Résistance catholique francophone Index du Forum Résistance catholique francophone
Ce forum est un espace de discussion pour défendre la Foi Catholique à la suite de Mgr Marcel Lefebvre. Il n'est donc ni pour le ralliement à l'église conciliaire ni pour le sédévacantisme.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Prélature de la FSSPX
Aller à la page: <  1, 2
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Résistance catholique francophone Index du Forum -> résistance catholique -> résistance catholique
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mar 31 Jan - 16:35 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

il n’est pas question d’accords imminents, contrairement à ce qu’on peut lire dans la presse, ces jours-ci.

Pourquoi avoir dit dans ces organes de presse que la prélature était prête, qu'elle convenait et qu'il ne manquait que le "tampon",
si les électeurs (fidèles, prêtres) voient clair, il va perdre des voix, attention au rejet, les exemples ne manquent pas!!!

31 janvier 2017

[Agence I.Media - via Famille Chrétienne] Fraternité Saint-Pie-X : vers une prélature personnelle
- Agence I.Media - via Famille Chrétienne - 31 janvier 2017

[DICI] Entretien de Mgr Bernard Fellay sur Radio Courtoisie le 26 janvier 2017
SOURCE - Mgr Bernard Fellay - Radio Courtoisie (via DICI) - 26 janvier 2017

30 janvier 2017

[Nicolas Senèze - La Croix] Pour Rome, un accord est en vue avec la Fraternité Saint-Pie-X
SOURCE - Nicolas Senèze - La Croix - 30 janvier 2017

30 janvier 2017

[Andrea Tornielli - La Stampa] Fraternité Saint Pie X, la réconciliation toujours plus proche
SOURCE - Andrea Tornielli - La Stampa - 30 janvier 2017

29 janvier 2017

[TV Libertés - Terres de Mission] Avec Mgr Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint Pie X
SOURCE - TV Libertés - Terres de Mission - 29 janvier 2017


Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mar 31 Jan - 17:38 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

medias-presse.info


« La FSSPX et Bergoglio, une embrassade contre-nature » selon le journaliste italien Gnocchi
dans Religion Catholique — par Francesca de Villasmundo — 30 janvier 2017

Alessandro Gnocchi est un journaliste et écrivain catholique italien, de sensibilité traditionnelle, ami de feu le grand écrivain Eugenio Corti. Diplômé en philosophie, ancien journaliste à Il Giornale, il est particulièrement préoccupé par la crise de l’Église et dénonce fermement, à travers des livres, des articles, des conférences, la révolution tout azimut du pape François. Il connait bien les arcanes du Vatican !
Il a publié le 16 janvier dernier sur le site Riscossa Cristiana, en réponse à une lettre reçue lui demandant son avis par rapport à un possible accord entre la FSSPX et Rome et la destitution de l’abbé Petrucci de sa charge du Supérieur de District italien de la Fraternité, une intéressante tribune dont voici ci-dessous quelques extraits traduits. A l’heure où « il ne semble plus manquer qu’un “tampon” pour conclure un accord », cette fine analyse sur ce rapprochement portée par un catholique en-dehors de la Fraternité mais soucieux de la survie de la foi catholique, qui va à la messe en « rite extraordinaire » dans sa ville de Bergame, a le mérite d’être claire, nette, sans fioriture ni illusion sur les conséquences.
« Bien que la FSSPX soit, mais surtout était, une étape importante dans la vie de la Tradition et donc de l’Église, le fait que ses autorités décident de se jeter entre les mains de Bergoglio (le fait de nommer le pape par son nom de famille est courant en Italie, sans connotation péjorative, ndlr) et de l’église anti-christ que l’évêque de Rome représente ne m’intéresse pas beaucoup. (…)
Je me limiterai à dire que ce serait une embrassade contre-nature entre ceux qui ont fait de la défense de la foi catholique leur propre raison de vivre et celui qui, en revanche, voit sa mission dans la destruction de la foi catholique. En entrant en grande pompe dans la néo-église bergoglienne, les héritiers de Mgr Marcel Lefebvre porteraient en procession l’intégrité de la foi dans un lieu où elle n’intéresse personne, et l’exposeraient ainsi à n’être qu’une insignifiante exhibition de dentelles et frou-frou, bonne pour traditionalistes passifs. (…) »
Alessandro Gnocchi rappelle à la destinatrice de sa réponse une règle d’espérance catholique. Même si les autorités de la Fraternité devaient
« se jeter dans les bras de Bergoglio, les conditions pour que toutes les âmes se sauvent, explique-t-il sagement, ne changent pas.» « J’entends déjà, écrit-il, le chœur des orphelins abandonnés à leur destin et des nombreux « fidèles de la Tradition » laissés dans la désorientation. Si ces fidèles de la Tradition restent simplement des fidèles catholiques ils sauront très bien quoi faire dans une telle situation. Et, surtout, ils se fieront à la Providence qui en son temps a suscité un Mgr Lefebvre et qui peut très bien le faire encore. Mais il faut prier et se fier au Seigneur. »
Sans s‘étendre sur les raisons de la destitution de Don Petrucci qu’il ne connaît pas, il avoue en revanche avoir été frappé par le ton froid et ingrat du communiqué annonçant cette destitution. Il note qu’étonnement aucun remerciement ni souhait pour le futur ne sont adressés à l’abbé italien :
« Évidemment, écrit-il ironiquement, la miséricorde bergoglienne est si virulente qu’il suffit d’une visite à la Maison Sainte-Marthe pour en être infecté. Croyez-moi, j’ai eu de la peine pour qui l’a écrit et pitié pour les prêtres qui ont dû le lire à toutes les messes. »
Francesca de Villasmundo


Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mar 31 Jan - 21:23 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant


il n’est pas question d’accords imminents, contrairement à ce qu’on peut lire dans la presse, ces jours-ci.

31 janvier 2017
[Agence I.Media - via Famille Chrétienne] Fraternité Saint-Pie-X : vers une prélature personnelle


SOURCE - Agence I.Media - via Famille Chrétienne - 31 janvier 2017

La réconciliation avec les lefebvristes se fait plus proche, titre le 30 janvier 2017 le site Vatican Insider. Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, chargée du dialogue avec la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX), confirme notamment que la commission travaille sur la “forme juridique“ pour accueillir la FSSPX. 

“En ce moment, nous travaillons sur le perfectionnement de quelques aspects de la forme canonique (pour accueillir la FSSPX ndlr), qui sera une prélature personnelle“, explique ainsi Mgr Pozzo à Vatican Insider, un site proche du Vatican.

La forme d’une prélature personnelle a été introduite en 1983 dans le droit canon. Elle s’applique aujourd’hui uniquement à l’Opus Dei.
Le pape attentif aux “périphéries” 
Dans un entretien du 29 janvier avec la chaîne TV Libertés, Mgr Bernard Fellay, supérieur de la Fraternité fondée par Mgr Marcel Lefebvre, affirme qu’un accord est “possible“. Selon le prélat, il n’est pas “nécessaire“ d’attendre que la situation interne dans l’Eglise soit devenue “totalement satisfaisante“ aux yeux de la Fraternité Saint-Pie X.

Dans cet entretien, Mgr Fellay explique également la sollicitude du pape François pour la FSSPX par son attention aux “périphéries“, et affiche son souhait de mettre fin à la séparation d’avec Rome. “Il ne manque plus qu’un ‘tampon’ pour conclure un accord“, a-t-il même exprimé.

Depuis les quatre ordinations épiscopales illégitimes célébrées par Mgr Lefebvre en 1988, plaçant sa Fraternité dans une situation d’excommunication de fait, les discussions en vue d’une réconciliation avaient repris en 2000, au cours du pèlerinage à Rome des lefebvristes.

Les contacts se sont ensuite intensifiés avec Benoît XVI, avec l’examen des différends doctrinaux. Les excommunications à l’encontre des quatre évêques lefebvristes avaient alors été levées. A la fin de l’Année de la miséricorde, le pape François avait pour sa part concédé aux prêtres de la Fraternité la faculté de pouvoir licitement absoudre les fidèles en confession.

Le mandat de Mgr Bernard Fellay comme supérieur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X s’achèvera en 2018.


Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mer 1 Fév - 20:33 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

http://tradinews.blogspot.fr/2017/02/don-angelo-citati-fsspx-italie-propos.…
ll en fait une grosse tartine, l'avocat Don Angelo Citati, mais ce qui est dit est dit, il peut en faire un livre si ça lui chante, il ne convaincra que les sourds et les aveugles

il n’est pas “nécessaire“ d’attendre que la situation interne dans l’Eglise soit devenue “totalement satisfaisante“ aux yeux de la Fraternité Saint-Pie X.

"Il ne manque plus qu’un ‘tampon’ pour conclure un accord“,

Mgr Fellay sur radio courtoisie:

" Le problème n'est pas dans la structure. La structure je pense qu'elle est assez bien établie. Il y a encore
des points, des points de finesse. La grande idée, elle est adéquate, elle correspond à nos besoins. De ce côté je suis satisfait. Encore une fois il y a des points à améliorer, qui sont des points de discussion. Le problème n'est pas dans cette structure qui nous est offerte, s'il n'y avait que cette question là on va dire toute suite oui. C'est pas ça le problème c'est de nouveau ce combat d'idée."


Conférence de Mgr Fellay, Lausanne 2007
Le grand problème de l’accord pratique :
on ne peut vraiment travailler
que si l’on est d’accord sur les principes
Si vous voulez, c’est le grand problème de ce qu’on appellerait un accord pratique.
Pourquoi ne veut-on pas aller sur le chemin d’un accord pratique ?
Si vous voulez, c’est assez simple : tant que la base, dite ou non dite, d’un tel accord, ce sont les principes modernes introduits par le Concile, si nous acceptons cela, nous sommes fichus.
Même s’ils nous donnent une structure où l’on ait plus ou moins comme on fait actuellement entre nous, même s’ils nous donnent des évêques, même s’ils nous permettent de continuer nos séminaires, si la base, si le fondement auquel nous sommes tenus, ce sont les principes modernes, tôt ou tard, ces principes reviennent à la surface.
Je vous donne un exemple, ou quelques exemples. C’est très simple. Forcément, si nous sommes dans une telle situation, nous avons des rapports avec eux, ici ou là. Ces rapports, ce n’est pas nécessairement toujours des rapports amicaux; ça peut aussi être conflictuel. S’il y a un conflit, qu’est-ce qu’on fait ? On va voir le juge. Et le juge, comment est-ce qu’il juge ? Eh bien, d’après la loi. Si la loi, c’est la loi moderne, c’est cette loi-là qui va juger.
Je vous donne un exemple : le mariage.
Aujourd’hui, je ne sais pas combien de mariages sont annulés dans l’Église moderne, au nom d’un article du nouveau droit canon, qui vraiment est une injure : c’est le divorce ouvert. Ça s’appelle immaturité. Je connais des cas invraisemblables. Par exemple, voilà quelqu’un – ils ne s’entendaient plus, malheureusement – qui veut se « remarier ». Il était déjà marié devant l’Église, alors il va voir le tribunal ecclésiastique et il dit : « Ma femme était immature. » Mais la femme ne voulait pas être immature ! Alors c’est lui qui s’est déclaré immature… et le mariage a été annulé !
C’est comme ça que ça marche!
Imaginez que ces gens-là viennent chez nous, nous disons : « Cela ne va pas du tout. Ecoutez, cher Monsieur, vous êtes vraiment marié avec votre première femme ; la deuxième, ce n’est pas votre vraie femme. »
L’Église officielle dit oui; nous on dit non; comment est-ce qu’on fait? où est-ce qu’on va ? On arrive à des situations insolubles.
Prenons l’exemple de la nouvelle messe.
Nous disons : « La nouvelle messe est mauvaise. Il ne faut pas aller communier à ces nouvelles messes parce que si vous communiez, en recevant la communion qui est le fruit de cette messe, vous dites que vous êtes d’accord avec cette nouvelle messe. »
Nous disons : il ne faut pas aller communier. Donc quand on va dire des messes dans des endroits où est dite la nouvelle messe, on prend nos hosties, nos calices et ainsi de suite. Alors imaginez que le curé du lieu voie ça : eh bien il est furieux, évidemment, il est fâché. Alors qu’est-ce qu’ils font ? Ils nous dénoncent à Rome ; ils nous dénoncent à l’évêque et on est reparti pour une bagarre.
Voyez, par des exemples concrets, j’ai essayé de vous montrer que c’est IM-POS-SIBLE !
Tant que Rome ne revient pas, vraiment ne déconnecte pas — ça ne veut pas dire que tout est réglé dans l’Église, évidemment non — on ne peut vraiment travailler que si on est d’accord sur les principes. Et c’est pourquoi nous insistons, et ré-insistons, et disons, qu’il faut d’abord discuter des principes avec Rome avant de pouvoir faire un accord. Sinon, encore une fois, c’est du suicide.



Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mer 1 Fév - 20:43 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

amusant
http://www.leforumcatholique.org/
Précision par Ennemond



Je ne développe pas d'idées personnelles, mais ce sont celles que présentent le supérieur général de la FSSPX, ses assistants. Vous appelez cela avec mépris ralliement. Il s'agit tout simplement de retrouver ce que Mgr Lefebvre a voulu retrouver toute sa vie : ses titres de catholicité qui lui ont été abusivement retirés. Un ralliement est fait au prix de conditions. Cette régularisation est concédée par celui qui a le pouvoir de la donner.


« En soi, vous ne pouvez pas imaginer quelque chose de mieux que ce qui nous est offert là. Et l’offre est telle que vous ne pouvez pas penser que c’est un piège. » à propos de la prélature personnelle
Mgr Fellay, supérieur général, 24 août 2016

« les propositions récentes ne parlent plus de reconnaître Vatican II, ni la légitimité du Novus Ordo Missae. Aussi il semble que le moment d’une normalisation de la Fraternité est arrivé »
abbé Franz Schmidberger, ancien supérieur général, 19 février 2016


Vous conviendrez que ceux qui luttent de toutes leurs forces contre cette régularisation font preuve de plus d'agitation que moi. Pour ma part, je ne crains pas la mise en vedette de blogs voire de bulletins.


Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mer 1 Fév - 20:53 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

Un commentaire intéressant!

http://www.leforumcatholique.org/

Le grand oublié des discussions... par Anaclet



..Reste le Magistère de la Sainte Eglise. Avis au monde traditionnel s'obstinant à proclamer une légitimité et une "soumission" (dixit Mgr Fellay sur TV Libertés) au locataire du Vatican considéré comme le "doux Christ sur terre", règle prochaine de la Foi, Vicaire du Christ sur terre. Qu'ils méditent toutes les conséquences inéluctables de leur "soumission" à la dite autorité. Ils apprendront qu'ils n'auront pas (ou plus) le beurre et l'argent du beurre avec toutes les (tristes) implications à prévoir.

Concile Vatican I Constitution dogmatique Pastor Aeternus :

"...En conséquence, Nous enseignons et déclarons que l'Église romaine possède sur toutes les autres, par disposition du Seigneur, une primauté de pouvoir ordinaire, et que ce pouvoir de juridiction du Pontife romain, vraiment épiscopal, est immédiat. Les pasteurs de tout rang et de tout rite et les fidèles, chacun séparément ou tous ensemble, sont tenus au devoir de subordination hiérarchique et de vraie obéissance, non seulement dans les questions qui concernent la foi et les mœurs, mais aussi dans celles qui touchent à la discipline et au gouvernement de l'Église répandue dans le monde entier. Ainsi, en gardant l'unité de communion et de profession de foi avec le Pontife romain, l'Église est un seul troupeau sous un seul pasteur. Telle est la doctrine de la vérité catholique, dont personne ne peut s'écarter sans danger pour sa foi et son salut"

-Si donc quelqu'un dit que le Pontife romain n'a qu'une charge d'inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l'Église, non seulement en ce qui touche à la foi et aux mœurs, mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l'Église répandue dans le monde entier, ou qu'il n'a qu'une part plus importante et non la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n'est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu'il soit anathème.


Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mer 1 Fév - 21:33 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

Voici la réponse d’Alessandro Gnocchi à l’article fleuve de don Citati
https://canadafidele.wordpress.com/
J’ai lu l’article avec lequel Don Angelo Citati répond sur le site de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à mes récentes considérations sur l’institut dont il est devenu récemment un prêtre (pour lire l’article, cliquez ici). Je vous avoue que si ce qui se passe dans les coulisses concernant la publication de cet article n’était pas parvenu à ma connaissance, je n’y aurais pas répondu. Les conditions nécessaires n’auraient pas été réunies, parce que la sympathie naturelle que j’ai pour le zèle des jeunes pousses comme Don Citati est inversement proportionnelle à la considération que j’ai pour leurs écrits. Comment pouvez-vous ne pas trouver sympathique un jeune prêtre qui, au nom de la Fraternité Saint-Pie X, arrive même à pardonner volontiers ma véhémence de début de sexagénaire ? « C’est pourquoi nous lui pardonnons volontiers ces derniers articles intempestifs », me dit le jeune Don Angelo Citati. Mon petit, mais pour qui vous prenez vous, avec vos mandats? Vous savez combien je me soucie de votre pardon et de celui de la FSSPX à propos de mes articles intempestifs? Ecoutez, je le passe à Paul Deotto, qui publie mes articles, votre pardon, juste au cas où lui en aurait besoin.
J’ai rarement vu le ridicule monter si haut et avec une telle facilité. Pour en faire autant, Bergoglio, qui est pourtant Bergoglio, doit mettre un nez de clown et faire deux culbutes sur la place Saint-Pierre, Don Citati et ceux qui sont pour lui ont quant à eux très bien réussi à rester sérieux. Pas un bon signe.

Je vois déjà les belles âmes habituelles offensées par la façon dont je traite un prêtre, sans respect pour la soutane. Mais le prêtre, s’il veut garder son sacerdoce loin de ces dangers, devrait avoir la prudence de ne pas se mêler des diatribes publiques. Du moment qu’il le fait, il doit avoir la virilité d’enlever sa soutane et d’entrer dans la mêlée. Voilà pourquoi les écrits d’un religieux ne devraient porter en signature que le prénom et le nom de famille sans le titre religieux. Il faut en prendre note, cher révérend, et de ne pas mettre en péril le « Don » dans des questions trop épineuses pour le simple Angelo Citati. Première erreur.
Mais revenons au pardon que vous me concédez « volontiers » au nom de la FSSPX. Peut-être le pauvre Don Citati ne se rend pas compte de la monstruosité qu’il a énoncée avec style : ceux qui pensent différemment de lui et de la Fraternité Saint-Pie X ont besoin d’être pardonnés. Mais vous et la FSSPX, Don Citati, qui donc pensez-vous être? La quatrième personne de la Quaternité? Prenez note que, comme tous les hommes, moi aussi je dois seulement être pardonné si je pense différemment de Notre-Seigneur : pas si je suis en désaccord avec vous, avec l’abbé Marc Nely, avec Mgr Bernard Fellay, et encore beaucoup moins avec Bergoglio qui vous attend à bras ouverts. Peut-être ne vous en rendez-vous pas compte, mais vous avez transformé en péché une divergence d’opinion avec vous qui est tout-à-fait légitime. J’en éprouve de la peine, et je n’en suis pas content du tout, parce que nous ne nous trouvons pas sur le seuil de l’attitude totalitaire, mais nous sommes en plein dedans et avec les deux pieds. De toute évidence, la maladie de la miséricorde bergoglienne, comme vous le dites dans votre article, a déjà fait le travail qu’elle devait faire.
Mais, pour le bénéfice des lecteurs, revenons au début, en montrant brièvement le chemin hasardeux de l’article de Don Citati : d’abord publié sur le site Web de la FSSPX, puis retiré du site de la FSSPX parce qu’il avait fait rager certains membres de la FSSPX, puis remis sur site de la FSSPX après l’imprimatur explicite de Don Marco Nely, proconsul de Mgr Fellay dans le district italien jusqu’à ce l’accord soit ratifié. Par conséquent, bien qu’exprimée par un jeune arbrisseau si naïf et pourtant si sympatique, l’opinion de Don Citati est celle de la fraternité. Et, pour cela, il mérite quelques éclaircissements, dont je me serais abstenu autrement.
Par complément d’information, je ne viole aucun secret si je dis qu’à 16:47 le samedi 21 janvier, j’ai reçu un courriel dans lequel le Don Citati sus-mentionné m’a prévenu qu’il avait publié l’article en question en m’assurant encore de toute son estime, l’absence totale d’intention polémique, et ainsi de suite. Deuxième erreur.
Il n’y a pas d’attitude capable de donner des hauts de cœur à mon estomac de vieux professionnel comme celui de quelqu’un qui te lance une pierre et puis t’alerte. La si fréquente mauvaise pratique de l’attaque publique et de l’excuse en privé. Lorsque démarre une controverse, les honnêtes gens ont un double possibilité : appeler la personne concernée avant d’écrire contre elle dans le but de s’expliquer, ou bien ne rien dire, quoiqu’il puisse se passer ensuite. Celui qui écrit pour se justifier après avoir jeté la pierre, peut le faire pour deux raisons : soit il est peu doué de virilité et tente en quelque sorte de se mettre à l’abri d’une éventuelle réaction, soit il est le petit malin habituel de la banlieue, dans le cas présent le petit malin du modeste district, qui pense s’en tirer avec un chèque postdaté, espérant que personne ne se rende compte qu’il a été découvert.
Et maintenant quelques considérations sur l’article Don Citati, qui reflète la pensée officielle de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X. Mais pas avant de préciser que je n’ai rien à corriger dans les passages de mon écrit précédent, si désagréable à tant de palais délicats : non, je ne me suis mal exprimé, non, je n’ai pas été mal compris, non, je ne voulais pas dire autre chose. Dans un monde où tous sont prompts à se rétracter, même quant à leur opinion sur un but hors-jeu, au moins vous apprécierez cette franchise.
Par conséquent, selon Don Citati et selon la FSSPX, ce à quoi on est sur le point d’assister ne serait pas un « accord », mais une reconnaissance canonique unilatérale, sans contrepartie doctrinale. J’ai plusieurs fois expliqué que c’est précisément ce « sans contrepartie doctrinale » qui établit définitivement que la doctrine ne vaut rien, et ce avec la complicité de la FSSPX.
Mais ce n’est pas la question : on se fiche du monde, Don Citati? Troisième erreur. Depuis quand un acte « unilatéral » de cette ampleur est fait sans l’accord du destinataire de la mesure prise? Bergoglio, homme impitoyable et de pouvoir très efficace, et la machine curiale modelée à son image et à sa ressemblance, seraient en danger de s’entendre dire par Mgr Fellay « Merci je ne préfère pas, je ne marche pas » et de rester le bec dans l’eau? Tant il est vrai que jamais comme en ces temps les salles profanes de Sainte Marthe n’ont été fréquentées, de façon visible et cachée, par les dirigeants et par les émissaires de la FSSPX. Dites-moi Don Citati : ils l’ont fait pour boire un Fernandito en bonne compagnie ou pour coordonner les prochaines actions à entreprendre ?
Nous arrivons ensuite à la longue liste des déclarations gentilles de Mgr Lefebvre sur Rome compilées par le diligent Don Citati au nom et pour le compte de la FSSPX. Quatrième erreur. Comme beaucoup l’ont remarqué, notre écrivain audacieux se révèle être mal formé ou avoir un inquiétant esprit sélectif pour un jeune homme de son âge. Ce prêtre connaît peut-être mal l’histoire de l’institut dont il fait partie, puisqu’à propos des relations de la Fraternité de Mgr Lefebvre avec Rome, il montre de nombreuses lacunes. Pourtant, pour éviter de passer pour un imbécile, il suffisait de consulter Wikipedia, qui dit: « En dépit de la réprimande officielle (17 Juin), le 30 Juin, 1988 Lefebvre ordonnait quatre évêques (un de plus que ce qu’il avait annoncé précédemment) et accomplissait ainsi un acte de schisme (en conformité avec le canon 751 du Code de Droit Canon), ayant ainsi refusé ouvertement la soumission au pape et la communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis. En conséquence, aussi bien Lefebvre que les évêques consacrés par lui ont encouru ipso facto (i.e. par le fait même d’avoir posé cet acte) l’excommunication latae sententiae ( « jugement déjà donné », qui sera imputé par le fait même d’avoir posé l’acte) dont la dissolution est réservée au Siège apostolique ».
Pas mal comme acte d’obéissance à la Rome apostate et moderniste! Et, croyez-moi, je ne suis pas certain que c’était un acte à blâmer! En effet, je pense que c’est l’un de ces choix qui, à travers l’histoire, ont contribué à sauver l’Église et pour lequel Mgr Lefebvre sera loué. Mais tout cela, Don Citati ne le sait pas. Ou, s’il le sait, il semble avoir accepté l’attitude totalitaire de changer le passé afin de déformer à volonté le présent et l’avenir, si bien décrite par George Orwell dans son 1984. Cela me conduit à penser que le travail de réinterprétation de la pensée du fondateur est déjà en place, même dans la FSSPX et il est donc urgent de rééduquer tous les éventuels dissidents. Car il est clair que le pauvre Don Citati n’a pas été mandaté pour me convaincre, puisque je ne pouvais pas me ficher davantage de ce qu’il dit, mais plutôt de convaincre ses confrères peu convaincus de la tournure prise par l’Institut ces derniers temps. Avec quel résultat ? Nous verrons.
Enfin, une considération sur l’escroquerie qui consiste à faire coïncider la Tradition avec la Fraternité Saint-Pie X, alimentée avec une force toujours croissante dans la Fraternité elle-même. Cinquième erreur. Dans ce cas, une brève mais intense leçon de journalisme, qui pourrait servir de leçon au téméraire Don Citati s’il devait jamais s’aventurer à reprendre la plume, mais en tant qu’ancien dans la profession, je ne le lui conseillerais pas.
Le 10 Janvier 1987, Leonardo Sciascia, un des plus grands gentilhommes parmi les intellectuels italiens du XXe siècle, écrivit pour le Corriere della Sera un article intitulé « Les professionnels de l’antimafia ». Se prononçant seul contre l’immoralité d’un pouvoir politique fondé sur les mérites réels ou présumés dans la lutte contre la mafia, il disait : « Ainsi on peut en conclure que l’antimafia était alors instrumentalisée par une faction, en interne au fascisme, pour parvenir à un pouvoir incontesté et incontestable. Et incontestable non pas parce que le régime était axiomatiquement incontestable ou pas seulement, mais parce que le retour à l’ordre publique paraissait si peu atteignable, que la dissidence, pour une raison quelconque ou sous quelque forme que ce soit, pouvait facilement être étiqueté comme « mafieuse ». La morale que nous pouvons extraire, pour ainsi dire, de la fable (très documentée) que Duggan nous raconte ? Elle consiste à garder à l’esprit : l’antimafia comme un instrument de pouvoir. Cela peut très bien se produire même dans un système démocratique, la rhétorique aidant et l’esprit critique manquant. Et nous en avons quelques symptômes, une petite idée. Prenez, par exemple, un maire qui par sentiment ou par calcul commence à se montrer dans des intrevues télévisés, dans des réunions, des conférences et des cours comme anti-mafieux. Même s’il consacre tout son temps à ces entrevues et qu’il ne trouve jamais le temps pour faire face aux problèmes du pays ou de la ville qu’il administre (qui sont nombreux, dans tous les pays, dans toutes les villes : de l’eau qui manque aux ordures qui abondent), il peut se considérer en sécurité. Peut-être quelqu’un, très timidement, osera lui reprocher son faible effort administratif : et cela de l’extérieur. Mais de l’intérieur, dans le conseil de la ville et dans son parti, qui osera promouvoir un vote de confiance, une action qui le mettra en minorité et provoquera son remplacement? On peut se dire que, à la fin, il y aura quelqu’un pour le faire, mais au risque d’être marqué de l’étiquette de mafieux, et avec lui tous ceux qui vont le suivre.  »
La FSSPX vit maintenant, ou plutôt survit, grâce à un mécanisme similaire. Elle s’est autoidentifiée avec la Tradition et, par conséquent, toute personne qui la critique est accusé d’être un hérétique anti-traditionnel. Il est vrai que cette identification est venue en partie en raison d’un mérite historique objectif, mais le fait demeure que l’équivalence est fausse et a toujours été fausse. Celui qui critique la FSSPX critique la FSSPX seulement et n’attaque pas la Tradition ou l’Eglise catholique. Pour cela il ne faut pas se scandaliser si quelqu’un dit qu’il ne peut se ficher davantage de la route que prendra cette institution. Aussi, la même chose devrait être dite pour enlever à la FSSPX un monopole qu’elle s’est arrogée de façon indue, le transformant en un instrument de pouvoir.
Maintenant, se présentant comme les seuls dépositaires du marché traditionnel, Fellay & Cie ont trouvé dans Bergoglio l’interlocuteur idéal pour faire fructifier une telle rente. Ils rendent hommage au souverain, ils en reconnaissent la souveraineté perfide, et lui concède un fief loufoque aux nostalgiques de la messe en latin avec la capacité de faire ce qu’ils veulent. Il suffit qu’ils lui garantissent le bon ordre, la discipline et reconnaissent sa suprématie. Pour leur part, les farfelus nostalgiques de la messe en latin utilisent l’objectif atteint comme une preuve que l’Eglise commence à guérir, de sorte qu’elle est maintenant guérie parce qu’elle les a écoutés eux aussi. Donc, ça suffit de bougonner parce que le dirigeant vous a laissé en paix. Ils diront que vous pouvez vous détendre, qu’il n’est plus nécessaire de mettre de sentinelles pour garder la foi et, dans quelques années, ils finiront par célébrer la nouvelle messe pour remplacer les nouveaux curés en vacances aux Maldives : il vaut mieux que ce soit nous, expliqueront-ils à tous les sceptiques, plutôt que les ministres extraordinaires de l’Eucharistie…
Certains observateurs soutiennent que, dans l’espace de trois mois suite à l’accord ou de la reconnaissance unilatérale si vous préférez, même la FSSPX devra recevoir un commissaire, comme cela est arrivé à d’autres instituts. Mais ils ont tort : la FSSPX a déjà son commissaire et le plus inflexible des commissaires : son supérieur général, quel qu’il soit, si la roue n’est inversée.
Alessandro Gnocchi
Que Jésus-Christ soit loué !
Source : Ricossa Christiana, 24 janvier 2017


Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Jeu 2 Fév - 12:54 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

http://tradinews.blogspot.fr/2017/02/jean-marie-guenois-le-figaro-les.html

2 février 2017
[Jean-Marie Guénois - Le Figaro] Les lefebvristes se rapprochent de Rome

SOURCE - Jean-Marie Guénois - Le Figaro - 1er février 2017



Contre toute attente, l'approche pastorale du pape François a débloqué la situation entre le Vatican et la Fraternité Saint Pie X.
  
«Il ne manque plus qu'un “tampon” pour conclure un accord.» Il a fallu cette petite phrase de Mgr Bernard Fellay, interrogé le 29 janvier sur la chaîne Internet TVLibertés pour laisser penser que le Vatican et la Fraternité sacerdotale Saint Pie X étaient à deux doigts de signer un accord historique de réconciliation après une rupture de presque trois décennies. Sauf que le successeur de Mgr Marcel Lefebvre avait ajouté en conclusion de cet entretien une précision qui n'a pas forcément été entendue. Il accepterait en échange de «l'affirmation claire et nette» du Saint-Siège que soient «respectées» des «garanties» pour l'autonomie de la vie de la Fraternité Saint Pie X.
  
Interrogé par Le Figaro, Mgr Fellay confirme effectivement que «les choses avancent» en vue d'un rapprochement avec Rome mais que «des éléments manquent encore». Il les détaille: «Mgr Marcel Lefebvre, notre fondateur, avait posé comme condition “sine qua non” à tout accord, celle que nous soyons reçus, dans l'Église, tels que nous sommes: à savoir comme des prêtres catholiques qui vivent selon la discipline ecclésiastique qui était en vigueur avant le concile Vatican II.»
  
Or, Le Figaro a appris que cette autonomie pastorale, qui permettrait aux 613 prêtres, 117 frères, 80 oblates et 215 séminaristes de cette Fraternité de vivre comme avant le concile Vatican II, a largement dépassé le stade théorique. La commission Ecclesia Dei, chargée par le Saint-Siège de gérer les relations avec la Fraternité Saint Pie X, finalise actuellement une formule juridique spécifique qui permettra effectivement d'accorder cette autonomie attendue. «Avant de soumettre le projet final au Saint-Père, confie une source très autorisée, nous sommes en train de vérifier différents points canoniques, qui permettront de préserver l'identité spécifique de la Fraternité Saint Pie X dans le cadre juridique d'une prélature personnelle.»
  
L'idée de créer une prélature personnelle pour la Fraternité Saint-Pie X n'est pas nouvelle. Elle est dans l'air depuis longtemps, inspirée du seul modèle existant, l'Opus Dei (2015 prêtres), qui bénéficie de ce statut hors norme. Son avantage essentiel est de développer une pastorale partout dans le monde sans référer aux évêques locaux mais directement au Pape, à travers un «prélat», le supérieur général. Questionné par Le Figaro, Mgr Fellay confirme que ce projet de prélature n'est pas une fiction. Et que cette formule «convient bien» à la Fraternité dont il a la charge.
«Accepter un accord avec Rome - et malgré tout ce qui se passe et qui déroute beaucoup de gens - ne veut pas dire que la Fraternité se range… » Mgr Fellay
Que manque-t-il dès lors pour que l'accord rêvé par le pape Benoît XVI, qui s'y était personnellement impliqué sans réussir, puisse, cette fois, aboutir? Qui plus est, sous le pontificat du pape François… Mgr Fellay ne cache pas à ce titre sa perplexité. Il considère dans cette même interview télévisée que la situation de l'Église est «tellement grave que certains évêques et cardinaux estiment, en conscience, devoir dire “cela suffit”». Tout en précisant au Figaro : «Accepter un accord avec Rome - et malgré tout ce qui se passe et qui déroute beaucoup de gens - ne veut pas dire que la Fraternité se range…»
  
De fait, et contre toute attente, c'est plutôt Rome qui a changé sous l'influence du pape François à l'égard de la Fraternité Saint Pie X, alors qu'elle n'a pas bougé d'un iota. Il se trouve que le cardinal Bergoglio quand il était en Argentine n'a jamais eu à se plaindre du travail pastoral des lefebvristes sur le terrain. Fort de cette expérience, il a par exemple accordé, l'an passé, aux prêtres de la Fraternité la possibilité de confesser - comme tout prêtre catholique - lors du jubilé de la Miséricorde. Mesure que François, en pasteur de terrain, a pérennisée fin 2016.
  
Benoît XVI, pape théologien, avait, lui, soumis la réconciliation avec la Fraternité Saint Pie X à une scrupuleuse confrontation théologique à propos du concile Vatican II. Mais ce fut alors une vaste mésentente qui fut consacrée… Aujourd'hui, en pragmatique, François considère que de tels désaccords théologiques peuvent coexister dans l'Église sans nuire à la communion.
Trois conditions
Résultat, une source très autorisée sur ce dossier à Rome assure: «Il ne s'agit plus d'accepter ou de refuser en bloc le concile Vatican II mais de le lire à la lumière de la tradition pérenne et dans le cadre du magistère constant. En effet, certains aspects pastoraux du concile Vatican II ne sont pas des matières de foi. Ils peuvent être discutés - y compris après avoir scellé un accord - comme l'œcuménisme, le dialogue interreligieux, la liturgie qui sont récusés par la Fraternité Saint Pie X. La reconnaissance de la catholicité d'une œuvre dépend plutôt de trois autres facteurs. Qu'elle admette le Credo catholique, la validité des sacrements et qu'elle soit en communion avec le Pape.» Trois conditions qui ne font pas difficulté à la Fraternité Saint Pie X, selon Mgr Fellay.
  
Une signature est-elle proche? «Ce n'est pas une question de calendrier» mais de «maturité du dossier», insistent les protagonistes. Deux dates symboliques circulent toutefois à Rome: le 7 juillet 2017, dixième anniversaire du motu proprio de Benoît XVI qui rétablissait la messe selon le missel de 1962, dite messe en latin, comme rite extraordinaire dans l'Église catholique. Ou le 13 mai 2017, centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima au Portugal. Le pape François s'y trouvera, ce jour-là, en pèlerinage


Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Dim 5 Fév - 20:15 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

5 février 2017
[Isabellet Cousturié - Aleteia] Les lefebvristes de retour dans la barque de Pierre ?
http://tradinews.blogspot.fr/2017/02/isabellet-cousturie-aleteia-les.html

SOURCE - Isabellet Cousturié - Aleteia - 31 janvier 2017

Il faudra encore du temps mais la réconciliation avec les lefebvristes se fait plus proche, nous apprend l’entretien accordé à Vatican Insider par Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, chargée du dialogue avec la Fraternité Saint-Pie-X (FSSPX). Ce dernier confirme que la commission travaille sur la « forme juridique » pour accueillir la FSSPX. La veille, le supérieur de la Fraternité, Mgr Bernard Fellay, dans un entretien avec la chaîne TV Libertés (voir au bas de cet article), avait lui-même souligné que « l’accord est en marche » et qu’aux yeux de la Fraternité, « il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation au sein de l’Église soit totalement satisfaisante pour arriver à une solution canonique ».
Situation complexe
Invité dans le cadre de l’émission Terres de mission, Mgr Fellay expose dans cet entretien la spiritualité propre de la Fraternité Saint Pie X et fait un point sur les relations avec le Saint-Siège, suite aux dernières rencontres avec le Pape, et aux nouvelles propositions qui lui ont été faites. Après un rappel des dispositions prises par le Saint-Père à l’occasion du jubilé de la miséricorde – puis étendu « sans limites temporelles » dans la lettre Misericordia et misera – sur le sacrement de réconciliation et l’onction des malades – vu à ses yeux comme « le signe de la volonté du Saint-Père de favoriser le chemin vers une reconnaissance canonique complète et stable » – le supérieur général a évoqué la question des ordinations sacerdotales de la Fraternité qui, a-t-il affirmé, « ont lieu sous autorisation du Saint-Siège, sans que l’évêque local ait à donner son consentement».
     
Sur ce point, Mgr Guido Pozzo, a parlé de son côté, d’une situation « “un peu plus complexe” qui remonte à une décision prise par Benoît XVI et par la Congrégation pour la doctrine de la foi, il y a quelques années : le Saint-Siège, explique-t-il à Vatican Insider, permet et tolère les ordinations sacerdotales de la Fraternité Saint Pie X, les considérant néanmoins toujours valables mais pas licites, à condition que l’évêque local ait reçu communication au préalable des noms des futurs prêtres. Le pape François, lui, n’a légitimé que l’administration des sacrements et de l’onction des malades. Ainsi, pour que tous les autres actes sacramentaux soit non seulement “valides” mais “légitimes” il faut arriver à une solution canonique qui donne à la Fraternité sa forme », a précisé Mgr Pozzo.
Vers la seconde prélature de l’Histoire ?
Et la solution envisagée pourrait être celle de la « Prélature personnelle », un statut introduit dans le nouveau code de droit canon en 1983, jusqu’ici appliqué uniquement à l’Opus Dei. Cette possibilité pour la Fraternité Saint-Pie X a été proposée par la Congrégation pour la doctrine de la foi, en 2015, accompagnée d’une proposition de déclaration doctrinale, sur lesquels tous les supérieurs majeurs et quelques théologiens de la Fraternité, ainsi que les évêques ont été invités à se pencher pour donner leur avis. La majorité a reconnu « les effets bénéfiques » que celle-ci pourrait avoir et ont salué la proposition comme « une ouverture apostolique assez extraordinaire ». Mais la méfiance est toujours de mise – des deux côtés – et les échanges se sont poursuivis « sans précipitation ».
Après le « couac » de 2016
Début avril 2016, le pape François avait tendu la main aux lefebvristes, recevant pour la première fois officiellement Mgr Fellay. Une rencontre décrite comme « cordiale et constructive » et comme « un pas supplémentaire sur le chemin de la réconciliation » entre Rome et la Fraternité. Mais, trois mois plus tard, fin juin 2016, c’était à nouveau la confusion. La Fraternité faisait savoir – après une série de discussions avec les supérieurs de la FSSPX – qu’elle ne recherchait pas « avant tout la reconnaissance canonique (…) à laquelle elle a droit en tant qu’œuvre catholique (…) mais porter fidèlement la lumière de la Tradition bimillénaire (…) la seule route à suivre en cette époque de ténèbres où le culte de l’homme se substitue au culte de Dieu, dans la société comme dans l’Église ». À ceux qui voyaient en ces propos la fermeture d’une porte à peine ouverte, les lefebvristes ont préféré parler d’une attitude « attentiste » face à une « grande et douloureuse confusion dans l’Église».
Entre lueurs et entraves…
Les obstacles qui empêchent une réconciliation définitive sont de deux ordres : « doctrinal » ; et « mental ou psychologique », expliquait le secrétaire de la commission pontificale Ecclesia Dei, dans un entretien réalisé, l’année dernière, par l’agence Zenit, et traduit en français et rapporté sur le site de la Fraternité.
     
Concernant les problèmes doctrinaux, relève aujourd’hui Vatican Insider, « l’essentiel semble surmonté en vue de l’accord ». Il aurait été demandé aux membres de la FSSPX « »ce qui est nécessaire » pour être catholiques », soit reconnaître la « professio fidei », c’est-à-dire la validité des sacrements célébrés avec le Novus Ordo (la liturgie issue de la réforme post-conciliaire, contestée par les lefebvristes sur pas mal de points), et l’obéissance au Pape. Des discussions sur les rapports entre « magistère » et « tradition » auraient pris un tournant positif, en revanche des questions liées à l’œcuménisme, à la liberté religieuse et aux relations Église-monde feraient encore l’objet d’un approfondissement, voire « d’un profond désaccord ».
     
Concernant le changement « d’attitude morale et psychologique » souhaité par les deux parties, il y a eu des progrès. Il s’agissait « de passer d’une position de confrontation polémique et antagoniste à une position d’écoute et de respect mutuel, d’estime et de confiance, comme cela doit être le cas entre membres du même Corps du Christ, qui est l’Église », expliquait Mgr Pozzo il y a un an. Aujourd’hui, c’est sur cette ligne, avec des hauts et des bas, que semblent naviguer les discussions. Et les derniers propos de Mgr Felay – dont le mandat à la tête de la Fraternité prend fin en 2018 – semblent le confirmer : « Un accord est possible , a-t-il confié sur les antennes de la chaine TV Libertés. Pas besoin « d’attendre que la situation interne dans l’Eglise soit totalement satisfaisante », il ne manque plus qu’un » tampon » pour conclure cet accord, a-t-il déclaré.
Plus qu’un « tampon » pour conclure
Aux yeux de plusieurs médias, la position actuelle semble de plus en plus en phase avec celle de leur fondateur, Mgr Lefebvre, qui était arrivé en 1988 à deux doigts d’un accord avec Josef Ratzinger, alors préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, avant que tout ne saute au dernier moment.


Revenir en haut
Gillou47


Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2017
Messages: 147

MessagePosté le: Mar 7 Fév - 19:35 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

sympa cette petite revue de presse, dans la suite de ce fil sur le forum ChristusVincit :
http://christusvincit.clicforum.com/t774-vers-le-grand-pardon.htm?start=18

qui avait commencé par cet article :
http://www.letemps.ch/societe/2016/03/02/fraternite-saint-pie-x-vers-grand-…


Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mar 7 Fév - 19:50 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

Alors intox ces entretiens radio/télévisé, tous ces articles dans la presse nationale et même en Italie, si c'est le but, ils ont sortis l'artillerie lourde!

Revenir en haut
Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Mar 7 Fév - 21:14 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

http://www.medias-presse.info/

revue de presse (suite)
Toujours à propos d’un futur accord entre la FSSPX et Rome…
dans Religion Catholique — par Francesca de Villasmundo — 2 février 2017

L’accord probable, possible, hypothétique, qui sait ?, entre la FSSPX et Rome fait « beaucoup de bruit » et pas « pour rien », pour paraphraser une fameuse sentence de Shakespeare !
Hier c’était au tour du vaticaniste du Figaro, le journaliste Jean-Marie Guénois, que l’on sait bien introduit dans les milieux ecclésiastiques et romains, et plutôt bien renseigné, de distiller ses informations au grand public. Et de faire des révélations fracassantes. Monsieur Guénois ne manque pas, toute à la fin de son article, de donner quelques dates qui circulent à Rome pour la finalisation de l’accord grâce à d’éminentes signatures épiscopale et pontificale !
« Contre toute attente, l’approche pastorale du pape François a débloqué la situation entre le Vatican et la Fraternité Saint Pie X.
«Il ne manque plus qu’un “tampon” pour conclure un accord.» Il a fallu cette petite phrase de Mgr Bernard Fellay, interrogé le 29 janvier sur la chaîne Internet TVLibertés pour laisser penser que le Vatican et la Fraternité sacerdotale Saint Pie X étaient à deux doigts de signer un accord historique de réconciliation après une rupture de presque trois décennies. Sauf que le successeur de Mgr Marcel Lefebvre avait ajouté en conclusion de cet entretien une précision qui n’a pas forcément été entendue. Il accepterait en échange de «l’affirmation claire et nette» du Saint-Siège que soient «respectées» des «garanties» pour l’autonomie de la vie de la Fraternité Saint Pie X. »
Jean-Marie Guénois précise ensuite, dans son article, qu’il a interrogé Mgr Fellay lui-même et que celui-ci
« confirme effectivement que «les choses avancent» en vue d’un rapprochement avec Rome mais que «des éléments manquent encore». Il les détaille: «Mgr Marcel Lefebvre, notre fondateur, avait posé comme condition “sine qua non” à tout accord, celle que nous soyons reçus, dans l’Église, tels que nous sommes: à savoir comme des prêtres catholiques qui vivent selon la discipline ecclésiastique qui était en vigueur avant le concile Vatican II.»
Maîtrisant ses informations, le journaliste de préciser que cette autonomie est déjà réalisée sur le papier :
« Le Figaro a appris que cette autonomie pastorale, qui permettrait aux 613 prêtres, 117 frères, 80 oblates et 215 séminaristes de cette Fraternité de vivre comme avant le concile Vatican II, a largement dépassé le stade théorique. La commission Ecclesia Dei, chargée par le Saint-Siège de gérer les relations avec la Fraternité Saint Pie X, finalise actuellement une formule juridique spécifique qui permettra effectivement d’accorder cette autonomie attendue. «Avant de soumettre le projet final au Saint-Père, confie une source très autorisée, nous sommes en train de vérifier différents points canoniques, qui permettront de préserver l’identité spécifique de la Fraternité Saint Pie X dans le cadre juridique d’une prélature personnelle.»
L’idée de créer une prélature personnelle pour la Fraternité Saint-Pie X n’est pas nouvelle. Elle est dans l’air depuis longtemps, inspirée du seul modèle existant, l’Opus Dei (2015 prêtres), qui bénéficie de ce statut hors norme. Son avantage essentiel est de développer une pastorale partout dans le monde sans référer aux évêques locaux mais directement au Pape, à travers un «prélat», le supérieur général. Questionné par Le Figaro, Mgr Fellay confirme que ce projet de prélature n’est pas une fiction. Et que cette formule «convient bien» à la Fraternité dont il a la charge.
Que manque-t-il dès lors pour que l’accord rêvé par le pape Benoît XVI, qui s’y était personnellement impliqué sans réussir, puisse, cette fois, aboutir? Qui plus est, sous le pontificat du pape François… Mgr Fellay ne cache pas à ce titre sa perplexité. Il considère dans cette même interview télévisée que la situation de l’Église est «tellement grave que certains évêques et cardinaux estiment, en conscience, devoir dire “cela suffit”». Tout en précisant au Figaro : «Accepter un accord avec Rome – et malgré tout ce qui se passe et qui déroute beaucoup de gens – ne veut pas dire que la Fraternité se range…»
De fait, et contre toute attente, c’est plutôt Rome qui a changé sous l’influence du pape François à l’égard de la Fraternité Saint Pie X, alors qu’elle n’a pas bougé d’un iota. Il se trouve que le cardinal Bergoglio quand il était en Argentine n’a jamais eu à se plaindre du travail pastoral des lefebvristes sur le terrain. Fort de cette expérience, il a par exemple accordé, l’an passé, aux prêtres de la Fraternité la possibilité de confesser – comme tout prêtre catholique – lors du jubilé de la Miséricorde. Mesure que François, en pasteur de terrain, a pérennisée fin 2016.
Benoît XVI, pape théologien, avait, lui, soumis la réconciliation avec la Fraternité Saint Pie X à une scrupuleuse confrontation théologique à propos du concile Vatican II. Mais ce fut alors une vaste mésentente qui fut consacrée… Aujourd’hui, en pragmatique, François considère que de tels désaccords théologiques peuvent coexister dans l’Église sans nuire à la communion.
Résultat, une source très autorisée sur ce dossier à Rome assure: «Il ne s’agit plus d’accepter ou de refuser en bloc le concile Vatican II mais de le lire à la lumière de la tradition pérenne et dans le cadre du magistère constant. En effet, certains aspects pastoraux du concile Vatican II ne sont pas des matières de foi. Ils peuvent être discutés – y compris après avoir scellé un accord – comme l’œcuménisme, le dialogue interreligieux, la liturgie qui sont récusés par la Fraternité Saint Pie X. La reconnaissance de la catholicité d’une œuvre dépend plutôt de trois autres facteurs. Qu’elle admette le Credo catholique, la validité des sacrements et qu’elle soit en communion avec le Pape.» Trois conditions qui ne font pas difficulté à la Fraternité Saint Pie X, selon Mgr Fellay. »
Et comme on réserve toujours le meilleur pour la fin ou d’autres diront que in cauda venenum, le venin est dans la queue, avant de clore son article Jean-Marie Guénois, qui n’écrit pas pour ne rien dire, lance son scoop, des dates symboliques pour une signature, ce que seul le futur confirmera :
Une signature est-elle proche? «Ce n’est pas une question de calendrier» mais de «maturité du dossier», insistent les protagonistes. Deux dates symboliques circulent toutefois à Rome: le 7 juillet 2017, dixième anniversaire du motu proprio de Benoît XVI qui rétablissait la messe selon le missel de 1962, dite messe en latin, comme rite extraordinaire dans l’Église catholique. Ou le 13 mai 2017, centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima au Portugal. Le pape François s’y trouvera, ce jour-là, en pèlerinage. »
Francesca de Villasmundoevue de presse (suite)


Revenir en haut
Gillou47


Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2017
Messages: 147

MessagePosté le: Mar 25 Avr - 20:03 (2017)    Sujet du message: Prélature de la FSSPX Répondre en citant

Pour comparer le style de Mgr Fellay et celui de Mgr Lefebvre. Ce qui était dit simplement chez Mgr Lefebvre devient quelque peu alambiqué chez Mgr Fellay. Voir les phrases en gras ci-après :

Mgr Fellay :

"Nos interlocuteurs romains vont jusqu’à reconnaître : « Oui c’est vrai, certains textes sont ambigus ». Même Benoît XVI, dans son fameux discours à la Curie romaine avant Noël 2005, a reconnu : « On a fait des textes ambigus pour arriver à une plus grande majorité, à un plus grand consensus ». Mais, on nous dira qu’un catholique n’a pas le droit de lire ces textes d’une manière autre que catholique. Donc il doit lui-même éliminer toutes possibilités d’interprétation contraire à ce que l’Eglise a déjà enseigné, contraire à la foi. En théorie, c’est vrai, c’est parfaitement vrai, et c’est ce que nous disons. C’est vraiment le critère que Mgr Lefebvre nous a donné au sujet du Concile : tout ce qui est fidèle à la Tradition dans le Concile, nous l’acceptons. Ce qui est douteux, ambigu, nous l’acceptons dans la mesure où on peut le comprendre comme l’Eglise l’a toujours enseigné. Et nous continuons avec Monseigneur en disant : il y a quand même une troisième catégorie de documents qui ne sont pas seulement ambigus mais carrément faux. Et cette catégorie de textes, puisqu’elle est opposée à ce que l’Eglise a toujours enseigné – ce n’est pas là notre petit jugement personnel, nous ne sommes des protestants ; l’Eglise a déjà parlé de ces choses-là et elle a même condamné un certain nombre d’erreurs –, tout cela nous continuons à le condamner, puisque l’Eglise l’a déjà fait.
Voilà notre position. Nous disons : « En théorie, affirmer que la seule manière catholique de lire le Concile c’est de le lire à la lumière de la Tradition, oui, exactement, c’est tout à fait cela ». Mais le problème est qu’une fois établi ce principe, on nous répond : « C’est ainsi, et donc tout le monde le lit d’une manière catholique. » Mais nous répliquons à nouveau : « Ouvrez les yeux, regardez autour de vous ! Ce n’est pas la réalité. En théorie, cela devrait être comme cela, mais il y a en fait un immense problème. La réalité est différente ». C’est ce qu’on voit à propos d’Amoris Laetitia. Vous avez un cardinal Müller qui dit : « Ce texte ne va pas contre la foi ». Entendez : on peut le lire d’une manière catholique. Pas seulement on peut, mais on doit le lire d’une manière catholique. Ceux qui ne le lisent pas d’une manière catholique, ceux-là sont dans l’erreur. Il ne le dit pas aussi clairement, parce que s’il le disait, il viserait son chef. Il y a là un non-dit extrêmement important… Et les quatre cardinaux qui eux ont signalé très justement cette blessure ouverte dans la doctrine qui était claire jusque-là, vraiment très claire. Car on a fait une ouverture en direction des divorcés-remariés qu’on n’avait pas le droit de faire. Tout simplement. Aussi, que le cardinal Müller dise : « On n’a pas franchi la porte, on n’est pas sorti de la loi divine »… officiellement, c’est vrai, sauf qu’un certain nombre de conférences épiscopales, elles, ont déjà indiqué la sortie." (interview sur Radio Courtoisie, le 26 janvier 2017)


Mgr Lefebvre :


« Les choses n’ont pas beaucoup changé. Le seul changement qui a eu lieu et qui a facilité la rédaction du premier point au sujet du Concile, c’est la phrase elle-même du Saint-Père qui a dit qu’il fallait exami­ner le Concile et les décrets du Concile à la lumière de la Tradition et du magistère constant de l’Église. Je crois que cette phrase-là il ne la redirait plus maintenant. On a dû la lui reprocher plusieurs fois. Elle est d’ailleurs, il faut le dire, un peu ambiguë, ce n’est pas très clair. Dans la pensée du Saint-Père et du cardinal Ratzinger, si j’ai bien compris, il faudrait arriver à intégrer les décrets du Concile dans la Tradition, s’arranger pour les y faire rentrer, à tout prix. C’est une entreprise impossible.
Tandis que pour moi – pour nous, je pense – dire qu’on voit, qu’on juge les documents du Concile à la lumière de la Tradition, cela veut dire évidem­ment qu’on rejette ceux qui sont contraires à la Tradition, qu’on interprète selon la Tradition ceux qui sont ambigus et qu’on accepte ceux qui sont conformes à la Tradition. C’est là une chose claire, je l’ai d’ailleurs mis dans une lettre au cardinal Ratzinger. Mais enfin ils veulent garder un peu cette ambiguïté parce qu’ils voudraient que je signe. » (Conf., Écône, le 10 janvier 1983)



Je propose ces commentaires sur ces quelques lignes :
(remarque : pour moi il s'agit moins de stigmatiser chaque parole de Mgr Fellay que de faire attention aux pièges dans lesquels nous pourrions nous-mêmes tomber)

 Objet du jugement
chez Mgr Lefebvre
chez Mgr Fellay
Commentaire
pour les textes sains
 "conformes à la Tradition"
 "fidèles à la Tradition"
"conforme" est une qualité du texte
"fidèle" est une qualité du coeur, et ce n'est pas le mot que l'on peut employer pour les signataires de Vatican II
pour les textes ambigus
 "on les interprète selon la Tradition"
 "nous l'acceptons dans la mesure où on peut le comprendre comme l'Eglise l'a toujours enseigné"
Il devra donc accepter les textes ambigus sans plus d'examen, puisque c'est le propre des textes ambigus d'offrir aussi une lecture conforme à la Tradition. Un peu plus loin il demande que les 'catholiques conciliaires' en fassent eux aussi une lecture selon la Tradition.
 pour les textes contraires à la Tradition
 "on rejette ceux qui sont contraires à la Tradition"
"il y a quand même une troisième catégorie de documents qui ne sont pas seulement ambigus mais carrément faux. Et cette catégorie de textes, puisqu’elle est opposée à ce que l’Eglise a toujours enseigné – ce n’est pas là notre petit jugement personnel, nous ne sommes des protestants ; l’Eglise a déjà parlé de ces choses-là et elle a même condamné un certain nombre d’erreurs –, tout cela nous continuons à le condamner, puisque l’Eglise l’a déjà fait."pourquoi est-ce devenu si compliqué ?
 sur l'ensemble des textes du Concile
dans cette conférence Mgr Lefebvre commence par rejeter l'erreur
dans cette conversation Mgr Fellay commence par accepter la part de vérité, puis condamne la fausseté tout à la fin
Simple remarque de style : il est souvent plus utile, notamment face à Vatican II, de commencer par dénoncer l'erreur
sur les idées de Mgr Ratzinger
 "Dans la pensée du Saint-Père et du cardinal Ratzinger, si j’ai bien compris, il faudrait arrive à intégrer les décrets du Concile dans la Tradition, s’arranger pour les y faire rentrer, à tout prix. C’est une entreprise impossible." "Nous disons : « En théorie, affirmer que la seule manière catholique de lire le Concile c’est de le lire à la lumière de la Tradition, oui, exactement, c’est tout à fait cela ». Mais le problème est qu’une fois établi ce principe, on nous répond : « C’est ainsi, et donc tout le monde le lit d’une manière catholique. » Mais nous répliquons à nouveau [.....] sauf qu’un certain nombre de conférences épiscopales, elles, ont déjà indiqué la sortie." Mgr Fellay comprend bien le problème de l'herméneutique de la continuité. Mais tandis que Mgr Lefebvre y voyait une fausseté de plus, Mgr Fellay en fait un nouvel enjeu de discussion. Puisqu'il n'a pas été clair sur le rejet des textes opposés à la Tradition, il se trouve dans une discussion sans fin à propos des textes ambigus.
  "ils veulent garder un peu cette ambiguïté parce qu’ils voudraient que je signe"  cette remarque de prudence n'est pas restituée chez Mgr Fellay


Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Résistance catholique francophone Index du Forum -> résistance catholique -> résistance catholique Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2
Page 2 sur 2

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com powered by ArgenBLUE free template