pourrait empêcher un tel « bonheur » entre gens de même sexe? Voire polygames ou polyandres? Et de confirmer ce « bonheur » par la communion sans confession ?


2- La validité des mariages n'est pas le problème! Dès le pseudo-« Suspens a divinis » de Mgr Lefebvre en 1976, Rome prétendait déjà « invalides » les mariages pour cause de « schisme ». La réponse coulait de source: Rome ne reconnaît donc plus aucun mariage non catholique, mais dénonce comme « invalides » les mariages protestants, orthodoxes, juifs, hindous, musulmans, voire « athées »? Une telle incohérence ne pouvait faire long feu. D'où aujourd'hui un autre argument aussi faux que le premier : « manque de forme canonique » ! Le pharisaïsme sort tout nu...


3- Ce qui est donc contesté, c'est la sacramentalité catholique des mariages « hors juridiction ordinaire ». Mais bien que Mgr Lefebvre ne l'ait jamais exprimé comme cela, toute sa pensée et son action (sacres de 1988 hors juridiction romaine) se résume ici comme suit:


4- La juridiction romaine actuelle est faussement appelée juridiction ordinaire: elle est extra-ordinaire, dans la mesure où la papauté conciliaire est celle de vicaires d'un Concile apostat, schismatique et égout collecteur d'hérésie (Toutes ces réformes viennent de, et mènent à, l'hérésie), et non des vicaires du Verbe incarné (mis sur la touche avec la Sainte Tradition, première source de la Révélation, verbe du St -Esprit dans la bouche de l'Apôtre).


5- Tous les sacrements « conciliaires » sont non seulement douteux, mais de forme de plus en plus notoirement protestante, et donc extra-catholique. Affirmer qu'ils sont « valides » uniquement par leur conformité juridique à la juridiction romaine en cours, est un autre coup de maître de Satan: cette juridiction romaine est elle-même notoirement protestante!


6- Donc ce ne sont pas les sacrements selon la Tradition qui sont de forme extra-ordinaire, mais le contraire: toutes les « formes sacramentelles » conciliaires sont des formes extra-catholiques! Lorsque DICI rappelle à juste titre la forme ordinaire du mariage selon Raoul NAZ, il omet de dire ce que le même NAZ dirait de la forme « canonique conciliaire » s'il avait vu la réforme conciliaire avec les yeux de Mgr Lefebvre ! A savoir que la forme « extra-ordinaire » selon NAZ n'a rien à voir avec la forme extra-ordinaire selon le Concile Vatican 2 ! Ici joue à plein l'inversion sémantique révolutionnaire ! A savoir que ce que l'église conciliaire appelle la forme extra-ordinaire, est la forme catholique ordinaire, alors que la forme ordinaire conciliaire est... « extra-catholique ordinaire », car l'ordinaire conciliaire est un ordinaire protestant, libéral ou moderniste, selon sa sensibilité...


7- Enfin, ré-introduire un « officiel conciliaire » à un mariage catholique, c'est exactement réintroduire la « praxis » des mariages mixtes lors desquels un prêtre catholique se fait assister d'un pasteur protestant. Pire, puisque là ce sera le « pasteur conciliaire » qui sera le « seul garant juridique » de la « célébration d'un mariage catholique »...
NAZ n'a jamais imaginé d'autre « témoin canonique » d'un mariage catholique qu'un prêtre catholique, et non « conciliaire », espèce inconnue, inimaginable de son temps. Or DICI propose comme éclaircissements de la question « forme canonique », un prêtre témoin canonique 1983, donc témoin canonique non seulement d'un droit anti-catholique sur l'Eglise. mais témoin canonique d'une autre définition du mariage (conciliaire) que le mariage catholique !


La réponse de Menzingen est donc d'abord dans l'incohérence dogmatique car sémantique dès le début. On pose le problème à l'envers, selon la Révolution, et selon son « droit »:


8- La juridiction romaine conciliaire est équi-parée à la juridiction « ordinaire », alors que la première chose demandée à « l'ordinaire » est d'être catholique!


9- On (Menzingen) avalise le verbe révolutionnaire: la juridiction de suppléance (de non-catholicité de l'ordinaire) assure la subsidiarité des formes « ordinaires » des sacrements et de la doctrine, mais on accepte de renommer de façon subversive « formes ordinaires » celles pseudo-canonisées en 1983 par la « Lettre » d'une Rome anti-catholique...


Réponses « propositions » (anonymes!) de DICI qui sont proprement scandaleuses sur la fin, citations: « Avantages non négligeables que permettra la situation nouvelle créée par la Lettre du Cardinal Müller:


10- « sécuriser » au moins une partie des mariages dans la FSSPX …. contre une demande de nullité par l'un des époux, qui l'obtient quasi automatiquement, » etc... Comme si le fait de célébrer par un officiel empêcherait le phénomène! Comme si le remède n'était pas justement de rappeler que ces annulations sont nulles vues de Dieu, et qu'au contraire la célébration par un prêtre douteux pourrait fort bien provoquer des doutes sur la validité du « sacrement » selon le catéchisme conciliaire! Appeler sécurisation canonique une orientation vers le doute dogmatique sur la catholicité des mariages, c'est au moins insensé sinon diabolique.


« Chaque fois qu'en vertu de la Lettre du Cardinal Müller il sera possible de recourir à la forme ordinaire, cela excluera la possibilité d'une demande de nullité pour défaut de forme canonique ». Argument diabolique puisque ce qui est dénommé « forme ordinaire » est la forme conciliaire, et « défaut de forme canonique », c'est le défaut de forme codifiée 1983 du mariage crypto-protestant, qui n'est plus la forme canonique 1917 du mariage catholique!


11- « 2ème avantage: charité spéciale envers les conjoints, la famille, etc.... ». Charité toute conciliaire, puisqu'elle fait fi de la vraie Charité, celle de la Vérité du Christ sur le mariage catholique, pour le remplacer par un mariage « mixte », tradi-conciliaire, crypto-protestant. Charité conciliaire bien connue pour tout ce qui n'est pas catholique, au détriment de la foi catholique... Faire croire que ces mariages ont une « double » validité, la traditionnelle et la « nouvelle », c'est jeter le doute sur chacune d'elle, puisque chacune des « formes » a besoin de l'autre «pour rassurer les conjoints, la famille », etc... Charité du diable...


12- « 3ème avantage: soumettre chaque fois que c'est possible à la Lettre du droit de l'Église... ». C'est se ficher du monde. Depuis quand la Lettre de la Rome conciliaire en matière de droit est le droit de l'Église? Ici nous sommes dans l'arnaque pure et simple: appeler droit de l'Église le droit d'une juridiction conciliaire anti-catholique qui se prétend être de « droit divin »... Tous ces mariages seront soumis non au droit de l'Église, mais au droit de la Rome conciliaire: ce n'est pas la même chose!


13- « 4ème avantage: profiter d'un mariage dans la Tradition, au lieu de la forme conciliaire ». Là encore mensonge par omission: il ne s'agirait que de forme extérieure, le rite seul, non exactement d'ailleurs, puisque le prêtre recevant les consentements serait un « conciliaire ». Autant aller se marier chez les ralliés, sans officiel de l'ordinaire du lieu! Mais c'est aussi pousser à la disparition de tout mariage « hors juridiction conciliaire », et donc de tout mariage authentiquement et exclusivement catholique ! Satan en sait plus que nous....




Conclusion?
La néo-FSSPX est engluée jusqu'au cou dans une casuistique pharisienne avec Rome, des « autorités » qui n'ont que les mots « droit, juridiction ordinaire, forme ordinaire », mais a perdu de vue que tous ces mots sont des mensonges éhontés, de la pure arnaque révolutionnaire...


La néo-FSSPX reconnaît l'autorité sur l'Église des imposteurs de la Rome conciliaire.
Quel désastre non seulement canonique, mais philosophique, théologique, et in fine moral...
Axel Thienpont – 18 juin 2017 – Solennité de la Fête Dieu.
La Très Sainte Eucharistie n'est pas une aspirine à brader aux sans fois ni lois... pour entretenir leurs illusions...
Misericordia ejus terribilis, timentibus eum !


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MessagePosté le: Dim 18 Juin - 23:26 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Veritas


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MessagePosté le: Mar 20 Juin - 05:43 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Bonjour,
je me suis inscrit sur le Forum car je partage certaines inquiétudes. En revanche, je pense que certains arguments employés sont faux ou caricaturaux et peuvent induirent les fideles en erreur. Comme nous défendons la Vérité, je trouve de mon devoir de vous en faire part. C'est pourquoi j'aimerais après avoir lu la lettre de DICI en détail intervenir sur ce post.

"Inversion accusatoire: « Les mariages dans la FSSPX sont invalides, faute de forme canonique ». "
Celà n'est hélas pas exact à de nombreuses reprises la lettre explique que les mariages sont valides dans leur forme extraordinaire due à la crise.

"Inversion sémantique: « La forme des mariages dans la FSSPX est extra-ordinaire ». "
Ceci est correct, l'article explique bien pourquoi les mariages de la FSSPX sont "extra-ordinaire", l'ordinaire étant d'avoir recours à son curé de parroisse, comme celà doit se faire depuis le concile de Trente et devrait l'être.

"10- « sécuriser » au moins une partie des mariages dans la FSSPX …. contre une demande de nullité par l'un des époux, qui l'obtient quasi automatiquement, » etc... Comme si le fait de célébrer par un officiel empêcherait le phénomène! Comme si le remède n'était pas justement de rappeler que ces annulations sont nulles vues de Dieu, et qu'au contraire la célébration par un prêtre douteux pourrait fort bien provoquer des doutes sur la validité du « sacrement » selon le catéchisme conciliaire! "
En effet l'argument des tribunaux, lorsque nos fideles veulent se remarier, est de dire que dans la FSSPX les mariages sont nuls, de fait passer devant l'ordinaire ne permettrait plus d'invoquer cet argument. Il s'agit donc d'un plus grand bien qui évite de sceller un adultère.
Enfin l'article explique en détail que si le curé reçoit les consentements, celà ne signifie en aucun cas adhérer au modernisme. Sa fonction est purement juridique comme les témoins. De plus comme il est obligatoire (sauf pour nos mariages sous la forme "extra-ordinaire") depuis le Concile de Trente de passer par son curé qui a la juridiction il a déjà du arriver bien des fois que ce-dernier ait été immoral ou n'ai pas eu une foi intégrale. L'article explique bien que c'est la norme depuis bien avant la crise et que celà ne remet pas en cause le mariage.


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axel thienpont


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MessagePosté le: Mar 20 Juin - 10:27 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

L'essentiel de la Révolution conciliaire est d'amener tous les fidèles à la forme dite ordinaire, c'est-à-dire celle du nouveau droit canon 1983, et non celle ordinaire d'avant le Concile, droit canon 1917.


Dire que la forme ordinaire est celle du "témoin canonique", sans préciser de quel droit canon est ce témoin canonique, voilà l'objet de mon intervention: discerner ce qui dans la formule, ou la forme extérieure, a substantiellement changé.


Autrement dit, la forme canonique est au signifiant, ce que le Codex est au signifié.


Or le Codex canonique 1983 a changé la définition dogmatique des mariages.


Accepter la "Lettre" du Cardinal Müller, c'est collaborer à la substitution des mariages catholiques, de forme ordinaire avant le Concile, mais que celui-ci a fini par déclarer "extra-ordinaire", tout comme le rite de la messe. 


Quand à la moralité ou l'immoralité du curé qui aurait la juridiction ordinaire, elle n'a pas à être ici mise en cause, car ce qui est mis en cause ici, c'est la foi et le dogme du mariage catholique.


Nous n"avons pas à nous mettre sous juridiction ordinaire actuelle, mais uniquement sous juridiction de suppléance, même pour les mariages:


- le témoin canonique (prêtre) doit être officiellement témoin d'un mariage catholique, et non d'un mariage qui pour lui est redéfini par le Codex 1983!
- avec un "curé" de suppléance qui a bien compris le problème dogmatique et ses conséquences canoniques, aucun doute sur la validité canonique du mariage;
- avec un "curé" qui aurait la juridiction ordinaire actuelle, la forme canonique sera , témoin canonique oblige, celle d'un mariage conciliaire!


Il y aura donc forcément doute sur sa "catholicité intrinsèque, dogmatique", et même si les époux n'ont aucun doute sur le moment, la crise est telle que ce doute peut fort bien survenir avec une crise conjugale, dont le codex 1983 lui-même favorise ensuite .... la forme conciliaire du "divorce catholique"!
Hypocritement canonisé par une "annulation de la Rote"...


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axel thienpont


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MessagePosté le: Mar 20 Juin - 10:39 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Citation:
"En effet l'argument des tribunaux, lorsque nos fideles veulent se remarier, est de dire que dans la FSSPX les mariages sont nuls, de fait passer devant l'ordinaire ne permettrait plus d'invoquer cet argument"


Avez-vous bien réfléchi à votre argumentation?


- lorsque nos fidèles veulent se remarier à cause d'une fausse accusation de nullité ou d'invalidité, que faire sino leur répéter qu'ils sont induits en erreur et qu'alors ils n'ont qu'à se "remarier" devant leur curé comme à la mairie?


- mais si vous voulez "éviter" cet argument en acceptant la proposition romaine, n'est-ce pas là le meilleur moyen de donner raison à l'argument romain????


On ne voit pas en effet comment accepter la proposition romaine ne serait pas accepter ce qui en est le prétexte: la possible nullité d'un mariage exclusivement sous suppléance.


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axel thienpont


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MessagePosté le: Mar 20 Juin - 10:52 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Correctif:
je parlais d'un remariage entre les mêmes, pas de faux remariage après annulation.


Dans ce cas-là : "Il s'agit donc d'un plus grand bien qui évite de sceller un adultère"


Certes mais c'est faire de l'exception la règle: aucun prêtre de suppléance ne prendra "sur lui" de célébrer des mariages sans témoin canonique "conciliaire"!


Sauf à être un "résistant" pour familles de "résistants"... 


Kyrie eleison


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Mikaël


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MessagePosté le: Mer 21 Juin - 07:40 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Il semble bien que la dialectique conciliaire fasse son chemin dans l'esprit des fidèles (et prêtres) de la Tradition. Un peu comme la république. En 1793, elle était l'horreur des catholiques mais un siècle après la décapitation du Roi, en 1892, le pape Léon XIII envisageait un ralliement avec la gueuse.

En 1983, Jean Paul II décapitait l'ancien code (la Norme, l'Ordinaire) pour introduire un code équivoque, d'esprit conciliaire et libéral. Et en 2017, l'actuelle fsspx et la plupart de ses membres (et fidèles) arrivent à penser que cet ordre des choses est la norme canonique de 1983. Ce "code" n'a pas tout détruit de l'ancien, la révolution libérale sait récupérer des éléments de l'ancien ordre (ou ancien régime) pour donner une vraisemblance catholique au nouvel ordre des choses.

Il semble que veritas n'ait pas du tout compris le fond du problème (même s'il est inquiet. De quoi d'ailleurs ?) et cherche à concilier la tradition et l'usage du nouveau code.

La forme extraordinaire porte mal son nom : on devrait dire la "forme catholique" (tout court) . Et la forme ordinaire porte mal son nom : on devrait dire "la forme moderniste ou libérale".

Cela permet aussi de comprendre la perversité des arguments menzingueriens sur "la sécurité du sacrement" sur " la juridiction" etc ...

A partir de ce moment tout devient plus lumineux pour les fidèles et les prêtres .

Si les fidèles veulent un mariage, des confessions vraiment catholiques et sûrs, ils n'auront pas d'autres choix que de passer par un prêtre qui refuse d'utiliser cette sémantique révolutionnaire d'une part et qui se soustrait réellement, physiquement à l'ordre canonique conciliaire.


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Veritas


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MessagePosté le: Mer 21 Juin - 16:27 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

"La forme extraordinaire porte mal son nom : on devrait dire la "forme catholique" (tout court) . Et la forme ordinaire porte mal son nom : on devrait dire "la forme moderniste ou libérale".
Au contraire l'article explique très clairement que la forme catholique (universelle) est la forme ordinaire, à cause de la crise, nous pouvons nous marier selon la forme extra-ordinaire (en 2 mots) c'est à dire qui en théorie ne devrait pas se produire.
Voici ce que dit textuellement l'article de la FSSPX (il serait bon de le mettre en ligne pour ceux qui ne l'ont pas lu d'ailleurs) :
"Ce n'est donc pas en vertu du Code de 1983, ni même du Code de 1917, que les mariages, sauf exceptions précises, doivent être contractés "devant le curé ou l'Ordinaire du lieu, ou un prêtre délégué par l'un d'entre eux" (Canon 1094 du Code de 1917), mais directement du concile de Trente, et d'un acte subséquent de Saint Pie X."
C'est la norme, la forme ordinaire et parfaitement catholique, aucunement entachée du Concile !
et plus loin
"Le droit canonique prévoit explicitement une "forme juridique extraordinaire", dans le cas où "il n'est pas possible d'avoir ou d'aller trouver sans grave inconvénient le curé, ou l'Ordinaire, ou le prêtre délégué"
Le mariage devrait être fait sous sa forme ordinaire autant que possible, sauf danger pour la foi.
La question dont traite l'article est donc à présent de savoir si la réception des consentements constitue un danger pour la foi et il répond que non car
- le prêtre a une fonction purement juridique (toute proportion gardé un peu comme un témoin de mariage)
- si sa foi ou sa morale ne sont pas 100% catholique, on a toujours dû dans le passé passer par son curé de paroisse, ça n'a jamais vraiment posé de problème puisque ça ne remet pas en cause la validité et qu'au contraire c'est ce qu'a toujours demandé l'Eglise.
- enfin en cas de doute ou même de désaccord, l'article redit à plusieurs reprises :
"Un mariage célébré selon la "forme extraordinaire", en raison de l'état de nécessité, est et demeure donc valide en soi"
Attention de ne pas faire dire au texte original ce qu'il ne dit pas.


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Mikaël


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MessagePosté le: Mer 21 Juin - 17:06 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Vous me semblez pas mal versé dans les questions canoniques ... hm hm ..
et vous mélangez tout à souhait pour brouiller l'esprit du lecteur. Vous faites mine de ne pas distinguer entre ce qui est "ordinaire dans l 'église conciliaire" et "ordinaire dans l'église catholique".
Du coup vous dites (à la suite de Menzingen) que

Citation:
Le mariage devrait être fait sous sa forme ordinaire autant que possible, sauf danger pour la foi.


Vous ne voulez pas admettre que c'est justement l'acceptation de cette "forme ordinaire conciliaire" qui est un danger pour la Foi. La lettre des doyens le prouve bien : tant l'esprit du concile que le nouveau code (c'est à dire l'ordinaire) façonne une autre conception du mariage ( fins inversés etc ..) .
Le prêtre conciliaire qui reçoit les consentements a bien sûr une fonction juridique. Mais c'est justement cette fonction juridique (au service du nouveau code) que nous contestons.
Mgr Lefebvre disait bien que ce code (etdonc tout l'apparat juridique qui s'en suit) est la pire de toutes les réformes conciliaires. Car c'est l'esprit du concile mis sous forme de lois canoniques.
Admettre qu'un prêtre conciliaire puisse recevoir le consentement des époux catholiques (même s'il n'y a pas de danger prochain pour la foi ) c'est en pratique laisser croire aux fidèles que les réformes canoniques du concile sont légitimes.
Or nous disons que la nouvelle Messe, le nouveau catéchisme, toute la nouvelle pastorale (d'enfer) n'a rien de légitime ni d'ordinaire. Toutes ces réformes sortent des loges maçonniques et doivent être abolies purement et simplement.


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Mikaël


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MessagePosté le: Mer 21 Juin - 19:31 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Permettez moi de rajouter un rectificatif :
Je disais qu'il n'y avait pas danger immédiat pour la Foi qu'un prêtre conciliaire reçoive les consentements. En fait je devrais dire qu'il y a tout de même scandale pour tous les fidèles aussi bien traditionalistes que non traditionalistes.

1) Scandale pour les traditionalistes qui vont en effet considérer qu'il est désormais possible de faire participer activement un prêtre moderniste à une cérémonie traditionnelle . C'est une communicatio in sacris. Si cela se fait dans un prieuré, d'autres suivront et ce sera une situation incontrôlable. Je ne serai pas étonné que la chose soit inaugurée aux états unis et que cela se répande en suisse et après en France. Certains traditionalistes diront que cela permet de faire de l'apostolat auprès de modernistes .. Mais oui bien sûr ..

2) Scandale pour les non traditionalistes qui ne comprendront pas ce mélange de genre. L'éloignement officiel et public du prêtre traditionnel du clergé moderniste est une façon de montrer aux gens plus simples qu'il y a un clergé qui est resté intégralement catholique et qu'il y a un mauvais clergé moderniste qu'il faut fuir comme la peste. La soutane fait certes la différence mais cela ne suffit pas. Le mélange du clergé affadira le clergé catholique et le rendra progressivement libéral et ouvert aux compromis. L'apostolat des prêtres consiste d'abord à rester ce qu'il est et à continuer à garder les sacrements purs de toute altération qu'elle soit canonique ou/et rituelle.


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Veritas


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MessagePosté le: Mer 21 Juin - 20:05 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Pourquoi parlez-vous de forme ordinaire conciliaire alors que je viens de citer la lettre stipulant que la forme ordinaire provient du Concile de Trente ! On ne parle pas ici d'accepter un mariage moderniste ! C'est le mariage traditionnel tel qu'il a toujours été pratiqué. Sauf sous sa forme extraordinaire que le document confirme justifié par la crise.

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Mikaël


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MessagePosté le: Mer 21 Juin - 21:00 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Allez dire alors à un fidèle d une chapelle que la réception des consentements par un prêtre moderniste dans une chapelle de la tradition est " la forme ordinaire " telle qu elle est voulue par le concile de Trente.
Matériellement : oui 
Formellement : c est une communicatio in sacris.
La bonté d un acte dépend des circonstances :
Il y a 50 ans , faire appel au curé de la paroisse pour recevoir les consentements était chose bonne.
Aujourdhui c est chose mauvaise.


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Suzanne


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MessagePosté le: Mer 21 Juin - 21:40 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Ici, a Brisbane, Australie, a la FSSPX, il y a deja eu un mariage avec la presence d'un pretre conciliaire pour la reception des consentements (dans une eglise conciliaire, qui plus est).
Tout depend de ce que demandent les epoux... mariages a la carte a la FSSPX! 


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Veritas


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MessagePosté le: Jeu 22 Juin - 07:20 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

Mikaël a écrit:
Allez dire alors à un fidèle d une chapelle que la réception des consentements par un prêtre moderniste dans une chapelle de la tradition est " la forme ordinaire " telle qu elle est voulue par le concile de Trente.
Matériellement : oui 
Formellement : c est une communicatio in sacris.
La bonté d un acte dépend des circonstances :
Il y a 50 ans , faire appel au curé de la paroisse pour recevoir les consentements était chose bonne.
Aujourdhui c est chose mauvaise.


Dépend des circonstances ? Que préférez-vous vous marier devant :
- votre curé à la foi chancelante et vivant en concubinage il y a 50 ans (ce qui est obligatoire ordinairement je le rappelle)
- un jeune prètre conservateur découvrant la messe traditionnelle et en discussion avec la FSSPX


Je note en revanche votre argument sur le scandale qui me semble pertinent. Dans le cas de ce jeune prètre se rapprochant de nous, le scandale ne serait-il pas pour lui comme pour les fidèles de se voir refuser de recevoir les consentements ? Pour quel motif ? Est-ce que tous nos prètres  lui sont a priori moralement supérieur ? Quid de ceux de la FSSPX qui ont de mauvaises moeurs comme ça arrive parfois ? 
Il me semble que l'argument faisant abstraction de la moralité de la personne mais tenant compte de l'aspect juridique est plus raisonnable, non ? C'est d'ailleurs certainement une des raisons pour laquelle St Pie X a rendu celà obligatoire ( sauf forme extra-ordinaire bien sûr)


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Mikaël


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MessagePosté le: Jeu 22 Juin - 08:32 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale Répondre en citant

1) jusqu ici la fsspx refusait de faire coopérer des prêtres de l église officielle en raison de la nullité de leur sacerdoce ( problème de la validité de leur sacerdoce) mais surtout du danger de relativisme doctrinal . Le contact avec ces prêtres malformés ( pas forcément malicieux) était d établir un contact en privé pour les amener petit à petit à quitter cette église conciliaire. Si désormais la fsspx fait appel à eux sans les amener à se "convertir" ... c est à dire à les prendre tels qu ils sont ( avec leur juridiction faussée et avec leur foi moderniste.. alors le scandale est aussi énorme pour ces pauvres prêtres.
Cette communication in sacris sera donc aussi scandaleuse pour ces prêtres diocésains confortés dans leurs positions.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:15 (2017)    Sujet du message: DICI de l'incohérence au scandale

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