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Courrier de Rome n°599 de mai 2017

 
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Gillou47


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MessagePosté le: Jeu 31 Aoû - 17:22 (2017)    Sujet du message: Courrier de Rome n°599 de mai 2017 Répondre en citant

Ce qui suit sont des observations que je m'étais faites en juin au sujet du Courrier de Rome n°599. Depuis je n'ai pas travaillé sur leur rédaction, je les propose donc en brut.

Pour commencer, en raison de la gratuité dans la diffusion du Courrier de Rome, c’est avec beaucoup de retenue que nous critiquons ce n°599, il s’agit seulement de prendre en considération les idées proposées au débat. Mais ça n’empêche pas de faire beaucoup de remarques.
Je n’ai pas le talent de M. l’abbé Gleize, il se peut même que je commette plus d’imprécisions que j’essaie d’en signaler, mais cela n’empêche pas de signaler les multiples passages qui posent problème, et qui posent les principes du ralliérisme au sein de la FSSPX.



INTRODUCTION

Page1, 2e colonne :
ce phénomène étrange qui laisse encore aujourd’hui perplexe plus d’un catholique, celui de « l’Église conciliaire »

>> on découvre un nouvel attribut de l’Eglise conciliaire : c’est un « phénomène » !!


Mon propos ne concerne ni les modernes endurcis que cette circonstance inquiète, ni le traditionaliste sectaire qui fait son bonheur du seul isolement. Il s’adresse aux gens de bonne volonté pour préciser le véritable enjeu du dialogue entrepris.

>> message : si vous n’aimez pas le dialogue entrepris alors vous êtes un sectaire isolé


Page2, en haut :

Serait-ce alors à Rome de se convertir ? Oserais-je affirmer cette apparente énormité que tant d’entre vous n’osent pas évoquer sans frémir d’indignation ? Si vous le voulez bien, n’argumentons pas, la place est trop menue

>> si les laïcs se mettaient à argumenter et à réclamer la conversion de Rome, où irions-nous !?!



UNE ÉGLISE « OFFICIELLE » ?

§5. On peut entendre l’Église en trois sens différents 2. Premièrement en tant qu’elle est une société comme une autre, et, de ce point de vue, l’Église est une réalité naturelle et visible dans sa hiérarchie. Deuxièmement, en tant qu’elle est l’unique société de l’ordre surnaturel, ordonnée au salut, pourvue de tous les moyens surnaturels qui y conduisent, indéfectible et infaillible ; de ce point de vue, l’Église est un mystère surnaturel au sens strict, objet de foi, et invisible. Troisièmement, en tant qu’elle est pourvue de ses quatre notes, qui représentent toutes ensemble et chacune à part un miracle moral, lequel joue le rôle d’un motif de crédibilité ; de ce point de vue, l’Église est visible moyennant des signes qui donnent l’évidence de son origine divine et prouvent par le fait même sa crédibilité.

>> je ne sais pas, mais je suis sûr qu’il manque quelque chose, ne devrait-il pas parler ici de la Foi dans la divinité de Jésus-Christ ?

§6. […] l’Église visible ne se réduit pas à l’Église officielle

>> de là à dire que l’Eglise officielle subsiste dans l’Eglise visible, il n’y a qu’un pas !

§6. […] la véritable visibilité de l’Église, prise comme l’unique société divine d’ordre surnaturel, n’est pas premièrement et principalement dans sa hiérarchie ; elle est principalement et, pourrait-on dire, formellement dans ses notes, tandis qu’elle n’est que matériellement dans sa hiérarchie.

>> les limites sont mal placées, la matérialité comprend tous les membres et pas seulement la hiérarchie.


§7. […] l’Église officielle, possède d’autant moins ces notes qu’elle persévère davantage à se revendiquer de la rupture accomplie par le concile Vatican II

>> le concile Vatican II ne fait pas que diminuer les 4 notes de l’Eglise, il a ajouté une note d’œcuménicité (voir Ut unum sint, ainsi que ce texte parmi des milliers d’autres : https://www.oikoumene.org/fr/resources/documents/general-secretary/tributes…


§8 et §9 distinction entre le catholique naïf et le catholique soupçonneux

>> Encore une tentative pour faire passer notre résistance pour du sédévacantisme ou de l’ecclésiovacantisme. Il veut nous faire croire que la question de l’appartenance à l’Eglise conciliaire se pose de la même manière que la question de l’obéissance au pape conciliaire.

Ensuite, les §10 à §14 servent à armer intellectuellement ceux qui veulent soutenir Mgr Fellay dans son néo-ralliement. Il détourne l’attention du lecteur sur les distinctions entre « Eglise visible », « Eglise officielle », « Eglise catholique », et tout le raisonnement est fondé sur l’oubli d’une possible « Eglise conciliaire » vue en tant que société.

§14. […] Mgr Lefebvre n’a cessé d’affirmer l’appartenance de la Fraternité Saint-Pie X et de ses fidèles à l’Église visible. « Nous appartenons bien à l’Église visible, à la société des fidèles sous l’autorité du Pape, car nous ne récusons pas l’autorité du Pape, mais ce qu’il fait. Nous reconnaissons bien au Pape son autorité, mais lorsqu’il s’en sert pour faire le contraire de ce pourquoi elle lui a été donnée, il est évident qu’on ne peut pas le suivre. » Et de conclure : « Sortir donc de l’Église officielle ? Dans une certaine mesure, oui, évidemment. » Mesure qui nous est indiquée par les distinctions simples rappelées ci-dessus.

>> tout est dans cette « mesure », l’essentiel de ce paragraphe 14 était de se servir des mots de Mgr Lefebvre tout en en détournant le sens
>> lorsque Mgr Lefebvre dit « nous ne récusons pas l’autorité du Pape, mais ce qu’il fait », il est entendu que ceux qui s’associent à ce que fait le pape forment en quelque sorte une société particulière


§14. […] Car nous devons « sortir » de ce climat délétère entretenu par les membres de la hiérarchie, devenus modernistes

>> encore un autre attribut de l’Eglise conciliaire inventé par l’abbé Gleize : c’est un « climat »


§15. il faut prier Dieu de « chasser le peuple impie du milieu des croyants »

>> l’abbé Gleize a l’idée que l’Eglise conciliaire est seulement le fait d’une présence trop forte de modernistes qui ont le pouvoir dans l’Eglise, et néglige qu’ils opèrent un détournement de cette Eglise avec textes à l’appui, et que le changement de fonctionnement de l’Eglise est un acte majeur de la révolution conciliaire



UNITÉ OU LÉGALITÉ ?

1. L’Église est, dit Pie XII, « le Corps Mystique du Christ ». Non seulement l’expression est légitime, mais, dit le Pape, elle est préférable à toute autre. […]

2. Cette expression du « Corps mystique du Christ » est une analogie métaphorique révélée. Elle représente, plutôt qu’une définition précise et scientifique, une description de la nature mystérieuse de l’Église.


>> une formulation qui est canonisée par Pie XII est jugée imprécise, non scientifique, et seulement analogique !

2. […] La ressemblance avec les sociétés naturelles est que l’Église comporte un gouvernement ; mais la grande différence est que ce gouvernement présuppose d’abord un Magistère, car la profession de foi est le lien radical et absolument premier de l’unité sociale de l’Église.

>> c’est pratiquement le contraire qui est vrai : les sociétés naturelles ont un principe d’unité sociale, puis un magistère et puis elles ont un gouvernement.

§3. Voilà pourquoi l’unité de l’Église n’est pas seulement ni même fondamentalement, une unité de gouvernement, comme dans les autres sociétés de l’ordre naturel.

>> répétition de la fausseté qui réduit les sociétés de l’ordre naturel à des unités de gouvernement soumises à l’arbitraire de leurs chefs. M. l’abbé Gleize, en citant Pie XI, essaie d’être antilibéral lorsqu’il s’agit de l’Eglise, mais il est libéral lorsqu’il s’agit des sociétés autres que l’Eglise.


§4. Pie XI dit que cette unité de foi est causée par le Magistère.

>> encore une fois, c’est pratiquement le contraire qui est vrai : le Magistère est causée par la Foi, ensuite il est vrai le Magistère est au service de l’unité de foi.

§4. […] il y a un ordre absolument nécessaire : le pouvoir hiérarchique de l’Église, celui du Pape et des évêques, doit s’exercer pour causer d’abord l’unité de foi, avant de procurer ensuite l’unité de gouvernement.

>> n’importe quel catholique conciliaire peut raisonner de la même manière

§5. Concevoir l’unité de l’Église comme une pure unité de gouvernement, d’où l’unité de foi serait, sinon exclue du moins relativisée ou vue comme seconde, équivaudrait à nier la définition de l’Église, transmise par la révélation divine. Cette unité de pur gouvernement constituerait peut-être l’Église comme une société naturelle, mais l’Église n’est justement pas cela.

>> Un aspect notable de la révolution conciliaire a consisté à transposer dans l’Eglise elle-même la révolution libérale qui avait lieu dans les sociétés civiles, la révolution consistant à les transformer en unités de gouvernement sans but moral. L’abbé Gleize s’inquiète de voir la révolution dans l’Eglise mais il ne sait pas la reconnaître lorsqu’elle avait lieu dans la société politique.
Une unité de pur gouvernement, cela plaît beaucoup à l’esprit moderne, car il pense que cela ouvre la possibilité à toutes les modalités d’action : la paix ou la guerre selon les opportunités, l’optimisation financière selon les nécessités, les réformes qui ne pourraient avoir lieu dans une société supposée trop fixiste, etc. Mais cela constitue tout simplement la tyrannie révolutionnaire. Ce n’est justement pas cela une société naturelle.
L’objet d’une société naturelle est d’œuvrer pour le bien des gens, et non de se mouvoir telle une force aveugle comme l’ont imaginé Hobbes et Rousseau.


§6. […]Tous les points sur lesquels Vatican II a voulu « revisiter » la doctrine de l’Église sont des points sur lesquels la discussion est impossible, puisque le Magistère s’y est prononcé avec tout le poids de son autorité.

>> bonne remarque, mais c’est là qu’il devrait s’apercevoir que l’Eglise conciliaire est plus qu’un phénomène, qu’un climat ou qu’une pénible présence d’impie au milieu des croyants, étant donné ce « poids » de l’autorité
>> et ce serait aussi le moment de distinguer que ce nouveau Magistère conciliaire, essentiellement distinct du Magistère catholique, et un puissant marqueur d’une société


§7. […] le Magistère cause l’unité de foi hier, aujourd’hui et demain, de façon définitive et absolue, car la vérité qu’il enseigne et qui est à la base de l’unité de foi doit toujours demeurer la même […]

>> attention toutefois, on peut tout aussi bien dire le pape reste maître du Magistère, même codifié, car le Magistère est au service de l’autorité de l’Eglise qui est elle-même au service de l’unité de la Foi


§8. Tels sont les principes qui ont permis à Mgr Lefebvre de refuser « l’Église conciliaire » au nom de l’Église et du Magistère « de toujours ».

>> il peut dire cela en toute sécurité maintenant, après être bien sûr d’avoir dévitalisé l’essentiel du refus de l’Eglise conciliaire et la défense du Magistère chez Mgr Lefebvre.



POUR UNE « ENTENTE DOCTRINALE » ?


§1. Il s’agirait donc bien, dans l’esprit de Rome, d’une entente doctrinale. L’expression est cependant équivoque ; elle peut en effet s’entendre en deux sens.

>> à ce stade le propos est déjà incertain. Non, l’expression n’est pas équivoque. Il faut seulement dire que l’entente doctrinale peut déboucher sur deux options : soit Rome change dans le sens de la Tradition (§2), soit Ecône change dans le sens du Concile (§3).

Reconnaissons au §3 de bien exposer la tentation ralliériste, avec la recherche d’une « formulation d’une position doctrinale commune suffisamment acceptable par les deux parties, Rome et la Fraternité » (l'abbé Gleize étant opposé à cette fausse solution)


§5. […] l’usage de l’Église est de considérer les textes non en tant que tels mais d’un point de vue moral,

>> bien sûr, mais ce n’est pas spécifique à l’Eglise, tous les gens normalement constitués, lorsqu’ils signent un contrat, s’assurent des intentions de l’autre partie, intentions dont le contrat est seulement une trace écrite.

Paragraphe §6 à §26 : récitation du catéchisme anti-conciliaire. Toujours bon à relire.

Mais on remarquera avec intérêt cette réflexion faite par des progressistes sur le site internet de La Croix : « Il ne faut pas craindre de le dire, Vatican II a amorcé une rupture, même si nous n'en avons pas encore pris toute la mesure et exploité toutes les richesses. Jusqu'à présent dans la gestion du schisme lefebvriste, dans l'affaire du retour à Rome des intégristes, du retour à l'intégrisme (?), personne n'a jamais exprimé réellement le fond des enjeux théologiques au-delà de ceux de l'oecuménisme, de la liberté religieuse et de conscience, du dialogue interreligieux, de la relation au monde moderne, de la collégialité. Qui osera enfin prendre le temps et les moyens de faire apparaître et de dénoncer la vision archaïque des relations Dieu-Hommes dans laquelle nous risquons de replonger avec la levée par Rome de l'excommunication intégriste ? » (Alain et Aline Weidert , http://www.la-croix.com/Debats/Courrier/Courrier-des-lecteurs-2009-01-27-54…

Explication : il ne suffit pas de critiquer Dignitatis humanae et l’œcuménisme, il faut aussi s’intéresser à cette nouvelle vision de l’homme qui a été apportée par le Christ et que personne n’avait pensé à souligner avant que le Saint-Esprit ne le révèle à Vatican II !


Paragraphes §27 et suivants :

Je trouvais les arguments corrects. Mais il y a une phrase, qui est peut-être une maladresse, ou qui est peut-être calculée, qui était une façon comme une autre d’introduire le raisonnement ou qui servait à entretenir un message subliminal : « §28. L’acceptation de notre part d’une reconnaissance canonique, dans les circonstances actuelles, représente un acte moralement indifférent, mais avec double effet, un effet essentiel bon et un effet accidentel mauvais »

Pour ma part, je n'avais pas vu le mal dans cette phrase, mais plusieurs autres lecteurs regrettent que M. l'abbé Gleize contourne une question essentielle (Viguerie, Mikaël et puis surtout Axel) et ont tenu à exprimer leur mécontentement :

http://resistance.vraiforum.com/t258-Courrier-de-Rome.htm
http://resistance.vraiforum.com/t318-Acte-moral-indifferent.htm
http://resistance.vraiforum.com/t322-Non-au-Corps-mystique-du-Concile.htm

Effectivement, en subliminal, quand on enchaîne certains bouts de phrases, cela donne : la normalité juridique à l’égard de Rome est essentiellement bonne malgré les circonstances actuelles.

Le problème justement est que dans les circonstances actuelles, être dans la normalité juridique à l’égard de Rome n’est pas un effet bon. Ou alors il s’agit de la plate considération qu’il est bon d’être en paix avec quelqu’un, mais pour une personne avisée c’est le motif de cette paix qui est à examiner, et qui est nécessairement mauvais s’il s’agit de la Rome conciliaire. (Comme quoi j’ai compris Wink)

Au milieu des bons arguments contre une reconnaissance canonique, il y a donc deux phrases qui importent tout l’esprit libéral introduit dans les pages 2 à 4.


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MessagePosté le: Jeu 31 Aoû - 17:22 (2017)    Sujet du message: Publicité

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