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Croisade de la Charité

 
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Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 522

MessagePosté le: Mar 12 Déc - 20:56 (2017)    Sujet du message: Croisade de la Charité Répondre en citant

DÉCEMBRE 2017 https://cristiadatradicinalista.blogspot.fr/


Soin et visite des malades


Témoignage de Sœur Lucie dans ses Mémoires II (p 19 à 21)

On venait souvent demander à ma mère de se rendre chez une personne malade. Maman laissait tout et partait en confiant ce qu'il y avait à faire à une de mes sœurs plus âgée qui était à la maison. 


Je me souviens d'un jour où marraine Teresa était chez nous, bavardant avec ma mère. Entra un petit garçon, fils de Ti Prazeres, qui habitait la maison voisine de la nôtre, sur le côté gauche en direction de Casa Velha. Il venait demander à maman de se rendre chez lui, car sa mère était malade. Maman se leva aussitôt pour y aller, mais marraine Teresa lui dit: 


- Ma fille, tu ruines ta santé en voulant ainsi soigner tout le monde. 


Ma mère répondit: 


- Ne vous en faites pas. J'aide les autres, et Dieu m'aide. 


Lorsqu'il lui arrivait d'être appelée pendant la nuit, c'était mon père qui se levait pour répondre, puis transmettait la commission à maman et, tandis qu'elle s'habillait, il allumait la lanterne pour qu'elle ne se heurte à rien en chemin.


Quand a sévi l'épidémie de pneumonie, en 1918, il n'y avait à la maison que mes parents, mon frère Manuel, ma sœur Gloria et moi. Il me semble que ma sœur Carolina était à Leiria. L'épidémie a frappé presque tout le monde. Ma mère et ma sœur Gloria allaient de maison en maison soigner les malades. Un jour, l'oncle Marto avertit mon père de ne pas laisser aller maman et ses filles chez les malades pour les soigner, car c'était une épidémie très contagieuse et nous pourrions aussi tomber malades. 


Le soir, quand mon père rentra à la maison, il défendit à ma mère et à ses filles d'aller soigner les malades chez eux. Maman écouta, en silence, tout ce que mon père disait et répondit après: 


- Ecoute, tu as raison. C'est exactement comme tu le dis. Mais, regarde, comment pouvons-nous laisser mourir tous ces gens sans qu'ils aient un verre d'eau? Le mieux serait que tu viennes avec moi pour constater l'état dans lequel se trouvent ces personnes et juger si nous pouvons les laisser à l'abandon. 


Et, montrant du doigt une grande marmite suspendue dans la cheminée au-dessus du foyer, elle dit: 


- Tu vois cette marmite ? Elle est remplie de poulets. Quelques-uns ne sont même pas à nous: je les ai rapportés de chez les malades, car les nôtres ne suffiraient pas pour tous. Ils sont en train de cuire pour faire du bouillon. J'ai déjà les petites marmites, qui leur appartiennent. Si tu voulais m'accompagner, tu m'aiderais à porter les paniers contenant les marmites de bouillon et, en même temps, tu verrais et nous déciderions comment il faut agir. 


Mon père accepta. Ils remplirent les marmites de bouillon et ils partirent tous les deux avec deux paniers, un dans chaque main. Peu après, mon père rentra avec un bébé dans son petit berceau et il dit à ma sœur Gloria et à moi-même:


- Prenez soin de ce petit. Ses parents sont tous les deux au lit avec la fièvre et ne peuvent s'occuper de lui. 


Il sortit de nouveau et peu après rentra avec deux enfants qui pouvaient déjà marcher, mais ne pouvaient se débrouiller seuls, et il dit: 


- Occupez-vous encore de ces deux petits: ils ne font que pleurer autour du lit de leurs parents qui ont la fièvre et ne peuvent s'occuper d'eux. 


Et ainsi, il en ramena plusieurs, je ne me rappelle pas combien. 


Le lendemain, on vint nous dire que, chez tante Olimpia, tout le monde était également au lit avec la fièvre. Mes parents y allèrent aussi pour les soigner. Ils les trouvèrent légèrement mieux, mais quatre d'entre eux demeuraient toujours avec une fièvre qui les minait petit à petit et l'un après l'autre. En peu d'années, il en mourut quatre: François, Jacinthe, Florinda  et Teresa. 


Pendant cette période, mes parents ne faisaient qu'aller de maison en maison pour soigner les malades. Mon père et mon frère Manuel s'occupaient également des bêtes qui, dans leurs étables, hurlaient de faim; ils devaient traire les vaches pour donner du lait aux malades et aux enfants. A ceux-ci, on donnait également des soupes de pain ramolli dans du bouillon; aux plus grands, quelques bouts de viande mélangés au bouillon, avec un peu de riz; la même chose aux malades qui allaient mieux. 


Les besoins étaient tellement grands que mes parents n'hésitèrent pas à me laisser aller pour quelques nuits chez une veuve qui vivait seule avec un fils tuberculeux au dernier degré; cette veuve pouvait ainsi se reposer, sachant qu'il y avait dans la maison une fille de 11 ans capable de donner à son fils un verre d'eau ou une tasse de bouillon et qu'il pouvait appeler en cas de besoin. Je ne me souviens pas du nom de la femme ni du fils, mais de leur maison qui était entre celle de tante Olimpia et celle des forgerons. Pour y entrer, on montait un escalier de pierre qui donnait sur la rue. Le jeune malade passait les nuits, assis dans son lit, appuyé contre les oreillers, sans pouvoir respirer. Quelquefois j'allais à la cuisine chercher l'éventail et je l'agitais devant son visage pour lui donner un peu d'air. Quand il me voyait là, il était tellement content qu'il prétendait mieux dormir ces nuits-là. 


On avertit aussi mon père qu'il était téméraire de me laisser aller dans cette maison à cause du danger de contagion. Mon père répondit: 


- Dieu ne me payera pas par le mal, le bien que je fais pour Lui. 


Et il en fut ainsi. Mon père avait raison d'avoir confiance, car j'ai presque 82 ans et je n'ai pas encore ressenti le moindre symptôme de cette maladie.





Résolution :
Rappelons-nous quelques unes des œuvres de miséricorde corporelle : donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire à ceux qui ont soif, visiter les infirmes ...  En ce temps de Noël, pensons à visiter ou soulager l'un ou l'autre malade. 


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MessagePosté le: Mar 12 Déc - 20:56 (2017)    Sujet du message: Publicité

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Joseph


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2017
Messages: 135

MessagePosté le: Mar 12 Déc - 21:38 (2017)    Sujet du message: Croisade de la Charité Répondre en citant

Le désert de véritables œuvres et d'actions de miséricorde dans le milieu de la FSSPX n'est il pas signe que quelque chose ne va plus selon l'esprit divin ?
Certains diront qu'il y a des écoles, des maisons de retraites : je vous invite à regarder le prix de la mensualité de ces instituts sur divers sites pour comprendre qu'il ne s'agit pas d'une œuvre de miséricorde mais bien d'autre chose.


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Gillou47


Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2017
Messages: 434

MessagePosté le: Mar 12 Déc - 22:18 (2017)    Sujet du message: Croisade de la Charité Répondre en citant

Joseph a écrit:
Le désert de véritables œuvres et d'actions de miséricorde dans le milieu de la FSSPX n'est il pas signe que quelque chose ne va plus selon l'esprit divin ?
Certains diront qu'il y a des écoles, des maisons de retraites : je vous invite à regarder le prix de la mensualité de ces instituts sur divers sites pour comprendre qu'il ne s'agit pas d'une œuvre de miséricorde mais bien d'autre chose.


n'importe quoi 'Joseph' Rolling Eyes
L'objection est mal choisie (hors périmètre), de plus ces instituts fonctionnent avec un budget très inférieur à celui d'autres équivalents dans le monde occidental.

Une objection plus amusante aurait été que "se réfugier dans un résistantialisme anti-Vatican II" pousse moins à la charité que la "compréhension envers les pauvres autorités de l'Eglise qui sont dans la confusion", et c'est pourquoi on aurait besoin de lancer de telles campagnes pour se donner une caution morale. Very Happy

L'idée de la croisade de la charité est de faire que nos oeuvres de charité soient bien ordonnées à Jésus-Christ, et non uniquement à notre confort moral ou à l'amour de l'autre (et encore ne servent de caution à une politique de rapprochement avec l'Eglise conciliaire).


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Viguerie


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 522

MessagePosté le: Ven 2 Fév - 18:10 (2018)    Sujet du message: "J'étais en prison et vous êtes venus à moi" Répondre en citant

Croisade de la Charité FEVRIER 2018        https://cristiadatradicinalista.blogspot.fr/




"J'étais en prison et vous êtes venus à moi"
Matt 25, 36



Père Lataste, apôtre des prisons
 (1832-1869)







« Dieu, pour se donner à nous, ne nous demande pas ce que nous fûmes, il n'est touché que de ce que nous sommes. » 




Ces paroles s'adressaient aux prisonnières internées à Cadillac-sur-Garonne, près de Bordeaux, au cours d'une instruction de retraite prêchée aux détenues, en septembre 1864. Il peut sembler ironique de ménager une retraite aux femmes d'une Maison Centrale, qu'on a justement soustraites du monde des vivants. 




On peut croire que le prédicateur de cette étrange retraite n'était pas venu à la prison de femmes sans appréhension. Lui-même l'avouera plus tard: " J'y suis entré avec un grand serrement de cœur, avec la pensée que c'était ou que ce serait peut-être inutile. " 




Il semble difficile, en effet, de rêver auditoire plus ingrat, moins préparé à recevoir la parole de Dieu. Les incroyants et les pécheurs qu'on atteint du haut d'une chaire d'église manifestent, au moins par leur présence, une velléité dans la connaissance de la vérité ou la rectification de leur conduite. Qu'attendre de misérables créatures, tombées, dévoyées, qui, après avoir connu l'humiliation de voir leur pauvre vie étalée au grand jour du tribunal, connaissent maintenant l'horreur et l'avilissement de la prison? Elles seraient là parce que le règlement les y forcerait. - Qui sait? une diversion, même pieuse, ne leur déplairait point: entendre une voix humaine, voir quelqu'un du dehors, du monde où l'on est libre, où l'on peut vivre, est un vrai soulagement dans la monotonie et l'abrutissement de la réclusion forcée. Si le Père Lataste avait eu quelque expérience du milieu des prisons de femmes, il aurait pu se laisser aller à des réflexions autrement déprimantes. 




Il n'était pas homme à reculer devant une tâche ardue. Il avait même désiré l'occasion de secourir la 

déchéance des filles perdues, la pire qu'il avait imaginée, mais il n'avait guère envisagé ce ministère, d'ailleurs incertain, qu'à la sortie des prisons. Est-ce qu'on évangélise 1'enfer? La mort dans l'âme il avait pris le chemin de la forteresse hostile. Le Supérieur avait désigné, au hasard, ce jeune religieux qui avait si bien débuté dans la parole publique; au reste, n'était-il pas originaire lui-même de Cadillac?




Le P. Lataste remplirait pourtant son travail consciencieusement, comme tout ce qu'il avait fait jusqu'ici.(...)





« Je ne sais, disait-il, si vous avez pris garde à ceci : en commençant, comment vous ai-je appelées? Mes chères sœurs. Mes chères sœurs! Comprenez-vous cela? Que m'êtes-vous, après tout? Hier, je ne vous connaissais pas, et dans quelques jours nous nous séparerons, peut-être pour ne plus nous revoir ici-bas. Bien plus, vous êtes des femmes dégradées - nous pouvons bien nous dire nos vérités, nous sommes en famille (sic) - vous êtes des femmes dégradées, avilies, mises au ban de la Société. Si vous sortiez d'ici, si l'on voit d'où vous sortez, on vous montrerait du doigt, on se méfierait de vous, on ne voudrait pas de vous peut-être même pour servantes ou pour femmes de peine. Je n'approuve point cela, je sais bien que c est, injuste souvent, cruel, tout ce que vous voudrez, mais enfin, cela est ainsi. Et maintenant, je suppose qu'au lieu de vous présenter comme servantes ou comme femmes de peine, vous alliez trouver une autre jeune fille, ou une autre femme de votre âge et que lui présentant la main vous lui disiez: « Sois mon amie, sois-moi une sœur, je t'aime », vous la verriez sans doute, si elle savait qui vous êtes, vous la verriez sans doute repousser votre main, avec pitié peut-être, avec dégoût aussi. Pauvre femme, se dirait-elle en elle-même, que me demande-t-elle là? Une voleuse, une reprise de justice, une empoisonneuse peut-être, une infanticide, que sais-je? Pauvre femme, voilà du pain si vous en voulez, mais je ne puis avoir commerce d'amitié avec vous; passez votre chemin. Voilà la plus douce réponse qu' on pourrait vous faire. 


Et moi, moi ministre de Dieu, consacré, quoique très indigne, au service de ses autels, voué pour toute ma vie à la privation absolue de ce dont vous avez abusé, volontairement lié par les vœux perpétuels de pauvreté, d'obéissance, de chasteté, moi je viens à vous de moi-même, sans attendre que vous m'ayez appelé, et vous tendant les mains, je vous appelle : mes bonnes, mes pauvres, mes chères sœurs. Et ce n'est pas là une parole banale, je suis prêt à faire pour vous bien plus encore. Vous n'aurez qu'à le vouloir, qu'à le désirer, qu'à vous présenter à la porte du Saint Tribunal, et là, ce ne sera plus seulement un frère que je serai pour vous, ce sera tout ce qu'il y a de plus doux et de plus aimant sur la terre, et vous m'appellerez : Mon Père! et je vous nommerai : mon enfant ! et il s'établira entre nous, si vous le voulez, les relations de la plus franche, la plus sincère, la plus cordiale intimité qui fût jamais. Je vous ouvrirai mon cœur et vous m'ouvrirez le vôtre, et ces liens, quoique ne devant durer que quelques jours, seront si forts et si sacrés, que la mort même ne les pourra détruire, et que nous les retrouverons au ciel, un jour, si nous y allons, vous et moi .... 


Et d'où vient que vous m'êtes si chères, vous que le monde oublie et méprise? ... C'est que nous sommes les ministres d'un Dieu qui vous aime, malgré vos souillures, d'un amour sans égal ici-bas, d'un Dieu qui vous poursuit de son amour sans cesse ... Si vous saviez comme il est bon, ce Dieu dont vous êtes séparées et qui vous rappelle ... »


M-H Lelong : Les Dominicaines des prisons

Résolutions
Nous n'avons sans doute pas tous l'occasion de visiter des prisonniers.  Parfois l'occasion s'en présente ( Témoignage  ) Mais nous devons et pouvons tous prier pour ces prisonniers : la prison est parfois un lieu de conversion ... pour autant que des âmes prient et se sacrifient pour eux.  





Et il ne nous sera peut-être pas inutile de regarder en nous-même la manière dont nous considérons ces âmes


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:15 (2018)    Sujet du message: Croisade de la Charité

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