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M l'abbé Thouvenot au sujet du prochain chapitre

 
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Rita


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Messages: 79

MessagePosté le: Sam 17 Fév - 15:36 (2018)    Sujet du message: M l'abbé Thouvenot au sujet du prochain chapitre Répondre en citant

Le Bulletin officiel de la Fraternité en Allemagne a interrogé le secrétaire général de la FSSPX au sujet du chapitre de cet été :

Citation:
Mitteilungsblatt : Nous aimerions informer les fidèles du déroulement du Chapitre général de 2018. Pourriez-vous commencer par vous présenter et expliquer quel est votre rôle à la Maison générale ?

Abbé Christian Thouvenot : Je suis prêtre depuis l’an 2000 et occupe le poste de secrétaire général depuis 2008. Mon travail consiste à suivre la correspondance de la Maison générale avec les séminaires et les districts, ainsi qu’avec les membres, à tenir à jour les dossiers des membres prêtres, frères, oblates et séminaristes. Je m’occupe du registre des délibérations du Conseil général et transmets ses décisions aux supérieurs concernés. Je m’occupe aussi des archives et de la communication de la Fraternité.

La Fraternité est dirigée par un Supérieur général, aidé par deux Assistants, tous trois élus ?

En effet, la Fraternité est dirigée par trois supérieurs élus pour un mandat de douze ans. Leurs attributions concernent la bonne marche de la Fraternité, l’organisation de l’apostolat, les nominations à travers le monde, etc. Ils doivent veiller, selon les Statuts, à entretenir et augmenter dans les cœurs de tous les membres “une grande générosité, un profond esprit de foi, un zèle ardent au service de l’Eglise et des âmes”. Ils ont leur demeure à Menzingen, où ils peuvent se reposer entre deux courses apostoliques mais aussi travailler, prier, étudier…

La Fraternité a connu ses dernières années une belle croissance. Vous avez publié quelques statistiques il y a peu. Pouvez-vous nous en dire plus ?

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X croît doucement, mais avec constance. Partout, les œuvres ont besoin de soutien et du renouvellement de leurs forces. C’est pourquoi il est important de toujours demander et prier pour obtenir beaucoup de vocations sacerdotales et religieuses, et spécialement beaucoup de saints prêtres.

Venons-en au Chapitre…

En juillet prochain se tiendra le quatrième Chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X. Cette réunion est importante puisqu’elle élit les supérieurs majeurs pour douze ans, et vérifie si la Fraternité demeure fidèle à ses statuts et à son esprit. C’est l’occasion de faire le point sur l’apostolat, le développement des œuvres, la vie de communauté, les moyens de sanctification des membres. Il aura lieu au séminaire Saint-Pie X, à Ecône. Il réunit tous les supérieurs de districts et de séminaires, les évêques, ainsi que les membres les plus anciens. Il sera précédé d’une retraite sacerdotale afin de bien s’y préparer.

Quelle est la tâche d’un Chapitre ?

Comme je vous l’ai dit, le Chapitre a pour but d’élire les supérieurs majeurs et de vérifier l’application des statuts. A l’occasion du Chapitre, tous les membres ont pu écrire au secrétariat général pour faire connaître leur avis, leurs souhaits ou faire part de leurs difficultés. Tous ces avis feront l’objet de synthèses et de discussions au Chapitre.

Qui peut être élu Supérieur général ?

Peut être élu tout membre prêtre, âgé d’au moins trente ans et ayant prononcé son engagement perpétuel dans la Fraternité. Cela représente une liste d’éligibles de 462 noms ! Le Supérieur général est élu à la majorité des 2/3, et les Assistants à la majorité absolue des voix. Les élections, auxquelles prennent part les 41 capitulants, se passent lors de scrutins à bulletin secret.

Les statuts rédigés par Mgr Marcel Lefebvre prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale de la Fraternité Saint-Pie X. La question d’une Prélature personnelle sera-t-elle discutée ?

En effet, nos statuts prévoient que la Fraternité fasse “les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical”. Ce fut d’ailleurs le souci de Mgr Lefebvre, contre l’injuste et illégale suppression de la Fraternité en 1975, et au moment des propositions de reconnaissance canonique qu’il formula en 1987. Mais cette question de notre statut légal est une conséquence de la situation anormale de l’Eglise et du mauvais procès qui nous est fait. Nous sommes catholiques, romains, profondément unis au pape et à la hiérarchie de l’Eglise, mais dans la foi catholique. Nous suivons le pape, vicaire du Christ et successeur de saint Pierre, pas de Luther ou de Lamennais. Nous reconnaissons le magistère, l’autorité du Pontife romain et des conciles, mais dans la continuité de la Tradition, pas dans les nouveautés qui corrompent la foi, la liturgie et la doctrine de l’Eglise.

Pour répondre à votre question, il est vraisemblable que la question du statut de Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre. Mais c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège. Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu à bien préciser cet aspect.

A votre avis, quels sont les autres thèmes importants pour la vie de la Fraternité auxquels le Chapitre général devra répondre ?

Le Chapitre examinera tous les aspects de la vie quotidienne, vérifiera la gestion des biens, se penchera certainement sur les questions du recrutement, de la persévérance, des écoles, des missions, du développement des œuvres et de l’application des statuts dans nos communautés.

Le cœur de la Fraternité, ce sont les séminaires. Quels problèmes se posent et doivent être résolus ? Vous étiez auparavant dans l’enseignement supérieur, vous aviez donc affaire à des étudiants…

Les séminaires sont effectivement au cœur de la vie de la Fraternité, qui est d’abord une œuvre de restauration du sacerdoce catholique, et donc de formation pour donner à l’Eglise les prêtres dont elle a tant besoin. La priorité est d’assurer une formation de bon niveau, et donc de disposer d’un corps professoral compétent. Il doit être aussi capable d’accompagner les vocations pour qu’elles montent une à une les marches de l’autel et cultivent les vertus sacerdotales.

Les Sœurs de la Fraternité Saint-Pie X ont aussi leur Chapitre général cette année…

Les Sœurs de la Fraternité Saint-Pie X tiendront effectivement leur propre Chapitre au printemps. Elles servent magnifiquement aux côtés des prêtres et leur vie religieuse apporte beaucoup aux prieurés et aux écoles où elles se dévouent.

Que peuvent faire les fidèles en vue du Chapitre ?

Les fidèles sont invités à prier dès maintenant aux intentions du Chapitre, et plus largement pour le développement de la Fraternité comme œuvre d’Eglise, comme son vénéré fondateur l’a voulue. En particulier, je pense aux membres du Tiers-Ordre qui partagent plus étroitement notre esprit et nos intentions, qui souvent se dévouent dans les prieurés et apportent quotidiennement le suffrage de leurs prières à cette œuvre providentielle.

Sources : District d’Allemagne/Mitteilungsblatt – FSSPX.Actualités / La Porte Latine du 16 février 2018


http://laportelatine.org/international/communic/presse/europe/Allemagne/180216_chapitre_general_juillet_2018/180216_chapitre_general_juillet_2018.php

Quelques remarques que de plus érudits développeront certainement !

- Interview très lisse; selon toute apparence, il n'y a pas de crise dans la FSSPX !

- Pour le fond, l'essentiel se trouve sans doute dans ce paragraphe (J'ai souligné en rouge):

Citation:
Les statuts rédigés par Mgr Marcel Lefebvre prévoient que le Supérieur général doit rechercher la reconnaissance pontificale de la Fraternité Saint-Pie X. La question d’une Prélature personnelle sera-t-elle discutée ?

En effet, nos statuts prévoient que la Fraternité fasse “les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical”. Ce fut d’ailleurs le souci de Mgr Lefebvre, contre l’injuste et illégale suppression de la Fraternité en 1975, et au moment des propositions de reconnaissance canonique qu’il formula en 1987. Mais cette question de notre statut légal est une conséquence de la situation anormale de l’Eglise et du mauvais procès qui nous est fait. Nous sommes catholiques, romains, profondément unis au pape et à la hiérarchie de l’Eglise, mais dans la foi catholique. Nous suivons le pape, vicaire du Christ et successeur de saint Pierre, pas de Luther ou de Lamennais. Nous reconnaissons le magistère, l’autorité du Pontife romain et des conciles, mais dans la continuité de la Tradition, pas dans les nouveautés qui corrompent la foi, la liturgie et la doctrine de l’Eglise.

Pour répondre à votre question, il est vraisemblable que la question du statut de Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre. Mais c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège. Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu à bien préciser cet aspect.


Quelqu'un pourrait-il vérifier que Mgr Lefebvre avait ainsi précisé les choses ? En 1988, Mgr Lefebvre n'était plus supérieur général; il n'a pas participé aux discussions préparatoires (menées par les abbés Laroche et Tissier de Mallerais) au Préambule doctrinal, qu'il n'a guère eu l'occasion de lire avant d'y apposer sa signature.

N'y a-t-il pas une évolution à propos de ces rapports avec Rome ? Si mes souvenirs sont bons, le chapitre de 2006 (ou 2012 ?) avait décidé qu'un chapitre se réunirait en cas de proposition romaine. J'espère qu'un historien reprécisera les choses.

Il semble qu'actuellement, c'est du seul ressort du supérieur général


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MessagePosté le: Sam 17 Fév - 15:36 (2018)    Sujet du message: Publicité

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Gillou47


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Messages: 309

MessagePosté le: Sam 17 Fév - 16:34 (2018)    Sujet du message: M l'abbé Thouvenot au sujet du prochain chapitre Répondre en citant

Je trouve cette phrase complètement idiote :
"c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège"

C'est comme si on disait :
"Dans un autobus, c'est uniquement au conducteur qu'il appartient de tourner le volant et d'appuyer sur l'accélérateur, et à personne d'autre."


Et concernant :
"En effet, nos statuts prévoient que la Fraternité fasse “les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical”."

Non seulement, je ne le critiquerais pas, mais je l'agrandirais et le répéterais partout, car cette citation montre bien l'intention des dirigeants de la Fraternité d'obtenir une régularisation le plus vite possible. Il est probable que dans les statuts donnés par Mgr Lefebvre il y ait quelque chose dans ce sens, car on sait bien qu'il ne destinait pas la FSSPX à devenir une sorte de groupe autonome ad perpetuam, mais on ne peut accepter (et il ne pouvait honnêtement pas le souhaiter) que la Fraternité reçoive une régularisation par la Rome néo-moderniste.

Ensuite, ce type de proposition (avec la remarque que c'est au supérieur de mener les démarches auprès de Rome) fait partie du fonctionnement de l'institut et ne se rapporte pas à ses principes. Certains fidèles tradis (à l'instar des abbés Bouchacourt et Thouvenot) en font naïvement un enjeu d'autorité ; il est vrai que les évolutions conciliaires incluent une large perte de sérieux mais il s'agit d'abord de problèmes théologiques ; et dans l'ensemble, la crise moderne n'est pas une crise de la discipline (à part pour la perte d'esprit de pénitence), l'idée que le chef remplisse les fonctions qui lui sont dévolues est très compatible avec le libéralisme et autres erreurs.


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Viguerie


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MessagePosté le: Sam 17 Fév - 16:41 (2018)    Sujet du message: M l'abbé Thouvenot au sujet du prochain chapitre Répondre en citant


Sur FC Ennemond nous donne la réponse à la question des statuts  https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=844431


Citation des statuts rédigés par Mgr Lefebvre par Ennemond 2018-02-17 01:21:09
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[...] La Fraternité, en ses débuts, dépendra de l’évêque du lieu qui l’a érigé en “pieuse union” et en a agréé les statuts, en conformité avec les prescriptions du droit canon.
En conséquence, tant que la Fraternité est de statut diocésain, les membres qui se destinent au sacerdoce devront avant l’engagement définitif être incardinés dans un diocèse, à moins qu’un indult spécial accordé par la S. Congrégation des religieux les autorise à être incardinés dans la Fraternité.
Dès que la Fraternité aura des maisons dans divers diocèses, elle fera les démarches nécessaires pour devenir de droit pontifical. [...]

  


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Gillou47


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Inscrit le: 09 Jan 2017
Messages: 309

MessagePosté le: Dim 18 Fév - 17:25 (2018)    Sujet du message: M l'abbé Thouvenot au sujet du prochain chapitre Répondre en citant

http://laportelatine.org/bibliotheque/oeuvres_mgr_lefebvre/la_sainte_sacerd…

voir la page 163 du document ci-après :
http://laportelatine.org/bibliotheque/oeuvres_mgr_lefebvre/la_sainte_sacerd…

c'est une extraction des paroles de Mgr Lefebvre qui appartient à une FSSPX de 2008 ou 2009


"Quelques années plus tard, après avoir visité les congrégations romaines plusieurs fois, je recevais une approbation louangeuse de la Congrégation du Clergé, de Son Éminence le cardinal Wright, et soussignée par le secrétaire de la Congrégation, Son Excellence Mgr Palazzini, aujourd’hui cardinal. Ces deux responsables de la Congrégation du Clergé me félicitaient pour la rédaction des statuts de la Fraternité et priaient pour que cette Fraternité se développât pour le bien de l’Église. Ainsi cette Fraternité est née dans l’Église, avec l’autorisation de l’Église et pour le bien de l’Église.
Ce lien, qui nous rattache à Rome dès nos origines, est ce qui fait la force de notre Fraternité et ne doit jamais être perdu de vue. Tous les assauts du démon pour nous faire disparaître se heurtent à cette réalité. On a voulu mal interpréter l’autorisation donnée par Mgr Charrière, en lui donnant un caractère temporaire. (...) Les cinq premières années devaient préparer une autre étape, soit une reconnaissance de droit pontifical, soit une continuation sans limite de temps du droit diocésain.
Nous sommes donc régis par le droit des sociétés diocésaines comme société sacerdotale sans vœux, avec le privilège implicitement reconnu par la Sacrée Congrégation des Religieux d’incardiner dans la société.
Lorsqu’il a été nécessaire d’ouvrir un vrai séminaire et que j’ai loué la maison d’Écône, ancienne maison de repos des Messieurs du Grand-Saint-Bernard, je suis allé trouver Mgr Adam, évêque de Sion, qui m’a donné son accord. Cette création n’est pas le résultat d’un projet lointain que j’aurais formé, elle s’est imposée à moi providentiellement. J’avais dit : « Si l’œuvre se répand mondialement, ce sera le signe que Dieu est là ». D’année en année, le nombre des séminaristes croissait ; en 1970 il y avait 11 entrées, en 1974, 40.
Reconnue par l’Église comme société de vie commune sans vœux et comme fraternité sacerdotale, notre Fraternité est entée sur le tronc de l’Église et puise sa sève de sanctification dans la plus authentique tradition de l’Église et dans les sources vives et pures de sa sainteté, à la manière dont tant de sociétés reconnues par l’Église au cours des siècles ont fait croître et fleurir de nouveaux rameaux et ont porté des fruits de sainteté qui sont l’honneur de l’Église militante et triomphante."


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Mikaël


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Messages: 297
Localisation: Genève

MessagePosté le: Mar 27 Fév - 20:50 (2018)    Sujet du message: M l'abbé Thouvenot au sujet du prochain chapitre Répondre en citant

Dans son post du 17 février, Rita a bien perçu l’essentiel du message délivré par l’abbé Thouvenot dans l’interview, et elle a posé les bonnes questions.

Pour ma part, je pourrai lui répondre comme suit :

OUI, les statuts de la Fraternité mentionnent la recherche d’une reconnaissance de droit pontifical. Mais Gillou 47 fait très justement remarquer que Mgr Lefebvre n’aurait jamais accepté « une régularisation par la Rome néo-moderniste » (voir Fideliter n° 66, sept.-oct. 1988).

OUI, il s’est produit « une évolution à propos des rapports avec Rome » si l’on compare avec la période de Mgr Lefebvre. Le Chapitre de 2012 (à la suite de celui de 2006), en tant qu’organe suprême de la Fraternité, a strictement encadré la liberté des responsables dans la conduite d’un rapprochement avec Rome en vue d’une « normalisation canonique » : dispositions de circonstance certes, liées aux aléas du processus engagé par la Maison générale avec les autorités romaines dès les années 2000, mais à ce jour toujours en vigueur et impératives.

OUI, dans cet esprit, il a bien été acté par un communiqué du 14 juillet 2012 qu’un Chapitre extraordinaire devrait être convoqué « auparavant » pour « délibérer » (c’est-à-dire donner accord) sur une éventuelle régularisation de la situation de la Fraternité, la réalisation de six conditions devant être examinée et validée à cet effet par les capitulants eux-mêmes, ce qui suppose qu’ils disposent d’un descriptif complet des mesures de normalisation envisagées. Les participants devraient en outre vérifier si, par la mutation canonique proposée, « la Fraternité applique consciencieusement les statuts et s’efforce d’en garder l’esprit », selon la mission impartie au Chapitre général, et à lui seul, par le titre V, § 2, de ces statuts. Vaste débat en perspective !

NON, Rita, la question d’un accord avec Rome n’est pas « du seul ressort du Supérieur général », comme vous semblez le concéder. Car, on l’a dit, en l’état des règles internes de la Fraternité, Mgr Fellay n’a pas le pouvoir de conclure un accord avec Rome, ni d’accepter au nom de la FSSPX une régularisation octroyée unilatéralement par le Saint-Siège, à moins d’y être expressément autorisé par son Chapitre.

Par conséquent, quand l’abbé Thouvenot estime « vraisemblable que la question de la Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre » (de juillet prochain), on peut le croire sur ce point…

Mais quand il précise que « c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège », il se trompe, et il nous trompe, car cette proposition revient à dénier au Chapitre son pouvoir délibératif sur la question de la transformation de la FSSPX en Prélature personnelle.

Il se trompe, et il nous trompe encore, lorsqu’il invoque en faveur de son analyse l’argument que « Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu à bien préciser cet aspect », car le prélat ne pouvait deviner à l’époque qu’un futur Chapitre énoncerait en 2012 des dispositions particulières et nouvelles sur la question capitale des relations avec Rome !

Il faut le dire, et le répéter : la règle actuellement en vigueur est que, par dérogation aux pouvoirs qu’il tient des statuts, le Supérieur général doit recueillir l’accord de son Chapitre (celui de juillet 2018, ou d’un autre spécialement réuni à cet effet) pour accepter une « normalisation canonique » de la Fraternité Saint-Pie X, quelle qu’elle soit.

On observera toutefois qu’ayant négligé ces dernières années de convoquer et de recueillir l’autorisation du Chapitre pour accepter des normalisations partielles, à savoir la juridiction conférée par le pape François en 2015 pour le sacrement de pénitence et l’extrême-onction, ainsi qu’en 2017 pour les mariages, il est fort à craindre que Mgr Fellay pratiquera de la même façon pour la normalisation finale de la FSSPX dans le cadre d’une Prélature personnelle.

L’avertissement de l’abbé Thouvenot, soulignant la compétence exclusive du Supérieur général sur la matière, va clairement dans ce sens… et apparaît comme la préparation d’un nouveau « coup d’état » – qui n’ose pas dire son nom – du Supérieur général contre le Chapitre.

Mais il faut savoir qu’un transfert dans ces conditions de l’Oeuvre de Mgr Lefebvre sous la dépendance canonique de la Rome « conciliaire » s’effectuerait, qu’on le veuille ou non, en infraction aux règles que la Fraternité s’est elle-même données. Dès lors, un tel rattachement serait… juridiquement nul.

On doit remercier l’abbé Thouvenot d’avoir aidé à le démontrer.


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Viguerie


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Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 445

MessagePosté le: Dim 4 Mar - 08:21 (2018)    Sujet du message: ALERTE SUR LE CHAPITRE FSSPX DE JUILLET Répondre en citant

Une excellente mise au point de Reconquista

https://cristiadatradicinalista.blogspot.fr/

ALERTE SUR LE CHAPITRE FSSPX DE JUILLET


UN NOUVEAU « COUP » DE LA MAISON GÉNÉRALE EN PRÉPARATION ?


Récemment, une intervenante du forum Fidélité catholique francophone a soulevé un « lièvre », en s’interrogeant sur la portée des déclarations faites au Bulletin du district d’Allemagne par l’abbé Christian Thouvenot, Secrétaire général de la FSSPX, en poste à Menzingen, concernant la question de la Prélature personnelle (La Porte latine, 16 février).
Dans la perspective du prochain Chapitre général de juillet 2018, l’abbé Thouvenot a évoqué ce sujet sensible dans les termes suivants :
« Il est vraisemblable que la question du statut de Prélature personnelle soit posée lors du Chapitre. Mais c’est le Supérieur général seul qui conduit la Fraternité et qui a la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège. Mgr Lefebvre, en 1988, avait tenu a bien préciser cet aspect ».
Cette surprenante déclaration appelle une triple mise au point :
§  le Supérieur général n’est pas « seul » à conduire la Fraternité, s’agissant en particulier des relations avec le Saint-Siège,
§   dans ses fonctions, il n’a aucun mandat pour représenter l’ensemble de « la Tradition »,
§   sur ces sujets, l’exemple de Mgr Lefebvre en 1988 ne peut pas être appelé en renfort de la position des autorités actuelles de la Fraternité.
I - Sur le premier point, on rappelle que le Chapitre général est l’instance suprême de la Fraternité. Il désigne le Supérieur général et ses deux Assistants pour 12 ans (§ V, 1 des statuts).
Ce même Chapitre est en outre chargé de la mission essentielle de « vérifier si la Fraternité applique (…) ses statuts et s’efforce d’en garder l’esprit » (§ V, 2).
Le Supérieur général élu jouit, pendant son mandat, des plus larges pouvoirs pour gouverner et administrer la Fraternité avec le concours de ses Assistants. Ils forment ensemble le Conseil général.
En complément de ces règles, et faisant suite au Chapitre général de 2006 qui avait adopté une position de principe « pas d’accord pratique avec Rome sans accord doctrinal », le Chapitre de juillet 2012 a énoncé des dispositions spécifiques précisant les conditions d’une éventuelle « normalisation canonique » de la Fraternité : dans cette hypothèse, doit se tenir au préalable un Chapitre extraordinaire « délibératif », c’est-à-dire doté d’un pouvoir de décision sur les orientations envisagées.
N’ayant pas été abrogées, ces dispositions sont toujours en vigueur : toute action dans ce domaine nécessite donc la convocation du Chapitre, son information complète, puis sa délibération sur le contenu du projet en cause (après vérification concernant les six conditions formulées en 2012). La décision votée par le Chapitre s’impose au Conseil Général et à tous les membres de la FSSPX.
C’est ce que déclarait Mgr de Galarreta à Villepreux le 13 octobre 2012 :
« Également il a été décidé dans ce Chapitre que si jamais la Maison générale parvenait à quelque chose de valable et d’intéressant avec ces conditions, il y aurait un Chapitre délibératif, ce qui veut dire que sa décision lie nécessairement (les membres de la Fraternité). Lorsqu’il y a un chapitre consultatif, on demande conseil, mais après l’autorité décide librement. Un chapitre délibératif signifie que la décision prise par la majorité absolue – la moitié plus un, ce qui nous a semblé raisonnable –, cette décision sera suivie par la Fraternité ».
http://laportelatine.org/vatican/sanctions_indults_discussions/2012_et_sequ…
Il s’ensuit que le Supérieur général n’est pas « seul » compétent pour conduire le processus de normalisation avec Rome. Bien au contraire, il a au-dessus de lui une instance qui est, juridiquement, « seule » compétente pour définir souverainement la position de la Fraternité !
Par conséquent, l’abbé Thouvenot se trompe gravement sur ce point. Et puisqu’il est censé engager la Maison générale à raison de ses hautes fonctions, on s’étonnera que Mgr Fellay n’ait pas déjà réagi.
II - Sur le deuxième point, il est évident que le monde dit « de la Tradition » déborde largement, par ses ramifications variées, sociétés religieuses et communautés, le périmètre de la seule Fraternité Saint-Pie X. Il suffit de rappeler les dénégations de Mgr Lefebvre chaque fois qu’on a voulu faire de lui « le chef des traditionalistes » !
La formulation attribuant au Supérieur général « la responsabilité des relations de la Tradition avec le Saint-Siège » résulte manifestement d’une inadvertance, et Mgr Fellay pourrait corriger les propos de son Secrétaire général sur ce point également.
III - Sur le troisième point, l’abbé Thouvenot invoque à tort le Fondateur pour valider le positionnement actuel de Mgr Fellay comme seul en charge de conduire les discussions avec Rome. Il oublie seulement qu’un paramètre essentiel a été modifié depuis 1988, à savoir que le Supérieur général a été assujetti en 2012 – on l’a dit – à un accord préalable du Chapitre pour toute normalisation canonique de la Fraternité.
Mgr Lefebvre ne s’étant pas trouvé dans une position semblable au cours de ses pourparlers avec Rome, le parallèle fait par l’abbé Thouvenot entre les situations de 1988 et de 2018… est un anachronisme. Mgr Fellay devrait, là encore, rectifier les propos de son collaborateur.
Mais il est peu probable qu’il le fasse… Pourquoi ?
      Parce que Mgr Fellay a lui-même délibérément omis ces dernières années de réunir et de consulter le Chapitre avant d’accepter la juridiction concédée par le pape François sur certains sacrements :       
     pénitence et extrême-onction fin 2015
     ordre à l’été 2016
     mariage en 2017,
alors qu’une autorisation préalable était exigible, s’agissant dans tous les cas d’une « normalisation » – partielle certes, mais indiscutable – de la situation de la Fraternité.
Sans risquer un jugement téméraire, on peut donc lui prêter l’intention de pratiquer de la même façon pour la normalisation finale de la FSSPX qui résulterait de son érection en Prélature personnelle.
L’avertissement délivré par l’abbé Thouvenot depuis l’Allemagne, et l’aplomb avec lequel il déclare l’autorité du Chapitre transférée au profit du Supérieur général, est un indice troublant dans ce sens…
A supposer que la question de la Prélature soit effectivement « posée » lors du Chapitre prévu en juillet prochain, ces mêmes déclarations du Secrétaire général impliquent que la saisine de l’instance suprême de la FSSPX, si elle a bien lieu, se verrait réduite à une simple « consultation », au mieux à une « délibération-cadre» donnant pouvoir au Supérieur général de traiter le dossier, le Chapitre étant ainsi cantonné dans le rôle d’une « chambre d’enregistrement ».
Par ce biais, le débat doctrinal de fond se trouverait écarté.
Comment garantir dans ces conditions que le Chapitre pourra remplir sa mission propre, celle de vérifier la conformité du projet de normalisation, aux statuts d’une part, à « l’esprit » qui les a inspirés de par la volonté du Fondateur d’autre part ?
Si en définitive ce scénario pessimiste (ou réaliste ?) s’avérait exact, et que le Chapitre, celui de juillet ou un autre, en arrivait à autoriser la transformation de la Fraternité en Prélature personnelle, la « révolution copernicienne » (J. Madiran) de l’Oeuvre de Mgr Lefebvre serait parachevée, et l’héritage du grand Prélat tomberait comme un fruit mûr entre les mains des sectateurs du Concile Vatican II.
Dans le nouveau contexte canonique où elle se trouverait placée, sous la férule du pape François, quelle protection la Fraternité pourra-t-elle espérer de la Rome conciliaire ?
Si en effet le Supérieur général (et le Chapitre) « oublient » ou contournent les directives données par Mgr Lefebvre après les sacres, les contraintes statutaires de la Société, et les « verrous » – déjà allégés – mis en place à l’occasion du Chapitre de 2012, comment la Fraternité pourra-t-elle exiger que les modernistes romains honorent leurs propres engagements lorsque la Fraternité sera totalement sous leur tutelle juridique ?
Ce serait mal connaître la Rome actuelle que d’imaginer qu’elle respectera l’espace doctrinal et pastoral de la Prélature, alors que Mgr Fellay, quant à lui, prend ses libertés avec les règles internes de la Fraternité et néglige les prudentes mises en garde du Fondateur.
Qui pourra assurer, dès lors, que la FSSPX ne subira pas, un jour ou l’autre, le sort des Franciscains de l’Immaculée ?
Avant que le pas décisif vers la Prélature ne soit franchi et que l’irréparable ne soit commis, les derniers espoirs résident dans les capitulants eux-mêmes, s’ils ne se déchargent pas de leurs propres responsabilités sur qui que ce soit.
Dans ces circonstances difficiles, on formule le souhait que leur conscience s’oriente fermement dans les voies de la prudence surnaturelle, dussent-ils risquer une confrontation avec ceux qui cherchent d’impossibles compromis au détriment du combat de la foi.
Nous prierons en ce sens Saint Joseph, patron de l’Eglise Universelle.
Correctio Marcelis


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St Jean Marie Vianney


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MessagePosté le: Dim 4 Mar - 17:31 (2018)    Sujet du message: ALERTE SUR LE CHAPITRE FSSPX DE JUILLET Répondre en citant

La mise au point de Reconquista met en lumière les mauvaises intentions de menzingen, ces responsables n'ont rien à envier au monde politique actuel. On ne peut être étonné le passé de ces autorités ne plaident pas en leur faveur. Il suffit de se rappeler le lamentable épisode du Canada ou le supérieur général à l'aide du supérieur du district ont tenté une OPA sur un mouvement qui leur échappait. Heureusement ils ont échoués.

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Sisco


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Inscrit le: 08 Jan 2018
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Localisation: Bastia

MessagePosté le: Dim 4 Mar - 19:59 (2018)    Sujet du message: M l'abbé Thouvenot au sujet du prochain chapitre Répondre en citant

Article hyper gênant pour menzingrad !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:41 (2018)    Sujet du message: M l'abbé Thouvenot au sujet du prochain chapitre

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