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Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux

 
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Viguerie


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MessagePosté le: Jeu 11 Jan - 21:07 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux fidèles
5 janvier 2018 / Canada Fidèle

Voici un message envoyé aux fidèles par MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy pour leur donner quelques précisions concernant plusieurs points qui font difficulté.

Canada Fidèle


Le prophète Isaïe par Gustave Doré

 

Chers fidèles,
plusieurs d’entre vous nous ont fait part de leurs interrogations et de leurs inquiétudes suscitées par des conseils que leur donnerait M. l’abbé Ercoli lors de ses visites. Nous voudrions en profiter pour vous indiquer notre manière de penser et d’agir vis-à-vis de cette situation. Ce message n’a pas pour but de discréditer M. l’abbé Ercoli ou sa position doctrinale, mais seulement de vous préciser ce qui nous distingue. À vous ensuite d’opter pour la position qui vous semble la plus conforme à la réalité.

– M. l’abbé Pinaud et M. l’abbé Roy ne déclarent pas que le Siège Apostolique est vacant depuis la mort du pape Pie XII. Nous constatons la dérive évidente des occupants du Siège de Pierre depuis 1958, mais nous ne sommes pas disposés à déclarer que tous ceux qui ont été élus depuis lors ont été de faux papes. Nous ne pensons pas impossible que l’Église déclare un jour que nous étions en présence d’antipapes. Mais nous préférons attendre patiemment la réponse de l’autorité légitime : « Dans la voie de vos commandements, Seigneur, nous avons attendu patiemment, ô Dieu, votre nom et votre souvenir sont le désir de nos âmes.» Isaïe, 26,8 Nous ne souhaitons nullement entrer dans des discussions interminables au sujet du sédévacantisme (car tout a déjà été dit et redit avant nous), nous constatons simplement que le sédévacantisme pose quasiment autant de problèmes théologiques qu’il n’en résout, notamment en ce qui concerne l’Apostolicité de l’Église.

– De même, M. l’abbé Pinaud et M. l’abbé Roy ne déclarent pas que toute messe où le nom du pape François est mentionné doit être considérée comme illégitime. Considérant le chaos dans lequel se trouve l’Église en ce moment, nous ne désirons pas imposer aux fidèles un joug que nous-mêmes peut-être « nous ne pourrions porter » (Actes 15, 10). Bien des prêtres, quoique persuadés de devoir nommer le pape François au canon de la messe,  expriment néanmoins publiquement leur volonté de ne pas être de la communion des infidèles, et, par conséquent, l’assistance à leur messe nous semble tout-à-fait légitime.

– M. l’abbé Pinaud et M. l’abbé Roy ne déclarent pas non plus que l’assistance aux messes de la Fraternité Saint-Pie X soit à éviter en toutes circonstances. Ils sont d’avis qu’étant donnée la situation ambigüe dans laquelle se trouve la Fraternité, il faut distinguer au cas par cas, selon les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons et selon l’esprit des prêtres en présence. Il en va de même, selon nous, en ce qui concerne la réception des autres sacrements. Le jour où nous considérerons qu’éviter tout contact avec les prêtres de la Fraternité s’imposera aux consciences des fidèles, nous le ferons savoir clairement. Nous demeurons convaincus de la nocivité des gestes posés par la Fraternité ces dernières années en direction de la Rome apostate, c’est pourquoi nous refusons d’y collaborer, mais nous estimons que la prudence nous invite, pour le bien des âmes, à éviter tout conseil trop catégorique qui éloignerait sans nécessité absolue les fidèles des sacrements.

La paix des âmes nécessite en effet de ne suivre qu’une direction à la fois. Les appels inquiets de certains d’entre vous nous ont incités à vous apporter ces précisions, comme nous l’avions déjà fait par le passé.

Avec l’assurance de notre dévouement sacerdotal,

En union de prières,

Abbé Nicolas Pinaud
Abbé Pierre Roy


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MessagePosté le: Jeu 11 Jan - 21:07 (2018)    Sujet du message: Publicité

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Sean Johnson


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MessagePosté le: Jeu 11 Jan - 21:42 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

http://sodalitium-pianum.com/non-una-cum-and-the-resistance/
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Dies Irae


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MessagePosté le: Jeu 11 Jan - 23:59 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Certes l'encyclique Ex Quo primum de Benoit XIV est une clef essentielle de la compréhension de la situation que nous vivons, mais il ne faut pas oublier la Bulle Cum ex apostolatus officio de Paul IV. En d'autres termes la confusion est extrême comme Notre-Dame nous en avait averti à Fatima. J'estime que la position des abbés Roy et Pinaud est simplement destinée à rappeler que le jugement définitif sur cette situation de confusion extrême est le seul qui nous sortira de cette confusion. Ainsi nous suggèrent-ils de ne pas juger les opinions de ces clercs qui combattent vraiment pour l'intégrité de la foi catholique malgré d'apparentes contradictions avec le magistère - situation qui déchire certainement leur âme autant voire plus que la nôtre - car le magistère lui-même semble se "contredire" dans son application aux papes conciliaires, en particulier François.
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Sean Johnson


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 03:51 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Archbishop Lefebvre Anathematizes Non Una Cum Priests 
January 24, 2017
http://sodalitium-pianum.com/archbishop-lefebvre-anathematizes-non-una-cum-priests/
 
 



  
 
 
 
The Society of St. Pius X, its priests, brothers, sisters and oblates cannot tolerate among its members those who refuse to pray for the Pope

-Archbishop Marcel Lefebvre 
 
http://www.sspxasia.com/Documents/Archbishop-Lefebvre/Apologia/Vol_two/Chapter_40.htm 
 
  

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Dies Irae


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 06:50 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Cher Sean,


Les faits qui permettent de dire que la chose est jugée ne se limitent pas à un unique point de l'histoire de Mgr Lefebvre. Listons donc certains faits :
  • Quoique vénérable et vrai champion de la foi, ainsi lui devons-nous énormément, Mgr Lefebvre n'agissait pas, en particulier avant l'élection de JPII, comme s'il devait suppléer à la défaillance du magistère suprême de l'Église
  • Mgr Lefebvre, au fur et à mesure de l'approfondissement de ses réflexions,  en particulier face aux énormités de l'église conciliaire, a muri et nuancé, avec l'aide de Mgr Castro-Meyer en particulier, que lui-même vénérait, ses propres jugements sur beaucoup de points, en particulier sur celui-ci. Or l'énoncé très péremptoire de ce jugement est de novembre 1979.
  • Mgr Lefebvre disait lui-même, après Assise par exemple, et surtout après 1988, que le sédévacantisme était une opinion théologique que l'on ne pouvait pas repousser d'un revers de main, en particulier il affirmait avec autant de conviction que pour le jugement du 8 novembre 1979 que vous présentez comme définitif : "L'Église est occupée par une loge maçonnique" ou "Ce sont eux qui ont quitté l'Église"
  • Enfin lors du jugement du 8 novembre 1979, Mgr Lefebvre a pris la précaution, comme à chaque fois, de le limiter aux membres de la FSSPX, ce que je ne suis pas, cela donc ne me lie pas, pour autant que cela puisse lier les membres présents de la FSSPX



En conséquence, j'affirme que la déclaration de Mgr Lefebvre du 8 novembre 1979 n'a pas la force de la chose jugée en dernier recours, certainement pas pour l'Église dans son ensemble, comme s'il s'agissait d'un acte du magistère, mais pas même pour la seule FSSPX.




Par surcroît :
  1. Si la position de Mgr Lefebvre est claire (en substance : je ne peux pas juger du fait que les papes sont papes moi-même car je n'en ai pas le droit [1]) il n'en reste pas moins que c'est une opinion, d'une part, et que ce n'est même pas le sujet de la déclaration des abbé Roy et Pinaud.
  2. Ainsi, dans la prière de saint Pie X à Saint Joseph [2], il nous est proposé de demander "de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés" et c'est bien pour que le travail de Résistance puisse se faire "avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés" que les abbés Roy et Pinaud ont fait leur déclaration.

Ainsi ces deux derniers points font de la déclaration de Mgr du 8 novembre 1979 un élément connexe à notre analyse et pas un apport essentiel.


En conclusion, je ne crois pas que l'on puisse s'appuyer sur ce jugement pour désapprouver cette lettre.


Notes :


[1] La position de Mgr Lefebvre est résumée magnifiquement dans cet extrait du livre "Le sédévacantisme" au Sel de la Terre "Le sédévacantisme agite et trouble de nombreux catholiques depuis le concile Vatican II, et surtout depuis l'étrange pontificat du pape François. 
Depuis le Concile, les papes répandent des erreurs manifestes, mettant en danger la foi des catholiques. Peuvent-ils encore être de vrais papes à qui Notre-Seigneur a promis l'infaillibilité et pour lesquels il a prié afin qu'ils confirment leurs frères dans la foi ? (.) 


Mgr Lefebvre avait encouragé la revue Le Sel de la terre à traiter cette question (.) C'est pourquoi Le Sel de la terre a publié un certain nombre d'études sur le sujet. Nous avons regroupé ici les principales, non sans les avoir « revues et corrigées ».  


Sans prétendre remplacer l'autorité ecclésiastique, qui, un jour, tranchera la question, nous pensons montrer ici que la position adoptée par Mgr Lefebvre est la plus prudente et la plus conforme à la réalité : tant qu'aucune preuve évidente n'est venue nous imposer une autre opinion, il faut tenir que les papes actuels ont conservé leur office. Ce qui n'empêche pas de leur résister dans les domaines où ils s'opposent à ce leurs prédécesseurs ont infailliblement enseigné, selon l'exemple de saint Paul vis-à-vis de saint Pierre."


[2] PRIÈRE DE SAINT PIE X
au glorieux Saint Joseph Modèle des Travailleurs
Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l’expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance  et joie, regardant comme un honneur d’employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d’intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l’œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche Joseph ! telle sera ma devise à la vie à la mort. Ainsi soit-il.

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Joseph


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 09:47 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Cher Dies,

Vous ignorez sans doute que la bulle de Paul IV a été abrogée par Pie XII en 1945.

Vous pouvez lire l'article très solide sur ce site : https://lebloglaquestion.wordpress.com/2015/02/15/la-bulle-de-paul-iv-cum-ex-apostolatus-officio-na-plus-de-valeur/

Citation:
la bulle de Paul IV trouve d’autant mieux et de manière définitive sa limite sur le plan disciplinaire, que le vénérable Pie XII jugea nécessaire, pour de sages motifs, de modifier précisément les dispositions relatives à l’élection du Pape, en décidant dans sa Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis publiée le 8 décembre 1945, de suspendre l’effet des censures disciplinaires de Cum ex Apostolatus Officio.


Il est tout de même étonnant que les sédévacantistes (ou pseudo sédévac) ne citent jamais Pie XII .

Mais peut être que Pie XII n'était pas légitime selon eux ?


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Rita


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 15:18 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Chers amis,

Permettez-moi de poser une question qui vous paraîtra peut-être naïve... Alors vous pourrez y répondre !

Y a-t-il une différence entre un prêtre "non una cum" et un prêtre sédévacantiste ?

Pour autant que je sache, la formule "non una cum" est celle employée entre la mort d'un Pape et l'élection de son successeur, c'est-à-dire lorsque le siège est vacant.

Si j'ai bien compris le message ci-dessus, les abbé Roy et Pinaud seraient "non una cum" non sédévacantistes et l'abbé Ercoli serait "non una cum" sédévacantiste.


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Sean Johnson


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 16:00 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Non una cum = libéralisme = sedevacantisme pratique:


La croyance qu'un homme peut décider pour lui-même si un pape est un pape ou non.


http://sodalitium-pianum.com/usml-dissolved-in-favor-of-independence/
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domenico


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 17:19 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Rita,

il me semble que vous résumez très clairement la situation en peu de mots :
Citation:

 Si j'ai bien compris le message ci-dessus, les abbé Roy et Pinaud seraient "non una cum" non sédévacantistes et l'abbé Ercoli serait "non una cum" sédévacantiste.
Quand j'analyse la question, il me paraît que cela se situe surtout, pour les "non una cum" non sédévacantistes, dans la traduction du "una cum". Certains le traduisent par "être en communion avec" et donc n'envisagent d"être de la communion des infidèles", tout en ne prêchant pas pour autant la vacance du siège :
Citation:

 M. l’abbé Pinaud et M. l’abbé Roy ne déclarent pas que le Siège Apostolique est vacant depuis la mort du pape Pie XII. Nous constatons la dérive évidente des occupants du Siège de Pierre depuis 1958, mais nous ne sommes pas disposés à déclarer que tous ceux qui ont été élus depuis lors ont été de faux papes. Nous ne pensons pas impossible que l’Église déclare un jour que nous étions en présence d’antipapes. Nous ne pensons pas impossible que l’Église déclare un jour que nous étions en présence d’antipapes. Mais nous préférons attendre patiemment la réponse de l’autorité légitime
D'autres prêtres traduisent le "una cum" par "pour le pape", ce qui est valable notamment pour bien des traductions anglo-saxonnes. N'étant pas "en communion avec" ils peuvent en revanche "prier pour le pape" comme nous prions pour la conversion de nos autorités politiques, de nos parents, etc. aussi infidèles soient-ils à la loi naturelle et divine.

Dans le prieuré de la Fraternité auquel je vais encore, sur les trois prêtres, deux sont "non una cum" sans pourtant être sédévacantistes. Il y en a d'ailleurs beaucoup, de plus en plus...

Il est vrai que sur François bien plus de prêtres qu'auparavant se posent la question de sa légitimité, dont un certain ancien supérieur de district à barbe, et Mgr Williamson (dans un récent entretien donné en France, je crois en décembre, qui se trouve sur youtube)... Notamment parce que JM Bergoglio a été ordonné et sacré évêque selon les nouveaux rites conciliaires. Mais se poser la question, douter de la légitimité à cause, en autre chose, du doute objectif sur la validité du sacrement donné, ne veut pas dire juger à la place de l’Église et déclarer la vacance du siège.
Et puisqu'on parle de Mgr Lefebvre, il a collaboré avec l'abbé Coache, qui professait un vrai sédévacantisme ; la Fraternité avec le célèbre abbé Schaeffer, devenu père Bruno, ordonné par Mgr Guérard des Lauriers. Lors de la messe d'enterrement le sermon a été prononcé par l'abbé de Cacquerey qui n'avait pas hésité alors à évoquer le sédévacantisme de l'abbé comme ce qui l'avait aidé à garder la foi ! Sans complexes.
Quand à la situation dans la Résistance, Mgr Zendejas a été sacré évêque dans la chapelle de l'abbé Ringrose, de notoriété "non una cum" !

Dans ces questions si délicates, il est donc bon de ne pas être manichéen, trop catégorique, et cela est valable tant pour les "non una cum" que pour les "una cum" afin de ne pas
Citation:

 imposer aux fidèles un joug que nous-mêmes peut-être « nous ne pourrions porter » (Actes 15, 10).

 


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Sean Johnson


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 17:33 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

domenico a écrit:
Rita,

il me semble que vous résumez très clairement la situation en peu de mots :
Citation:
 Si j'ai bien compris le message ci-dessus, les abbé Roy et Pinaud seraient "non una cum" non sédévacantistes et l'abbé Ercoli serait "non una cum" sédévacantiste.




Quand j'analyse la question, il me paraît que cela se situe surtout, pour les "non una cum" non sédévacantistes, dans la traduction du "una cum". Certains le traduisent par "être en communion avec" et donc n'envisagent d"être de la communion des infidèles", tout en ne prêchant pas pour autant la vacance du siège :
Citation:
 M. l’abbé Pinaud et M. l’abbé Roy ne déclarent pas que le Siège Apostolique est vacant depuis la mort du pape Pie XII. Nous constatons la dérive évidente des occupants du Siège de Pierre depuis 1958, mais nous ne sommes pas disposés à déclarer que tous ceux qui ont été élus depuis lors ont été de faux papes. Nous ne pensons pas impossible que l’Église déclare un jour que nous étions en présence d’antipapes. Nous ne pensons pas impossible que l’Église déclare un jour que nous étions en présence d’antipapes. Mais nous préférons attendre patiemment la réponse de l’autorité légitime




D'autres prêtres traduisent le "una cum" par "pour le pape", ce qui est valable notamment pour bien des traductions anglo-saxonnes. N'étant pas "en communion avec" ils peuvent en revanche "prier pour le pape" comme nous prions pour la conversion de nos autorités politiques, de nos parents, etc. aussi infidèles soient-ils à la loi naturelle et divine.

Dans le prieuré de la Fraternité auquel je vais encore, sur les trois prêtres, deux sont "non una cum" sans pourtant être sédévacantistes. Il y en a d'ailleurs beaucoup, de plus en plus...

Il est vrai que sur François bien plus de prêtres qu'auparavant se posent la question de sa légitimité, dont un certain ancien supérieur de district à barbe, et Mgr Williamson (dans un récent entretien donné en France, je crois en décembre, qui se trouve sur youtube)... Notamment parce que JM Bergoglio a été ordonné et sacré évêque selon les nouveaux rites conciliaires. Mais se poser la question, douter de la légitimité à cause, en autre chose, du doute objectif sur la validité du sacrement donné, ne veut pas dire juger à la place de l’Église et déclarer la vacance du siège.
Et puisqu'on parle de Mgr Lefebvre, il a collaboré avec l'abbé Coache, qui professait un vrai sédévacantisme ; la Fraternité avec le célèbre abbé Schaeffer, devenu père Bruno, ordonné par Mgr Guérard des Lauriers. Lors de la messe d'enterrement le sermon a été prononcé par l'abbé de Cacquerey qui n'avait pas hésité alors à évoquer le sédévacantisme de l'abbé comme ce qui l'avait aidé à garder la foi ! Sans complexes.
Quand à la situation dans la Résistance, Mgr Zendejas a été sacré évêque dans la chapelle de l'abbé Ringrose, de notoriété "non una cum" !

Dans ces questions si délicates, il est donc bon de ne pas être manichéen, trop catégorique, et cela est valable tant pour les "non una cum" que pour les "una cum" afin de ne pas
Citation:
 imposer aux fidèles un joug que nous-mêmes peut-être « nous ne pourrions porter » (Actes 15, 10).





 




Ces objections sont toutes traitées dans les articles ci-dessus.


De plus, aucun des libéraux qui avancent la liberté pour la position non una cum ne la défend du point de vue de la doctrine:


Au lieu de cela, ils font appel aux exceptions historiques, à la folie de François, etc.


Mais ils n'expliquent pas d'où vient ce pouvoir imaginaire et fictif de juger le voir vacant, ou de considérer que c'est même une possibilité.


Au lieu de cela, ils font appel aux émotions, et supposent qu'il est légitime de remettre en question la légitimité de François, plutôt que de démontrer et de prouver qu'un tel doute est théologiquement acceptable.


Mon défi pour les non una cum liberals -qui croient qu'ils peuvent remettre en question un fait dogmatique sur leur propre autorité subjective et imagination - est d'essayer une réfutation point par point de cet article, qui est lui-même théologique:


http://sodalitium-pianum.com/non-una-cum-and-the-resistance/
Je n'ai pas peur d'être contredite, si elle sert la vérité.


Mais je ne vois pas comment on introduit le doute dans les faits dogmatiques.


Je ne crois pas non plus qu'on puisse prétendre que la papauté de François n'est pas un fait dogmatique (as some have argued regarding the contending papacies during the Great Western Schism).


La différence, c'est que pendant le Grand Schisme occidental, l'Église était divisée également entre trois réclamants papaux différents, alors qu'aujourd'hui, il n' y a qu'un seul réclamant universellement reconnu comme Pape.


Voir l'article cité pour ce que Billot et d'autres disent sur l'autorité des faits dogmatiques.


De ces auteurs, vous serez contraints de conclure qu'il n' y a pas de possibilité d'introduire le doute sur la légitimité de François que les prêtres non una cum et le désir fidèle d'introduire.


Traduit avec www.DeepL.com/Translator

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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 18:52 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Je n’entrerai pas dans une discussion sur le sédévacantisme. Je fais mienne l’attitude prudente des abbés Roy et Pinaud :
 
Citation:
 « Nous ne souhaitons nullement entrer dans des discussions interminables au sujet du sédévacantisme (car tout a déjà été dit et redit avant nous), nous constatons simplement que le sédévacantisme pose quasiment autant de problèmes théologiques qu’il n’en résout, notamment en ce qui concerne l’Apostolicité de l’Église. »


 
Je constate que le sédéplénisme d’un SJ pose lui-aussi autant de problèmes théologiques qu’il n’en résout.   

 
Mais peut-être SJ se considère-t-il comme le nouveau magistère infaillible sur toutes ces questions qui agitent la Résistance et les catholiques de la Tradition en général ?  
  
Ou alors son opinionisme auquel tout le monde doit se plier est-il plutôt une conséquence de cette univocité qui est un trait caractéristique de bien trop d’Américains ? 
  
Heureusement que Mgr Lefebvre n’était pas Sean Johnson !
  
Je préfère quant à moi la position nettement moins tranchée et tranchante sur ces questions d’un Mgr W. ou d’un ancien abbé de Cacqueray, qui me parait nettement plus conforme à la suavité de l’Église et à la liberté des enfants de Dieu, d’autant plus nécessaire en ces temps de chaos où tout le monde se croit le Magistère. 
  
En tout cas on peut noter une chose, et c’est ce qui importe, c’est que les abbés Roy et Pinaud ont une position doctrinale et pastorale sur ces questions, sur les doutes légitimes qu’un catholique peut se poser sur le pape sans juger pour autant à la place de l'Eglise, bien plus proche d’un Mgr Lefebvre, d’un Mgr W et d’un ancien supérieur de district français que SJ avec ces trois derniers.
   
« À [chacun] ensuite d’opter pour la position qui [lui] semble la plus conforme à la réalité. » 
  
Je rajouterais à l’attitude la plus conforme à la charité, dans le chaos actuel.
   

   


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Sean Johnson


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 21:30 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Encore un autre argument non doctrinal en faveur de la liberté.


Peut-être que l'égalité et la fraternité ne sont pas loin derrière?


PS: Je me demande, si l'administrateur vérifie votre compte, s'il vous trouve inscrit derrière le TOR ou le Proxy?  Et aussi "Thus?"  Et aussi Thérèse?


Les Français ne sont pas aussi habitués à vos techniques d'infiltration, mais soyez assurés que je les connaîtrai!


Un agent de Menzingen autoproclamé qui apparaît sur les Forum pour fomenter la division de la Résistance au profit de Menzingen.


Cependant, il faut reconnaître que si l'Admin n'avait pas fait preuve d'un tel manque de jugement dans affichage du Déclaration de l'abbe Pinaud/Roy, le problème n' a pas forcément dû se poser.


Il a été la cause de la disparition du forum Christus Vincit, et c'est sans doute ce qui a attiré cette fois l'agent de Menzingen au forum.
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Dernière édition par Sean Johnson le Ven 12 Jan - 21:50 (2018); édité 3 fois
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Sean Johnson


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 21:36 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Comment prendre le contrôle et subvertir un forum Internet:


http://sodalitium-pianum.com/en-garde/
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Mikaël


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MessagePosté le: Ven 12 Jan - 22:03 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Mgr Lefebvre n était pas sédévacantiste parce qu il était un homme réaliste. Il serait devenu sédévacantiste si des cardinaux avaient voté la déchéance du Pape.
Comme il était aussi réaliste que pragmatique, il tolérait que des vieux prêtres isolés et persécutés soutiennent ces thèses (dans la mesure où ils n en faisaient pas une "religion") parce qu il lui était compréhensible que ces prêtres ayant connu la splendeur pontificale d un Pie XII fussent révulsés par un Paul VI .
Et par un même réalisme, Mgr Lefebvre, n a pas voulu que le sédévacantisme théorique devienne une doctrine officiellement acceptée par sa congrégation car il en allait de l unité de son oeuvre.
C était pour lui un non sens de défendre publiquement cette thèse puisque la résolution de la crise passait pour lui, non par la déclaration de la déchéance du pape mais de sa conversion (ou de l élection d un bon pape).
C est la ligne à suivre : attendre que Rome se convertisse .. le reste n est que baliverne.


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Dies Irae


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MessagePosté le: Sam 13 Jan - 18:59 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

Voici l’article de la constitution de Pie XII relatif à l’élection du Souverain Pontife que d’aucuns regardent comme rendant nulle la bulle de Paul IV « Cum ex apostolatus officio »
Citation:
34. Nullus Cardinalium, cuiuslibet excommunicationis, suspensionis, interdicti aut alius ecclesiastici impedimenti praetextu vel causa a Summi Pontificis electione activa et passiva excludi ullo modo potest; quas quidem censuras ad effectum huiusmodi electionis tantum, illis alias in suo robore permansuris, suspendimus.










Citation:
34 Aucun Cardinal, sous prétexte ou en raison de quelque excommunication, suspension, interdit ou autre empêchement ecclésiastique que ce soit, ne peut être exclu de quelque manière que ce soit de l'élection active et passive du Souverain Pontife. De plus, nous suspendons ces censures pour l'effet de cette élection, même si elles resteront autrement en vigueur. (Cons. « Vacantis Apostolicae Sedis », 8 décembre 1945) (ne disposant que du texte latin je propose ici ma traduction dont la valeur est modeste)










La première phrase de la traduction serait plus dans le sens du caractère du texte latin sous la forme suivante :
Aucun Cardinal, sous prétexte ou en raison de quelque empêchement ecclésiastique que ce soit, y compris excommunication, suspension ou interdit, ne peut être exclu de quelque manière que ce soit de l'élection active et passive du Souverain Pontife.
Voici l’article de la bulle « Cum ex apostolatus officio » auquel les tenants de l’hypothèse de l’abrogation implicite (puisqu’il n’y a pas eu d’abrogation explicite) — on se croirait dans une lecture du coran [versets abrogés et versets abrogeant] —opposent les deux textes :
Citation:


6. De plus, si jamais un jour il apparaissait qu'un évêque, faisant même fonction d'archevêque, de patriarche ou de primat ; qu'un cardinal de l'Église Romaine, même légat ; qu'un souverain Pontife lui-même, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique, est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l'assentiment unanime de tous les cardinaux, est nulle, sans valeur, non avenue. Son entrée en charge, consécration, gouvernement, administration, tout devra être tenu pour illégitime.
S'il s'agit du souverain Pontife, on ne pourra prétendre que son intronisation, adoration, l'obéissance à lui jurée, le cours d'une durée quelle qu'elle soit, que tout cela a invalidé ou peut invalider son pontificat ; celui-ci ne peut être tenu pour légitime jamais et en aucun de ses actes.


De tels hommes, promus évêques, archevêques, patriarches, primats, cardinaux ou souverain Pontife, ne peuvent être censés avoir reçu ou pouvoir recevoir aucun droit d'administration, ni dans le domaine spirituel, ni dans le domaine temporel. Tous leurs dits, faits, et gestes, leur administration et tous ses effets, tout est dénué de valeur et ne confère, par conséquent, aucune autorité, aucun droit à personne. Ces hommes ainsi promus seront donc, sans besoin d'aucune déclaration ultérieure, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir, même si tous et chacun de ces hommes n'a dévié de la foi catholique, tombant dans le schisme ou l'hérésie, qu'après son élection, soit en suscitant soit en embrassant ces erreurs.










Remarquons donc que « Vacantis Apostolicae Sedis » parle d’excommunication … ou autre empêchement ecclésiastique, alors que « Cum ex apostolatus officio » parle d’hérésie (ou de schisme).
En quoi cette distinction est d’importance ? Parce qu’il existe des sentences d’excommunication en raison d’hérésie ou de schisme, qui ne font que constater un fait, l’hérétique et le schismatique se sont mis eux-mêmes par le fait en dehors de l’Église, et des sentences d’excommunication suite à d’autres péchés n’impliquant pas l’excommunication par eux-mêmes. Ces seules dernières sentences sont qualifiées d’empêchement ecclésiastique, car il s’agit de l’effet d’un jugement d’Église et non de l’effet de l’acte peccamineux lui-même. Ainsi Benoît XIV dans le § 23 de « Ex quo primum » cité plus haut par Sean, précise-t-il « En fait, les hérétiques et les schismatiques sont soumis à la censure d'une excommunication spéciale de par la loi Can. De Liguribus (23, question 5), et le Can. Nulli (5, dist. 19). » (ma traduction, je ne dispose que du texte en italien)


« Vacantis Apostolicae Sedis » ne contredit donc pas « Cum ex apostolatus officio ».
Le problème du sédévacantisme n’est donc pas celui de la validité de la prémisse « un hérétique ne peut pas être élu pape » mais du fait que le jugement d’hérésie n’a jamais été prononcé officiellement contre ces personnes. Toutefois Mgr Lefebvre, qui n’a jamais voulu s’arroger les pouvoirs du magistère, a bien dit « Ce sont eux qui ont quitté l'Église », ce qui s’apparente à une sentence d’hérésie. La situation et donc bien une situation chaotique, c'est-à-dire de désordre, et le désir de vivre dans l’harmonie de l’ordre voulu par Dieu, qui est le désir du ciel, est bon en soit, mais ne doit pas nous aveugler au point de nier un chaos permis par Dieu, pour sa plus grande gloire et notre salut.


L’article de Sean « http://sodalitium-pianum.com/non-una-cum-and-the-resistance/ » est très bien construit et montre avec pertinence où se trouvent les difficultés.
En particulier : « Mais peut-on dire en vérité que la légitimité du pontificat de François est, pour un catholique, l’objet d’une interrogation légitime? » (ma traduction) Voilà la question clef ! Et si Sean cite des auteurs faisant autorité pour affirmer que tel n’est pas le cas, il n’en reste pas moins qu’aucun texte du magistère officiel ne répond à cela. L’histoire montre d’ailleurs des cas bien troublants où l’autorité papale se trouvait dénigrée à des personnes sans jugement formel d’hérésie ou de schisme, pensons en particulier au grand schisme d’occident.
Ma conviction est que le refus de laisser les catholiques se poser cette question n’est pas bon, ni chez les sédévacantistes ni chez les anti-sédévacantistes. La divine Providence veut que nous nous sanctifiions dans cette incertitude, qui est un châtiment terrible, et donc que la question de l’assistance à la messe de prêtres « una cum » ou « non una cum » fasse partie des choix laissés aux fidèles pour qu’ils puissent sauver leurs âmes. En effet, toute question ouverte que la Providence nous impose, nous inflige peut-on dire même, a pour objet de nous mener dans une plus intime connaissance de ses voies et ainsi de l’aimer plus encore qu’avec l’aide des lumières du magistère. La lettre des abbés Roy et Pinaud est donc fondée et bien à sa place dans ce forum. N’en déplaise à ceux qui désirent vivre dans un océan de certitudes, c’est bien parce que nous sommes confrontés à des incertitudes « insolubles » que nous nous sauvons, « Jésus lui dit: "Parce que tu m'as vu, [Thomas,] tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru." » Jean XX, 29 (traduction Crampon 1904).


Quant à l’accusation de libéralisme, et d’adhésion à la devise de la république dite française, regardez d’abord le film « la rébellion cachée » (the hidden rebellion). En effet, il y a des raisons au fait que nous soyons particulièrement émotifs en tant que fidèles français. Ce film ne montre qu’une toute petite partie de la persécution vicieuse qui n’a jamais cessé de nous frapper depuis le roi François Ier et de plus en plus fort. Mais très particulièrement durant les siècles XIX, XX et XXI. Savez-vous comment étaient armés les catholiques pendant la guerre de 1870 ? Savez-vous ce qu’à fait l’armée des francs-maçons, bien armée et bien équipée, sise à Metz, pendant la même guerre de 1870 ? Savez-vous qui était « en première ligne » pendant la première guerre mondiale ? Connaissez-vous l’affaire des fiches ? Savez-vous pourquoi le général de Castelnau n’a pas été fait maréchal ? Les réponses à toutes ces questions ne sont que des petites pièces de la fresque de ces persécutions.
Citation:


De plus, aucun des libéraux qui avancent la liberté pour la position non una cum ne la défend du point de vue de la doctrine:
Au lieu de cela, ils font appel aux exceptions historiques, à la folie de François, etc.
Mais ils n'expliquent pas d'où vient ce pouvoir imaginaire et fictif de juger le voir vacant, ou de considérer que c'est même une possibilité.
Au lieu de cela, ils font appel aux émotions, et supposent qu'il est légitime de remettre en question la légitimité de François, plutôt que de démontrer et de prouver qu'un tel doute est théologiquement acceptable.
Mon défi pour les non una cum liberals -qui croient qu'ils peuvent remettre en question un fait dogmatique sur leur propre autorité subjective et imagination - est d'essayer une réfutation point par point de cet article, qui est lui-même théologique:








Donc si on ne veut pas passer pour libéral, il faut à Sean que notre incertitude soit confortée par la réfutation d’au moins l’un des points de son article, qu’il veut être suffisamment fort pour emporter l’adhésion unanime des fidèles. Comme je l’ai déjà dit plus haut la question clef est celle de la possibilité de se poser la question de la légitimité des pontificats des pontifes de ces derniers temps.
Sean cite le Cardinal Billot « Par conséquent, à partir du moment où le Pape est accepté par l'Église et uni à elle comme la tête au corps, il n'est plus permis de soulever des doutes sur un vice possible d'élection ou une éventuelle absence de quelque condition que ce soit nécessaire à la légitimité. » [Louis Billot, S.J., Tractatus de Ecclesia Christi, 3rd ed. (Prati: ex officina libraria Giachetti, 1909), pp. 620-621] (ma traduction – je n’ai pas vérifié la source)
Il s’agit donc de l’acceptation par l’Église de la personne du pape qui fait que la question de la légitimité du pouvoir du pontife n’est plus légitime. Mais de quelle église s’agit-il ? De toute évidence de l’Église (une, sainte, catholique, apostolique et persécutée) et pas l’église conciliaire comme ses promoteurs la nomment eux-mêmes, et y a-t-il unanimité au sein de l’église conciliaire ? Certes non, il y a autant d’opinions à propos du pape et de ses décisions au sein de l’église conciliaire qu’il y a de sectes protestantes, je le sais, j’en viens. Celui-ci est comme fasciné par tel pape, mais pas par les autres, celui-là aime la manière d’être mais serait infiniment étonné si on lui expliquait qu’il devait en aimer aussi la doctrine, cet autre se soumet uniquement pour ne pas être schismatique ! Où donc est l’union du pape à une telle église si désunie concernant justement la personne du pape, et je ne parle pas de doctrine ? Il n’est certes pas uni comme la tête au corps !
Il est pour moi inimaginable que l’apparente approbation de type syndical, électoral ou plus encore « star-system » qu’obtiennent ces papes auprès des catholiques conciliaires puisse être considérée comme une union intime, comme celle de l’époux et de l’épouse ou de la tête avec le corps ! Il faut être imprégné de l’esprit franc-maçon de la démocratie libérale pour oser penser cela, il n'y a guère que les américains qui puissent y croire sans sursaut d’horreur.
Donc s’il n’y a pas adhésion des fidèles et acceptation irréfutable de l’Église l’argument n’a plus de force et on en reste au même point, la question « Sont-ils papes ? » est légitime, mais elle ne peut pas faire l’objet d’une réponse simple. N’oublions pas les pontificats d’Anne et de Caïphe ! La réponse ne nous sera donnée que lorsque nous la mériterons.
Ainsi la lettre des abbés Roy et Pinaud est, elle, une lettre sage.
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Mikaël


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MessagePosté le: Sam 13 Jan - 21:50 (2018)    Sujet du message: Précisions de MM. les abbés Nicolas Pinaud et Pierre Roy aux Répondre en citant

permettez donc de répondre à Dies en publiant tout l'article très fouillé et historique sur la question de la promulgation et de  l'abrogation de la bulle de Paul IV. Cet article nous montre bien les limites de cette bulle (qui n'a été promulgué que de façon très circonstancielle) et qui ne s'applique pas du tout à un pape déjà élu . Au fond cette bulle prise hors contexte n'est qu'un prétexte pour légitimer des théories qui n'ont absolument aucun intérêt pour la vie catholique en 2018. Notre seule ligne de conduite n'est pas de chercher à déchoir de notre propre fait l'autorité du Pape actuel mais de prendre nos distances et de prier pour que le ciel nous donne enfin un bon Pape. 



 
Citation:
La bulle de Paul IV : « Cum ex Apostolatus Officio », n’a plus de valeur disciplinaire
15 FÉVRIER 2015


Citation:

La bulle Cum ex Apostolatus Officio (15 février 1559), 
est un écrit de circonstance, 
rédigé pour écarter celui qui fut un adversaire de Paul IV 
lors de son élection pontificale : le cardinal Morone. 
 

Nous croyons utile de rappeler nos analyses, en cette date anniversaire du 15 février et alors que lessédévacantistes continuent à lui conférer un pouvoir qu’elle n’a plus depuis Pie XII, mettant en lumière les conditions critiquables de la promulgation de la bulle de Paul IV Cum ex Apostolatus Officio, bulle rédigée pour écarter un adversaire qui avait été face à lui, un papabile menaçant lors de son élection, à savoir le cardinal Morone (1509-1580) – cardinal qui faisait l’admiration de saint Charles Borromée (1538-1584) et conduira le Concile de Trente à son terme sous le pontificat de Pie IV, et dont Paul IV ne supportait pas un instant l’idée, en raison d’un antagonisme personnel, qu’il puisse lui succéder. 
 Paul IV créa ainsi de toute pièce un acte officiel, la bulle Cum ex Apostolatus Officio (15 février 1559), afin de le barrer dans son éventuelle accession au pontificat, sachant que le cardinal Morone, comme il arrivait souvent à l’époque, avait été interrogé par le Saint Office pour certaines de ses opinions bénignes (le reproche principal qui lui était fait étant de vouloir convertir les protestants en usant de miséricorde et de conviction, et d’éviter, autant que possible, des abjurations de l’erreur obtenues par la force et la contrainte) -, afin de retirer tout droit positif d’élection dans le conclave à un cardinal qui pouvait être tenu pour hérétique, et même à l’encontre de celui qui aurait été simplement entendu par l’Inquisition pour un simple et infime soupçon d’hérésie. 
 I. Les conditions critiquables de la promulgation de la bulle Cum ex Apostolatus Officio
 Il nous faut en effet, pour mieux comprendre le sens de la bulle Cum ex Apostolatus Officionous pencher un instant sur la personnalité de Paul IV, un des fondateurs de l’ordre des Théatins, ce qui nous donnera de mieux saisir qui fut l’homme et le religieux que la situation actuelle de l’Eglise porte sous la lumière des querelles canoniques. 
 
  En effet, celui qui se nommait Gian Pietro Carafa (1476-1559) et qui devint le 223epape de l’Église, d’abord évêque de Chieti (1504), puis archevêque de Brindisi (1518) et archevêque de Naples, et qui sera élevé cardinal en 1536 avant de devenir pape le 23 mai 1555 à l’âge de 79 ans sous le nom de Paul IV, avait été désigné comme contrôleur général de l’Inquisition en 1542 par Paul III, lors de la création pontificale de la Sacrée Congrégation de l’inquisition romaine et universelle. 
Citation:

 Paul IV est connu pour ne pas avoir poursuivi le travail  
commencé lors du Concile de Trente 
Comme chef de l’Inquisition, Carafa se montrera d’une dureté inflexible contre les protestants italiens, faisant condamner et pourchasser les réformés avec une rare énergie. D’ailleurs, son hostilité à la Réforme fut si constante dans ses décisions, que lorsqu’il accéda au pontificat, outre une politique personnelle que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier de népotique [1], il s’opposa avec grande vigueur à la paix d’Augsbourg (1555), qui autorisait chaque souverain sur ses territoires à déterminer la confession religieuse de ses sujets, ce qui explique pourquoi, lorsqu’en 1556 Charles Quint abdiqua et que son frère, Ferdinand Ier, prit le titre d’empereur élu du Saint-Empire, Paul IV déclara solennellement ce titre invalide, nul et dénué de réalité, plongeant ainsi pour un temps, les nations qui se trouvaient réunies sous les ailes bienfaisantes des aigles de l’Empire dans une situation politique très instable. 
Toutefois mal lui en pris, car s’alliant à la France de sorte de lutter et fragiliser le pouvoir impérial hispano-habsbourgien, Paul IV perdit la guerre contre l’Espagne et fut contraint d’accepter, le 12 septembre 1557, les conditions d’une la paix qui lui était très défavorable, paix dite de Cave-Palestrina, après que le duc d’Albe eut occupé les Etats de l’Eglise. 
Par ailleurs, Paul IV qui est connu pour ne pas avoir poursuivi le travail commencé lors du Concile de Trente, considérant que la nécessaire rénovation de l’Église était une tâche qui devait être exclusivement réservée à  la Curie pontificale et au Sacré-Collège et non au Concile, promulgua, juste avant de mourir, parmi ses derniers actes, outre la mise officiellement en vigueur, en 1559, d’une sévère censure de certains livres suspects de véhiculer des idées nocives, dans l’Index Librorum Prohibitorumla célèbre bulle Cum ex Apostolatus Officio dont on parle tant et plus aujourd’hui. 
II. Une bulle caduque depuis Pie XII
Citation:

Pie XII jugea nécessaire de modifier  
 les dispositions relatives à l’élection du Pape,  
en décidant dans Vacantis Apostolicae Sedis 
de suspendre l’effet des censures disciplinaires. 
 

On comprend donc mieux le sens de cette bulle Cum ex Apostolatus, dont usent et abusent les sédévacantistes, alors même que Paul IV, le farouche contrôleur général de  l’Inquisition aurait été littéralement effaré, totalement scandalisé et horrifié de voir l’usage moderne, démocratique, républicain hussite et luthérien que l’on fait de son texte, utilisé de façon indue et illégitime par des laïcs et de simples clercs qui piétinent allègrement leurs devoirs catholiques sacrés de soumission et d’obéissances en s’instituant examinateurs et  juges pour contester l’élection des papes, ou cesser de les reconnaître comme légitimes pontifes de l’Eglise et authentiques successeurs de saint Pierre [2]
 Mais, pour rajouter à ce que nous venons d’exposer, et ce qu’il ne faut surtout pas oublier aujourd’hui,la bulle de Paul IV trouve d’autant mieux et de manière définitive sa limite sur le plan disciplinaire, que le vénérable Pie XII jugea nécessaire, pour de sages motifs, de modifier précisément les dispositions relatives à l’élection du Pape, en décidant dans sa Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis publiée le 8 décembre 1945, de suspendre l’effet des censures disciplinaires de Cum ex Apostolatus Officio. Or, cette décision est extrêmement importante, et l’on s’étonnera d’ailleurs que l’on n’y insiste pas comme il se devrait au lieu de s’épuiser dans des débats qui n’ont plus d’objet, puisque les termes, objectifs et positifs, de Vacantis Apostolicae Sedis sont de nature à mettre un terme formel, obligatoire et définitif à toute discussion  s’agissant de la légitimité de l’élection de ceux qui furent portés sur le trône de Pierre depuis Pie XII, puisque tous sans aucune exception, en vertu des nouvelles dispositions canoniques touchant à l’élection pontificale, furent élus validement. 
Citation:

« Nous suspendons l’effet de telles censures…. » 
Pie XII, Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis (8. XII. 1945) 

Voici en effet ce que dit Pie XII :
Citation:
 « Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit, ou sous aucun autre empêchement ecclésiastique – ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain PontifeEn conséquence, nous suspendons l’effet de telles censures seulement pour les raisons de la dite élection; elles conserveront leurs effet pours tout le reste. » (Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945).  [3] 

Le texte est on ne peut plus clair, l’excommunication s’applique en effet à divers délits, mais en vise un plus directement : l’hérésie, comme il est explicite : « Can. 985. Sont irréguliers par délit : 1° Les apostats, les hérétiques, les schismatiques. » Canon précisé par : « Can. 2314. § 1 Tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques et chacun d’eux: 1° Encourent par le fait même une excommunication. » Ainsi Pie XII, lorsqu’il écrit : « Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife », évoque évidemment d’éventuels faits d’apostasies, d’hérésies ou de schismes, cela ne fait aucun doute. 
Citation:

« Dès l’acceptation par l’élu de sa charge,  
[l’élu du conclave] est immédiatement Pape  
authentique de droit divin… » 
D’ailleurs Pie XII, pour confirmer l’infaillibilité incontestable à l’acte d’élection, précise que dès l’acceptation par l’élu de sa charge, il est immédiatement Pape authentique de droit divin (la référence par Pie XII au Can. 219 est explicite), et toute contestation à son encontre, sous quelque prétexte, concernant « n’importe quelles affaires » avant le couronnement du Pontife, fait encourir à celui qui s’en rendrait coupable, l’excommunication ipso facto 
Citation:
« § 101. Ce consentement ayant été donné (…), l’élu est immédiatement vrai pape, et il acquiert par le fait même et peut exercer une pleine et absolue juridiction sur l’univers entier. (Code de Droit canon, can. CIS 219). Dès lors, si quelqu’un ose attaquer des lettres ou décisions concernant n’importe quelles affaires, émanant du Pontife romain avant son couronnement, Nous le frappons de la peine d’excommunication à encourir ipso facto. (Clément V, ch. 4, De sent, excomm., 5, 10, in Extravag. comm.). » [4] 
On comprend mieux pourquoi, Pie XII qui tint tant à mettre en lumière l’infaillibilité du droit divinlors de l’élection pontificale, put écrire : 
Citation:
« C’est pourquoi nul ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, il n’accepte pas cependant de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au Pontife romain, vicaire du Christ sur terre. » (Lettre du Saint-Office à l’Evêque de Boston, DS 3867). 

III. Depuis Pie XII la bulle de Paul IV est vidée de tous ses effets
  En effet, le « droit divin » qui caractérise la nature de l’élection pontificale, est porteur d’un critère d’infaillibilité devant lequel la bulle de Paul IV, de nature uniquement disciplinaire et non-dogmatique, qui est unique dans le Bullaire pontifical bien qu’elle fut très incidemment reprise dans le droit canon pie-bénédictin pour un motif étranger à  l’invalidation de l’élection pontificale, s’incline absolument. 
D’ailleurs Pie XII fut à ce point convaincu du caractère infaillible de l’élection par le conclave, qu’il soutint que si un laïc était élu Pape, sous réserve qu’il se fasse ordonné, il se verrait pourvu du charisme de l’infaillibilité dès l’instant même de son acceptation de la charge pontificale : 
Citation:
« Si un laïc était élu pape, il ne pourrait accepter l’élection qu’à condition d’être apte à recevoir l’ordination et disposé à se faire ordonner ; le pouvoir d’enseigner et de gouverner, ainsi que le charisme de l’infaillibilité, lui seraient accordés dès l’instant de son acceptation, même avant son ordination » (Pie XII, Allocution au deuxième Congrès mondial de l’apostolat des laïcs, 5 octobre 1957). 
Ceci posé, bien des voix pourraient alors s’élever en disant que même si le Pape bénéficie d’une impeccabilité incontestable reçue de par son élection et désignation par le Sacré-Collège, d’autant qu’à présent Vacantis Apostolicae Sedis de Pie XII a rendu caduques les règles disciplinaires de la bulle de Paul IV,  rien ne garanti cependant qu’il ne puisse tomber ensuite dans l’hérésie, et donc de se retrouver ainsi, a posteriori, sous le coup des censures disciplinaires relatives à l’hérésie. 
 a) Impossibilités du jugement
 Un premier point est à noter, montrant la limite de la bulle de Paul IV et l’incompétence du droit face à l’hérésie d’un Pape, c’est que si cette bulle a été rangée et utilisée comme source (fontes) dans la rédaction de quinze articles du droit canon, aucun de ces canons n’est relatif à la déchéance éventuelle d’un Pape pour cause d’hérésie, ceci faisant que l’invalidation d’une élection pontificale pour cause d’hérésie, voire même de sa déposition après son élévation sur le trône de Pierre – ce que laisse entendre le § 6 de Cum ex Apostolatus – ne se retrouve à aucun endroit du Code de droit canon, chose qui n’est d’ailleurs pas surprenante puisqu’il est évidemment impossible que des règles disciplinaires prennent autorité sur le droit divin, par définition intemporel et universel, dont relève l’élection pontificale. [5] 
Il est impossible que des règles disciplinaires  
prennent autorité sur le droit divin. 
Mais, s’agissant de cette hérésie dont pourrait se rendre coupable un Pontife, il convient cependant de savoir que  « l’Église doit et ne peut juger de l’intention qu’en tant que celle-ci est extérieurement manifestée » (Apostolicœ curœ, 13-IX-1896 ; DS 3318), et faire la preuve de cette intention – les procès instruits par l’ex Saint Office ayant leurs règles strictes – est chose extrêmement complexe, sachant que l’éventuelle hérésie, reconnue et constituée d’un Pontife qui aurait été élu, est loin de pouvoir être clairement établie, d’autant plus à partir du jugement privé s’appuyant sur un prétendu « constat » d’hérésie chez les Papes provenant de fidèles, voire même de clercs, les uns et les autres totalement dépourvus d’une quelconque qualification en matière de théologie dogmatique, soumis à la faiblesse et à la totale incompétence de leurs évaluations subjectives, et surtout dénués de la moindre autorité à l’égard de la discipline ecclésiastique – sauf, ce qui est une folie, s’ils prétendent vouloir s’ériger en juge d’un Pape de l’Eglise élu par le conclave au sein d’un imaginaire tribunal personnel édifié de leurs propres mains, à l’image des disciples de Luther adeptes du « libre examen ». 
 IV. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine 
 
  De ce fait, il est donc formellement impossible et strictement interdit à un catholique, quel que soit son rang dans l’Eglise, d’édicter, soutenir et proclamer un jugement en hérésie à l’encontre d’un Pape, même si l’autorité venait, de par une situation exceptionnelle, à être défaillante. 
Analysant ces difficultés, Naz expose donc ceci : 
Citation:
« Résumons… l’explication que les meilleurs théologiens et canonistes ont donnée à cette difficulté (Bellarmin, De Romano Pontifice, l. II, c.30; Bouix, De papa, t. II, Paris, 1869, p. 653; Wernz-Vidal, Jus Decretalium, l. VI, Jus poenale ecclesiae catholicae, Prati, 1913, p. 129). Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. Si donc d’anciens textes conciliaires ou doctrinaux semblent admettre que le pape puisse être déposé, ils sont sujets à distinction et rectification. Dans l’hypothèse, invraisemblable d’ailleurs, où le pape tomberait dans l’hérésie publique et formelle, il ne serait pas privé de sa charge par un jugement des hommes, mais par son propre fait, puisque l’adhésion formelle l’exclurait du sein de l’Eglise. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159). 
Citation:


« Il ne peut être question de jugement  
et de déposition d’un pape  
dans le sens propre et strict des mots. » 

Voilà qui est fort intéressant, car sont clairement édictés deux principes fondamentaux : 
Citation:
 « Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine » et « Si donc d’anciens textes conciliaires ou doctrinaux semblent admettre que le pape puisse être déposé, ils sont sujets à distinction et rectification », il appert surtout cette vérité extraordinaire et essentielle au cas d’une hérésie du Pontife : « [il] ne serait pas privé de sa charge par un jugement des hommes, mais par son propre fait, puisque l’adhésion formelle l’exclurait du sein de l’Eglise. » (R. Naz, Dict. de Droit Canonique, ibid.). 
 V.  Le Pape, même hérétique, reste « matériellement » Pape 
 Mais qu’est-ce qu’être privé de sa charge « de son propre fait », toujours en cas d’hérésie publique et formelle, si seul Jésus-Christ a autorité sur le Pape ? En réalité c’est ne pas perdre visiblement cette charge. Pourquoi ? Tout simplement parce que perdre sa charge en l’absence de toute possibilité que soit émise une sentence déclaratoire et exécutoire – aucun tribunal existant n’étant qualifié pour prononcer une telle sentence et aucune autorité n’ayant la compétence nécessaire pour effectuer la déposition d’un Pape – implique que le Pape, même hérétique, reste donc « matériellement » Pape. 
Le cardinal Billot explique ainsi cette distinction entre la forme et la matière : 
Citation:
 «La succession formelle, est distincte de la succession purement matérielle qui est compatible avec l’absence de l’apostolicité. La succession matérielle consiste en la nue occupation du siège par une série continue d’évêques. La succession formelle au contraire ajoute l’identité permanente de la même personne publique, de sorte que malgré la multiplicité des titulaires, un changement substantiel n’interviendra jamais dans l’exercice et dans, l’attribution de l’autorité. » (Cardinal Louis Billot, De Ecclesia Christi, Roma Università Pontificia Gregoriana 1927, p. 262). 

 Conclusion
 En conséquence de quoi, pour être clair, si le Pape venait à embrasser l’hérésie, ce serait le Christ Lui-même qui « opèrerait » invisiblement la séparation entre la succession formelle et la succession matérielle dans le Pontife, de sorte que matériellement en effet, celui-ci resterait bel et bien en apparence Pape. 
 
Le Pape reste visiblement Pape élu de « droit divin » 
De la sorte, hérétique ou pas, le Pape reste visiblement Pape élu de « droit divin » par le conclave, et rien ni personne en ce monde ne peut cesser, de par sa décision individuelle, de ne plus le reconnaître comme Pontife légitime de l’Eglise. Ce principe ne peut souffrir aucune contestation de la part d’un catholique. Simplement, l’union de la forme et de la matière dans le Pontife étant l’oeuvre du Christ, alors, si besoin est, et seulement en ce cas, le même Christ sépare ce qu’il a uni et distingue, par un acte mystérieux et invisible, les deux éléments qu’il avait joints. Et cette opération secrète, aucun fidèle, nulle autorité humaine, pas même un tribunal de l’Eglise, ne peut l’effectuer, ou la déclarer publiquement déjà réalisée et accomplie, en se substituant de manière sacrilège à Dieu. Voilà la seule, l’authentique et unique règle de la sainte discipline catholique qu’il convient de respecter pour ne pas tomber sous le coup de l’anathème qui menace ceux qui nient que «de droit divin saint Pierre a, et pour toujours, des successeurs dans sa primauté sur l’Eglise universelle » (Pastor Aeternus, Vatican I),  et être déclaré concrètement, objectivement et à bon droit schismatique, se plaçant hors de l’Eglise du Christ. 
 
Notes.
 1. Paul IV, d’un caractère ombrageux et vindicatif, dès qu’il fut élu pape, prit des décisions controversées qui déplurent fortement à Rome, faisant cardinal secrétaire d’État l’un de ses neveux, Carlo Carafa, un condottiere à la morale plus que discutable et douteuse, tandis qu’un autre neveu, Giovanni Carafa, aventurier brutal aux mœurs dissolues, fut promu capitaine général de l’Église, et reçu le titre prestigieux de duc de Paliano. La fin des ces deux personnages fut tragique, puisque les historiens rapportent que dix jours après la mort de Paul IV, le duc de Paliano fit assassiner son épouse, enceinte des œuvres d’un homme appartenant au sommet de la hiérarchie de la curie romaine, avec l’approbation de son frère Carlo Carafa, le cardinal secrétaire d’État. Pour ce crime absolument odieux, Pie IV les fit passer en jugement, le cardinal secrétaire d’État fut étranglé au château Saint-Ange et le duc décapité. 
2. Il est vital de conserver en permanence à l’esprit que la primauté de l’acte infaillible du conclave est bien au-dessus d’une bulle disciplinaire dont la portée et l’autorité sont singulièrement inférieures à celle du « droit divin » dépendant directement de la Révélation puisque institué par Jésus-Christ lorsqu’il confia les clefs de son Eglise à sain Pierre. Il ne convient donc pas de conférer à la bulle de Paul IV un caractère de prééminence qu’elle n’a pas, et auquel elle ne peut prétendre à l’égard des lois canoniques générales manifestant le « droit divin » qui relèvent directement de l’infaillibilité. Cette bulle est de ce fait simplement disciplinaire, et non pas doctrinale, son utilisation dans le code de droit canon de 1917, porte d’ailleurs sur des sujets relatifs à la discipline et, ce qui est paradoxal, lorsqu’est abordée par deux fois la question du Pape en référence à cette bulle dans le code de droit canon, c’est pour montrer la prééminence et la supériorité absolue du Pontife précisément sur le droit : 
– Canon 218, § 1 (référence au § 1 de Paul IV): « Le pontife romain, successeur du primat de St. Pierrea non seulement un primat d’honneur, mais aussi la suprême et pleine puissance de juridiction sur l’Église universelle, concernant la foi et les mœurs, et concernant la discipline et le gouvernement de l’Église dispersée sur tout le globe ». 
– Canon 1556 (§ 1 de Paul IV) : « Le premier Siège n’est jugé par personne». 
3. Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945. Il est tout à fait intéressant de relever que la note 27 du § 34 de la Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, qui suit la phrase : « elles conserveront leurs effet pours tout le reste », ne fait aucunement mention de la bulle de Paul IV, mais se réfère à des documents disciplinaires édictés par d’autres Papes : « Clément V, ch. 2, Ne Romani, § 4, de elect. 1, 3, in Clem. ; Pie IV, const. In eligendis, S 29 ; Grégoire XV, const. Aeterni Patris, § 22 » 
4. Voici ce que précise exactement Vacantis Apostolicae Sedis : « § 100. Après l’élection canoniquement faite, le dernier cardinal diacre convoque dans la salle du conclave le secrétaire du Sacré Collège, le préfet des cérémonies apostoliques et deux maîtres des cérémonies. Alors le consentement de l’élu doit être demandé par le cardinal doyen, au nom du Sacré Collège en ces termes : « Acceptes-tu l’élection qui vient d’être faite canoniquement de ta personne comme Souverain Pontife ?» (Léon XIII, const. Praedecessores Nostri). § 101. Ce consentement ayant été donné dans un espace de temps qui, dans la mesure où il est nécessaire, doit être déterminé par le sage jugement des cardinaux à la majorité des votes, l’élu est immédiatement vrai pape, et il acquiert par le fait même et peut exercer une pleine et absolue juridiction sur l’univers entier. (Code de Droit canon, can. CIS 219). Dès lors, si quelqu’un ose attaquer des lettres ou décisions concernant n’importe quelles affaires, émanant du Pontife romain avant son couronnement, Nous le frappons de la peine d’excommunication à encourir ipso facto. (Clément V, ch. 4, De sent, excomm., 5, 10, in Extravag. comm.). » 
 5. Ce qui est à remarquer, et ce à quoi on sera attentif, c’est que l’ensemble des quinze citations de la bulle de Paul IV contenues dans le recueil des Sources du code de droit canonique, n’ont strictement aucun rapport avec le cas d’un Pape qui a été élu légitimement par le Conclave, rendu saint selon Grégoire VIIExaminons en effet les canons qui s’appuient sur la bulle de Paul IV, nous y découvrons des choses fort intéressantes : 
            Canon 167 (référence en bas de page au § 5 de la bulle de Paul IV): « Ne sont pas habilités à élire […] 4° ceux qui ont donné leur nom à une secte hérétique ou schismatique ou qui y ont adhéré publiquement ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 373, § 4 (référence au § 5 de Paul IV): « Le chancelier et les notaires doivent avoir une réputation sans tache et au-dessus de tout soupçon ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 1435 (§ 4 et 6 de Paul IV): (concerne la privation des bénéfices ecclésiastiques ou encore la nullité des élections aux bénéfices). 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 1657, § 1 (§ 5 de Paul IV): « Le procureur et l’avocat doivent être catholiques, majeurs et de bonne renommée; les non-catholiques ne sont pas admis, sauf cas exceptionnel et par nécessité ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 1757, § 2(§ 5 de Paul IV): « Sont à récuser comme étant des témoins suspects: 10 les excommuniés, patjures, inrnmes, après sentence déclaratoire ou condamnatoire ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 2198 (§ 7 de Paul IV): « Seule l’autorité ecclésiastique, en requérant parfois l’aide du bras séculier, là où elle le juge nécessaire ou opportun, poursuit le délit qui, par sa nature, lèse uniquement la loi de l’Église; les dispositions du canon 120 restant sauves, l’autorité civile punit, de droit propre, le délit qui lèse uniquement la loi civile, bien que l’Église reste compétente à son égard en raison du péché; le délit qui lèse la loi des deux sociétés peut être puni par les deux pouvoirs ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 2207 (mention dans l’index des Fontes; ce canon correspond, à notre avis, au § 1 de Paul IV): « Le délit est aggravé entre autres causes: 10 par la dignité de la personne qui commet le délit ou qui en est la victime; 20 par l’abus de l’autorité ou de l’office dont on se servirait pour accomplir le délit». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 2209, § 7 (§ 5 de Paul IV): « L’éloge du délit commis, la participation au profit, le fait de cacher et de recéler le délinquant, et d’autres actes postérieurs au délit déjà pleinement consommé peuvent constituer de nouveaux délits, si la loi les frappe d’une peine; mais, à moins d’un accord coupable avant le délit, ils n’entraîntent pas l’imputabilité de ce délit »  
QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 2264 (§ 5 de Paul IV): « Tout acte du juridiction, tant du for interne que du for externe, posé par un excommunié est illicite; et s’il y a eu une sentence condamnatoire ou déclaratoire, l’acte est même invalide…», Canon 2294 (§ 5 de Paul IV): « Celui qui est frappé d’une infamie de droit est irrégulier, conformément au canon 984, 5°; de plus, il est inhabile à obtenir des bénéfices, pensions, offices et dignités ecclésiastiques, à exercer les actes légitimes ecclésiastiques, un droit ou un emploi ecclésiastique, et enfin il doit être écarté de tout exercice des fonctions sacrées ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 2314, § 1 (§ 2, 3 et 6 de Paul IV): « Tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques et chacun d’eux: 1 ° encourent par le fait même une excommunication; 2° à moins que, après avoir été avertis, ils se soient repentis, qu’ils soient privés de tout bénéfice, dignité, pension, office ou autre charge, s’ils en avaient dans l’Église, qu’ils soient déclarés infâmes et, s’ils sont clercs, après monition réitérée, que l’on les dépose; 3° s’ils ont donné leur nom à une secte non-catholique ou y ont adhéré publiquement, ils sont infâmes par le fait même et, en tenant compte de la prescription du canon 188, 4°, que les clercs, après une monition inefficace, soient dégradés ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Canon 2316 (§ 5 de Paul IV): « Celui qui, de quelque façon que ce soit, aide spontanément et sciemment à propager 1‘hérésie, ou bien qui communique in divinis [qui assiste à un culte non-catholique] avec les hérétiques contrairement à la prescription du canon 1258, est suspect d’hérésie ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Aucun. 
            Deux canons en réalité seulement sur les quinze ont un rapport direct avec le Pontife. Et ils sont importants car confirmant ce que nous ne cessons de souligner. 
            Voici le premier : 
            Canon 218, § 1 (référence au § 1 de Paul IV): « Le pontife romain, successeur du primat de St. Pierre, a non seulement un primat d’honneur, mais aussi la suprême et pleine puissance de juridiction sur l’Église universelle, concernant la foi et les mœurs, et concernant la discipline et le gouvernement de l’Église dispersée sur tout le globe » 
            Et le suivant 
            Canon 1556 (§ 1 de Paul IV): « Le premier Siège n’est jugé par personne ». 
            QUESTION : Quel rapport avec le cas d’un élu légitimement Pape ? 
            REPONSE : Un rapport important, car le premier explique la prééminence absolue du Saint Père sur l’ensemble de l’Eglise en tous domaines, et le second explique que nulle autorité n’étant qualifiée pour juger le Souverain Pontife en ce monde – puisqu’il ne dépend que du Christ – faute de pouvoir être jugé, il reste doncs’il advenait qu’il tombe dans l’erreur ou l’hérésie, vrai et légitime Pape de l’Eglise. 
 On peut en conclure que les canonistes ne se sont donc pas trompés, bien au contraire, et ont utilisé, dans les cas où elle pouvait avoir un intérêt, cette bulle disciplinaire, montrant bien, dans leur utilisation limitée au simple droit disciplinaire, qu’elle est sans effet sur le droit divin Il est de ce fait très intéressant de souligner que la seule disposition invalidant l’élection qui pourrait se comprendre car ce crime est impardonnable (même si, une fois encore, il faudrait pouvoir établir la preuve formelle avant toute décision, que l’élection a été obtenue par une méthode faussée ce qui pourrait être un motif réel d’invalidation en effet), énoncée par Jules II, dans sa bulle « Cum tam divino » (14 janvier 1503), concerne le crime de simonie : « 1. Absolument nulle l’élection qui serait faite par simonie – même si elle résulte du consentement de tous les cardinaux« , cette précision de Jules II : même si elle résulte du consentement de tous les cardinaux est d’ailleurs fondamentale pour le sujet qui nous occupe car montrant, une fois de plus, la valeur suprême, essentielle et incontestable de l’acte de reconnaissance universelle de l’Eglise lors de l’élection du Pontife. La doctrine de l’Église est de ce fait formelle : un élu qui sort légitimement d’un Conclave valide dont il a accepté l’élection, reconnu comme pape par l’Église Universelle par son acte doté de l’infaillibilité divine, est « vrai pape » (Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis), authentique Vicaire du Christ, récipiendaire capital et immédiat de l’infaillibilité de l’Église. 



 


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