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Catéchisme Catholique de la crise dans l'Eglise

 
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Viguerie


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MessagePosté le: Ven 3 Fév - 16:38 (2017)    Sujet du message: Catéchisme Catholique de la crise dans l'Eglise Répondre en citant

[[justify]b] 93. Quelles fins poursuit la Fraternité Saint-Pie X ?[/b] La fin première et principale de la Fraternité est la formation de bons prêtres et la sainteté des prêtres. Dans la crise actuelle de la foi, elle a aussi la mission de conserver intègre la foi catholique.

97. Est-il permis de résister au pape ? Quand le pape abuse de sa charge et occasionne à l’Église de graves dommages, on a non seulement le droit mais même le devoir de lui résister.’Le pape et les évêques ont reçu leur autorité du Christ pour protéger et défendre la foi. La règle générale est, bien sûr, de leur obéir. Mais s’ils en viennent à user de leur autorité contre le but même pour lequel elle leur a été conférée – c’est-à-dire en voulant imposer des actes peccamineux ou dangereux pour la foi – on a non seulement le droit mais même le devoir de leur résister : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Ac 5, 29).


✚ La Fraternité Saint-Pie X et les congrégations amies peuvent-elles donc se considérer comme soumises au pape ? — La vertu d’obéissance est un sommet entre deux vices opposés : l’insoumission et la servilité. Dans la crise actuelle, la véritable obéissance ne consiste ni à accepter les erreurs régnantes sous prétexte qu’elles sont favorisées par les papes (ce serait de la servilité), ni à refuser l’autorité des papes, sous prétexte qu’ils sont mauvais (attitude de ceux qu’on appelle « sédévacantistes »). La véritable obéissance consiste à accepter l’autorité du pape en tant que pape, à prier pour lui et à respecter sa personne, tout en résistant activement aux mauvaises orientations qu’il veut donner à l’Église. Telle est l’attitude de la Fraternité Saint-Pie X et des congrégations amies, qui peuvent donc se dire, oui, dans un état de soumission au pape.
✚ Le fait de sacrer des évêques sans autorisation du pape n’entraîne-t-il pas automatiquement un schisme ? — Un sacre épiscopal sans autorisation du pape n’entraîne pas de soi un schisme. Le cardinal Castillo Lara, docteur en droit canonique et président de la Commission pontificale pour l’interprétation authentique des textes législatifs, expliquait ainsi en 1988 : Le simple fait de consacrer un évêque sans mandat pontifical n’est pas en soi une action schismatique
✚ Le principe du cas de nécessité vaut-il aussi pour les lois religieuses ? — La loi naturelle ne peut jamais comprendre d’exception (elle interdit des choses mauvaises par nature qui ne peuvent donc jamais devenir bonnes) ; les lois positives – même religieuses – peuvent en revanche connaître des exceptions, comme le montre la sainte Écriture.
✚ Le principe du cas de nécessité est-il affirmé par les théologiens ? — Le principe du cas de nécessité est notamment exposé par saint Thomas d’Aquin, qui rappelle l’adage traditionnel : La nécessité dispense de la loi
✚ Qu’est-ce que la Tradition ? – La Tradition (avec un grand T), c’est la Tradition apostolique c’est-àdire le dépôt de la foi qui a été confié une fois pour toutes aux Apôtres et que le magistère doit transmettre et protéger jusqu’à la fin du monde 1.

 100. N’aurait-il pas été possible de continuer à faire route avec Rome ? Le simple bon sens indique – et l’expérience confirme – qu’il est actuellement impossible de vivre pleinement et de défendre la foi catholique tout en étant approuvé par la Rome conciliaire. Suite aux sacres épiscopaux de 1988, Rome a concédé la célébration de l’ancienne liturgie à quelques communautés, mais celles-ci doivent en contrepartie reconnaître la nouvelle messe comme un rite pleinement légitime et s’abstenir de toute critique à l’égard de Vatican II. Il leur faut en particulier accepter (ou du moins, ne pas critiquer) la liberté religieuse et l’œcuménisme. Un tel silence constitue, en soi, une complicité coupable.
✚ Si donc la victoire a été remportée, qu’est-ce qui empêche aujourd’hui de se réconcilier avec les autorités romaines ? – Les sacres de 1988 ont contribué à sauver la Tradition catholique non seulement en assurant la transmission du sacrement de l’ordre – et donc de la messe et des sacrements traditionnels – mais aussi en protégeant des erreurs conciliaires une petite partie du troupeau de l’Église. Or ces erreurs conciliaires continuent de ravager l’Église, et elles règnent à Rome même. Pour continuer à s’en protéger efficacement, il est donc nécessaire de garder ses distances avec les autorités romaines. La victoire définitive est encore à venir.
✚ Ne pourrait-on pas continuer à résister aux erreurs conciliaires sans cependant rester ainsi à l’écart des autorités légitimes de l’Église ? – En temps d’épidémie, la plus élémentaire prudence exige de séparer strictement les malades des bien portants. Une certaine communication demeure indispensable (pour soigner ces malades), mais elle est limitée le plus possible et entourée de grandes précautions. Il en va de même dans la situation actuelle : on ne peut fréquenter de façon habituelle les autorités conciliaires sans s’exposer à contracter leurs erreurs. L’exemple des communautés Ecclesia Dei en est la preuve manifeste.

✚ En contrepartie de ces compromissions, les communautés Ecclesia Dei obtiennent-elles au moins de vastes possibilités d’apostolat ? – La situation est assez diverse selon les pays (et, en France, selon les diocèses), mais la plupart des évêques restent très restrictifs vis-à-vis des communautés Ecclesia Dei. Même ceux qui ne leur sont point trop hostiles hésitent à les accueillir, tant ils craignent les réactions de leur clergé ou des laïcs « engagés ». Rome craint de son côté les réactions des évêques. La situation des communautés Ecclesia Dei serait d’une extrême fragilité sans le contrepoids de la Fraternité Saint-Pie X.
✚ Que manifeste, en définitive, cette situation ? – La situation des communautés Ecclesia Dei qui sont contraintes d’abandonner de plus en plus la doctrine traditionnelle, et qui, cependant, ne sont acceptées qu’avec beaucoup de restrictions dans les différents diocèses confirme à l’évidence l’existence de cet « état de nécessité » qu’invoquait Mgr Lefebvre pour justifier les sacres de 1988. Aujourd’hui comme alors, il est impossible à ceux qui veulent défendre jusqu’au bout la foi catholique de collaborer avec Rome. Mais cette situation ne durera pas indéfiniment, NotreSeigneur l’a promis : Les portes de l’enfer ne prévaudront pas (Mt 16, 18).
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Viguerie


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Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 230

MessagePosté le: Ven 3 Fév - 17:11 (2017)    Sujet du message: Catéchisme Catholique de la crise dans l'Eglise Répondre en citant

Catéchisme Catholique de la crise dans l'Eglise
Abbé Matthias Gaudron
Editions du Sel
Couvent de la Haye-aux Bonshommes 49240 Avrillé


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axel thienpont


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Inscrit le: 21 Jan 2017
Messages: 184
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MessagePosté le: Mar 7 Fév - 20:15 (2017)    Sujet du message: Catéchisme Catholique de la crise dans l'Eglise Répondre en citant

✚ Qu’est-ce que la Tradition ? – La Tradition (avec un grand T), c’est la Tradition apostolique c’est-àdire le dépôt de la foi qui a été confié une fois pour toutes aux Apôtres et que le magistère doit transmettre et protéger jusqu’à la fin du monde 1. 



Définition inexacte.
La Tradition existait avant NSJC:
- patriarcale: de Adam à Moïse, exclus,
- mosaïque: de Moïse à NSJC.


Depuis NSJC, la Tradition de vient apostolique:
C'est l'Ecriture sainte confirmée et explicitée par les Apôtres, 
puis ce dépôt (clos à la mort de St Jean), précisé et expirgé des hérésies par les successeurs des Apôtres, y compris leur chef, les pontifes romains (lesquels confirment leurs frères dans la foi lorsqu'ils parlent ex cathedra, de la chaire de St Pierre).


Cette rigueur est d'autant plus importante que:
- l'infaillibilité de la Tradition fut confirmée par Vatican 1, avec les 4 notes de reconnaissance de l'infaillibilité des pontifes romains,
- à laquelle il faut ajouter le serment anti-moderniste de St Pie X, qui fait partie intégrale de la radition apostolique, et qui seul permet d'exclure de la Tradition le Concile Vatican 2.


Sinon, rien n'empêche le catholique d'intégrer les enseignements du Vatican 2 dans la Tradition apostolique, ce que ne manquent pas de faire les papes "conciliaires", inventant une Tradition "vivante".


En réalité:
- la Tradition est vivante, mais à condition de ne pas être évolutive dans le dogme,
- la Tradition "conciliaire" n'est pas vivante, mais évolutive et morte de jure, de droit, car au moins schismatique de la Tradition apostolique (quand elle n'est pas apostate et hérétique en plus!). 


La Tradition apostolique est l'obéissance au 4ème commandement de Dieu: "Tu honoreras père et mère".
Les papes et prélats conciliaires y désobéissent par la Révolution, la port du "père" (famille, état, Eglise).


C'est là la rupture essentielle entre la "Rome de toujours", et la Rome néo-protestante refusée par Mgr Lefebvre et de Castro-Mayer.


Cette désobéissance induit ensuite les péchés contre les 3 premiers commandements:
- schisme conte le père,
- hérésie contre le Verbe,
- apostasie contre le Saint-Esprit.


Or le dogme sur l'Eglise précise que tous les péchés ne sortent pas le catholique de l'Eglise, mais ces 3 là, oui!


D'où la justesse du mot de Mgr Lefebvre: "Ils ont quitté l'Eglise!".


Reste ensuite à distinguer les concepts de "pape" et "pontife".
Ceci vaut d'autres fils "dogmatiques"...


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Viguerie


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Messages: 230

MessagePosté le: Mar 7 Fév - 20:57 (2017)    Sujet du message: Catéchisme Catholique de la crise dans l'Eglise Répondre en citant

Pardonnez mon ignorance, je pensais que l'abbé Gaudron avait donné la bonne définition de la Tradition dans son livre, de plus édité par les éditions du SEL avec préface de l'abbé de Cacqueray il faudrait demander une correction pour cette inexactitude.

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axel thienpont


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MessagePosté le: Mar 7 Fév - 23:26 (2017)    Sujet du message: Catéchisme Catholique de la crise dans l'Eglise Répondre en citant

Définition inexacte ne signifie pas définition fausse.


L'abbé Gaudron et les différents auteurs ou autorités qui autorisent son catéchisme de la crise dans l'Eglise ont tous fait un excellent travail.


Cette "définition de la Tradition" met l'accent sur ce qu'il y a de plus important: l'immutabilité du dépôt révélé.


Comme la crise remet en cause cette immutabilité en inventant une "Tradition évolutive", pour accuser précisément Mgr Lefebvre d'avoir une "mauvaise définition de la Tradition" (motif de la fausse excommunication par Jean Paul 2), l'abbé Gaudron donne une définition de la Tradition équivalente à la Révélation.   


Toutefois, Révélation et Tradition ne sont pas choses ou concepts absolument identiques.


La Tradition est :
- la transmission exacte du dépôt révélé,
- adaptée, "traduite", aux hommes en leur temps,
- sans altérer le sens substantiel du dépôt révélé, (exemple = serment anti-moderniste),
- mais au contraire en en évacuant les erreurs récurrentes (exemple = on ne revient pas sur les choses déjà jugées par l'Eglise).


Certes, les "précisions" apportées par l'Eglise sur ce qu'il faut croire ou ne pas croire, faire ou ne pas faire, appartiennent au dépôt depuis toujours, mais non pas leur expression dogmatique sujette à précisions. 


Le dépôt révélé est de soi plus grand que la Tradition.
Mais la Tradition écarte du dépôt ce qui ne lui appartient pas: notamment les hérésies, que les aveugles aimeraient bien y introduire!


La Tradition est justement ce qui permet de dire à Mgrs Lefebvre et de Castro-Mayer: "Ceci ne fait pas partie du dépôt!".
Là où les "conciliaires" assurent que si, exemple = Vatican 2 fait partie du dépôt révélé.


Dire que la Tradition est le dépôt, ne suffit donc pas à contrer dogmatiquement les conciliaires.


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