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RÉPONSE À UN PRÊTRE FSSPX

 
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Sean Johnson


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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 01:31 (2018)    Sujet du message: RÉPONSE À UN PRÊTRE FSSPX Répondre en citant

Se souvenir des compromis.  




Bien sûr, cet article date de près de trois ans, et la liste était à l'époque déjà très abrégée.

Combien d'autres choses pourraient être ajoutées aujourd'hui !

Quoi qu'il en soit, malgré quelques erreurs de traduction, le contenu est pertinent.

Je pense que l'évêque Fellay a fait traduire et imprimer cet article dans un livret, mais je ne me souviens pas où.


-Sean Johnson
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
RÉPONSE À UN PRÊTRE FSSPX 
  
  
 
 
 
 
 
Traduit [par "Maunoir"] de l’anglais d’un texte de Sean Johnson 
 
  
 
 
 
 
 
[Note de la traduction : les liens se réfèrent à des textes en anglais]   (Ce qui suit est une réponse à un abbé de la FSSPX à propos d’une conversation au cours de laquelle ont surgi quelques opinions plutôt inquiétantes. Cette réponse a été envoyée par email initialement et a été éditée de sorte à protéger l’anonymat de l’abbé, et a ensuite été mise à jour suite aux derniers événements)  Cher Monsieur l’abbé, J’ai réfléchi pendant deux semaines avant de me décider à vous envoyer ce message. Mais je me suis senti forcé de répondre à des avis que vous avez émis lors de conversations privées et qui m’ont inquiété. 
En particulier je pense aux déclarations suivantes:
 
1) "Monseigneur Lefebvre a toujours voulu un accord."
 
2) "Un accord [avec Rome] est ce que nous désirons."
 
3) "Les réunions du GREC étaient une bonne chose."
 
4) "Il n’y a eu aucun compromis dans la FSSPX."
 
5) "Monseigneur Fellay ne va pas conclure un mauvais accord."
 
A cette liste, j’ajouterai une chose en plus qui est cause d’inquiétude:
 
6) Que vous n’étiez pas au courant de la campagne de branding orchestrée par la FSSPX.
 
 
1) A propos de la déclaration que "Monseigneur Lefebvre a toujours voulu un accord."
 
Il est vrai que pendant les premières 20 années, Monseigneur Lefebvre a essayé de négocier pour obtenir une reconnaissance juridique de la FSSPX. Mais il peut être tout aussi bien démontré que, en 1988, après avoir compris (avec justesse) que les Romains n’avaient aucune intention de protéger ni de promouvoir la Tradition, il a changé sa condition prudentielle préalable à tout accord. Ce changement de position fut d’abord publié dans Fideliter (de novembre/décembre 1988) dans un document dans lequel Monseigneur Lefebvre énumère son principe pour ce qui est d’un accord avec Rome : 
 
"Nous n’avons pas la même perspective à propos d’une réconciliation. Le Cardinal Ratzinger le voit comme une façon de nous résorber, en nous faisant accepter Vatican II. Nous voyons cela comme un retour de Rome à la Tradition. Nous ne sommes pas d’accord ; c’est un dialogue de sourd. Je ne peux pas dire grand-chose à propos du futur, ma vie est derrière moi, mais si je vis encore un peu, en supposant que Rome demande de renouer le dialogue, alors c’est moi qui poserais les conditions. Je n’accepterai plus de me trouver dans la situation dans laquelle je me suis trouvé lors du dialogue. Plus jamais. Je placerai la discussion au niveau doctrinal: “êtes-vous d’accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés? Etes-vous d’accord avec Quanta Cura de Pie IX, Immortale Dei et Libertas de Léon XIII, Pascendi Gregis de Pie X, Quas Primas de Pie XI, Humani Generis de Pie XII? Etes-vous en pleine communion avec ces papes et leurs enseignements ? Acceptez-vous toujours le serment antimoderniste dans son intégralité? Etes-vous favorable au règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ ? Si vous n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler ! Tant que vous n’acceptez pas de corriger le Concile, pour que cela soit en ligne avec la doctrine de ces papes, vos prédécesseurs, aucun dialogue n’est possible. Parler est alors inutile. »
(Entretien en entier sur: http://www.sacrificium.org/article/interview-archbishop-lefebvre)
 
Deux ans plus tard, dans l’édition célèbre de janvier/février 1991 de Fideliter, Monseigneur Lefebvre rappelait sa position en ce qui concerne tout accord avec Rome tant qu’elle ne s’est pas convertie: en réponse à la question, “pourquoi ne pas essayer de discuter avec Rome une dernière fois? », Monseigneur Lefebvre répondait :
 
"Un accord est tout à fait impossible dans le climat actuel de Rome qui empire. Nous ne devons pas nous illusionner. Les principes qui guident maintenant l’Eglise conciliaire sont de plus en plus ouvertement contraires à la doctrine Catholique.”
 
Quelques lignes plus loin dans ce même entretien, Monseigneur Lefebvre ajoute :
“Nos vrais fidèles, ceux qui ont compris le problème et qui nous ont aidés précisément à continuer sur le chemin droit et ferme de la Tradition et de la Foi, appréhendaient les démarches que je faisais auprès de Rome. Ils m’ont dit que c’était dangereux et que je perdais mon temps. Oui, bien sûr, j’ai espéré jusqu’au dernier instant que nous verrions Rome faire preuve d’un petit peu de loyauté. On ne peut pas me reprocher de ne pas avoir fait le maximum. Donc maintenant à ceux qui me disent : « Vous devez conclure un accord avec Rome, » je pense que je peux dire que j’ai été plus loin dans cette direction que je n’aurais dû."
 
Et enfin, à propos des Bénédictins du Barroux (et d’autres) qui ont cédé devant Rome :
« Je pense que, en tout cas, ils commettent une grave erreur. Ils ont péché gravement en agissant comme ils l’ont fait, en toute connaissance de cause, et avec une insouciance incroyable. J’ai appris que certains moines ont l’intention de quitter le Barroux, ils disent qu’ils ne peuvent plus vivre dans un climat de mensonges. Je me demande comment ils ont pu rester aussi longtemps dans un tel climat." (Ibid)
 
Et l’histoire se répète, avec Menzingen et Kansas City qui déclarent au monde entier qu’il n’y a pas eu de compromis (et quand une reconnaissance unilatérale viendra de Rome, ils défendront cela de plus belle, en espérant que les fidèles ne fassent pas attention à tous les compromis qui ont déjà eu lieu pour “gagner” une reconnaissance unilatérale).
 
En tous cas, veuillez noter que cet entretien de Monseigneur a eu lieu deux mois avant son décès (et il savait déjà qu’il était en phase terminale, et donc il pensait qu’il était d’autant plus urgent de prêcher la vérité avant de rencontrer son Créateur).
 
(L’entretien en entier est disponible sur: http://www.therecusant.com/lefebvre-1991)
 
Il suffit de dire que, alors qu'il est vraisemblable que Monseigneur Lefebvre ait toujours voulu un accord, les conditions préalables pour son désir de discuter un arrangement ont changé de façon fondamentale en 1988: un accord pratique (ou ce qui est plus réaliste aujourd'hui, une reconnaissance unilatérale octroyée après la conclusion de compromis suffisants pour convaincre Rome du fait que la FSSPX a été rendue inoffensive) n'était plus à l'ordre du jour. La conversion de Rome était alors requise. Que Menzingen ait été prête à quitter la prudence du fondateur de la Fraternité dans une matière aussi fondamentale est à l'origine et à la source de la Résistance.


 
2. "Un accord avec Rome est ce que nous voulons"
 
Que cette opinion soit une contradiction directe de la précondition posée par Monseigneur Lefebvre pour un accord (par exemple, la conversion de la Rome moderniste à la foi catholique) a été suffisamment prouvé ci-avant (en particulier si vous accéder aux liens et lisez les entretiens en entier, chose que je vous épargne dans ce message, qui est déjà bien assez long comme cela).
 
Mais il est intéressant d'observer la métamorphose de la position de la FSSPX à ce sujet, sur une période.
 
Par exemple, allez sur le site internet SSPX.org et lisez la conférence donnée en 2002 par Monseigneur Fellay: http://archives.sspx.org/sspx_and_rome/sspx_update_part_1.htm 
 
Cette conférence contient des pépites qui valent leur pesant d'or:
 
"En fait, nous n'avons absolument pas l'impression "d'être en dehors de l'Eglise." Je dois dire cela très clairement. Quand Rome dit, "Venez donc!", nous dirons, "nous sommes désolés mais nous ne pouvons pas". Pourquoi? Tout simplement parce que nous sommes déjà à l'intérieur! Si nous existons, c'est à cause de problèmes que cela pose à nos consciences. C'est parce que nous avons dû faire face à des scandales, à des choses impossibles d'accepter sans nuire à nos consciences. - c'est pour cela que nous avons dû dire "non"!  Cela explique que la Fraternité Saint Pie X est disposée à recevoir les punitions et les sanctions de Rome à plusieurs niveaux - d'abord en 1975 et puis en 1976 et encore en 1988. A chaque fois, il nous était rapporté que si nous cédions aux injonctions de Rome, nous commettions suicide, qu'aucune offre ne donnerait de solution à nos problèmes de conscience, en d'autre termes, d'éviter tout sacrilège."
 
Et ceci en particulier:
 
"La fameuse soi-disant excommunication qui était supposée être le coup mortel porté par les autorités romaines contre l'Archevêque, s'est révélé, grâce à Dieu, notre protection. Ils ont construit un mur autour de nous qui avait pour objectif de nous exclure de l'Eglise, mais ce mur a été notre protection, à plusieurs niveaux. D'abord, comme il s'agit de leur coup ultime, ils ne disposent plus de boulets de canons contre nous. Deuxièmement, par leur propre action, ils ont mis fin à toute mesure pour nous influencer, pour nous donner des ordres ou pour nous obliger à accepter ce qui est inacceptable, et cela, en troisième lieu, nous a donné une grande latitude à plusieurs niveaux.
 
Au niveau des âmes à sauver qui se perdent un peu partout, nous sommes libérés du pouvoir des évêques locaux, du fait même de "l'excommunication". Si vous êtes considérés "hors de l'Eglise", un évêque ne peut pas dire en même temps, "je vous ordonne de vous en aller!"
 
Remarquez qu'on n'entend plus jamais Mgr Fellay parler de la sorte. Et même quand dans le passé il parlait ainsi, est-ce qu'il croyait vraiment en ce qu'il disait, ou se comportait-il en politicien, et parlait-il pour dire ce qu'il pensait que nous voulions entendre? La question doit être autorisée, à la lumière de ses réunions secrètes avec le GREC, durant lesquelles il négociait de façon privée pour un accord pratique, alors qu'il disait en public les mots repris. 
 
Et enfin:
 
"Sur un autre plan - ce qui est aussi stupéfiant - cela nous a aussi permis de parler à Rome, de leur donner des arguments, de faire des reproches aux autorités romaines alors que cela aurait été tout à fait impossible si nous avions eu des relations normales avec ces autorités. Dans des circonstances normales, il est toujours difficile pour un subordonné de faire une remarque à un supérieur, mais cela est encore plus vrai à propos du Pape, des cardinaux et de Rome même. L'attitude habituelle de Rome est "restez calme" ou bien "obéissez". C'est encore toujours le cas, mais maintenant Rome a permis que le Concile Vatican II soit un sujet de discussion! Cela nous donne un certain levier." 
 
Ouah, c'est une chanson différente qui est chantée aujourd'hui par Menzingen (et cela tout le temps du règne du pire pape qui ait jamais existé)!
 
Quelques années plus tard, Monseigneur Fellay était toujours en train de nous dire:
 
"Donc, quand Rome vient vers nous avec un grand sourire, c'est cela leur but final. En d'autres termes, nous vous donnons une place, mais vous devez vous y cantonner et ne pas en bouger. Alors nous allons à eux et nous disons, "eh bien, nous sommes désolés, mais ici ce n'est pas un zoo." L'Eglise Catholique n'est pas un zoo. Cette comparaison peut vous montrer combien différente est la divergence de vue. Tant que les choses sont à ce niveau, il est tout simplement impensable qu'il soit possible d'obtenir un accord basique ou fondamental. C'est impossible."
 
http://archives.sspx.org/sspx_and_rome/what_catholics_need_to_know.htm 
 
Donc, un accord peut en effet être ce que Mgr Fellay désire aujourd'hui (lui et tous les agitateurs habituels: les abbés Pfluger, Nely, Simoulin, Schmidberger etc) mais la chanson est bien différente de celle qui était chantée dans le passé par Menzingen.
 
C'est vraiment dommage que ceux d'entre nous qui comprennent les contradictions soient targués de "rebelles", alors que ceux qui se contredisent sont qualifiés comme ayant "les grâces d'état" et montrés comme exemples à suive au-dessus de tout soupçon (exactement ce qui s'est passé lors du Concile Vatican II).


 
3. "Les réunions du GREC étaient une bonne chose."
 
Je dois avouer, monsieur l'abbé, que cela était une déclaration choquante.
 
D'un côté, on voit Mgr Fellay qui participe à des négociations "discrètes mais pas secrètes" en vue d'un accord pratique, et d'un autre côté on le voit dire aux fidèles les raisons pour lesquelles nous ne pourrons jamais faire un accord pratique avec Rome!
 
Il y a sûrement un problème de sincérité et d'intégrité dans le cas qui nous occupe.
 
Il semble que Monseigneur Fellay voulait cacher toute contradiction entre son soutien d'un accord pratique et la position de Monseigneur Lefebvre (qui exige la conversion de Rome comme préalable).
 
Voici un exemple d'un prélat qui semble parler d'une seule voix pour à la fois faire avancer son désir personnel d'un accord, tout en ménageant les fidèles (qu'il gagne à sa cause en les habituant progressivement à l'idée d'un accord au point qu'ils en perdent tout sens critique, un peu comme quelqu'un qui réagirait si plongé d’un seul coup dans de l'eau bouillante, mais qui ne réagit que trop tard quand plongé dans de l'eau qui se réchauffe progressivement).
 
J'espère que vous lirez l'article des Dominicains d'Avrillé à propos des réunions du GREC, car ce sera très éclairant pour vous:
 
http://www.dominicansavrille.us/the-g-r-e-c/ 


 
4. "Il n'y a pas eu de compromis dans la FSSPX"
 
Une telle déclaration a tendance à laisser l'autre sans voix, et en cherchant toujours à voir le bien chez le prochain, je peux simplement dire que, si une telle déclaration pouvait être faite en toute bonne foi, alors elle serait due à l'erreur de jugement comme quoi, tant qu'un accord n'est pas signé à Menzingen, c'est qu'il n'y a pas eu de compromis.
 
En réalité, même si Menzingen essaie de faire passer le message que Rome offre une reconnaissance unilatérale qui émane, paraît-il, de sa propre volonté, la réalité est que Rome ne penserait pas un seul instant à une chose pareille, si Rome n'avait pas déjà obtenu les compromis suivants:
 
1)    L'expulsion de Monseigneur Williamson; 
 
2)    Le bonne volonté dont a fait preuve Monseigneur Fellay pour signer la scandaleuse Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012 (le lendemain même du jour où les trois autres évêques l'avaient imploré avec insistance de ne pas le faire);
 
3)    L'amoindrissement du combat de la Foi, en arrêtant de combattre pour le règne intégral du Christ et en se faisant simplement le champion de la Messe Traditionnelle (à la façon Ecclesia Dei); 
 
4)    Le refus dorénavant de faire la distinction entre l'église conciliaire et l'Eglise Catholique; 
 
5)    Le communiqué de félicitations à l'égard des communautés Ecclesia Dei en 2013 lors des ordinations sacerdotales publiées sur le site du district polonais de la FSSPX; 
 
6)    La condamnation de Menzingen du livre de l'abbé Pivert "Nos relations avec Rome" (Menzingen y présente un soutien formidable des communautés Ecclesia Dei, et y condamne l'abbé Pivert pour avoir mis soi-disant un accent excessif sur le règne du Christ); 
 
7)    L'entretien accordé par Monseigneur Fellay à la chaîne de télévision CNS, lors duquel il déclare que la liberté religieuse est "très limitée" (et par cela il voulait dire que c'était acceptable); 
 
8)    La réimpression de l'article de Michael Davies par "The Angelus" en 2007 sur "le Concile du Pape Jean"," dans lequel la FSSPX publie un livre y compris des chapitres qui prennent la défense de Dominus Jesus (et par extension de Lumen Gentium), et qui contiennent aussi une idée hérétique sur "l'apostolicité"; 
 
9)    La campagne de branding initiée par l'abbé Wegner, lors de laquelle la confession de la foi est minimisée en refusant de prêcher contre les erreurs de Vatican II et contre les modernistes de Rome, et en éliminant le côté militant de ces périodiques et de ces sites internet (tel qu'annoncé par l'abbé Higgenberger); 
 
10) Les initiatives pour joindre les diocèses initiées par Menzingen, qui n'ont pas pour but de convertir les conciliaires au Catholicisme, mais au contraire d'arrondir les angles suite aux dizaines années d'opposition passées, et donc tenter d'éliminer tout ce qui pourrait gêner afin de mieux préparer un accord ou une reconnaissance qui aurait pour résultat de travailler main dans la main avec les modernistes; 
 
11) La déclaration scandaleuse de Monseigneur Fellay que "nous acceptons 95% de Vatican II" et que Vatican II appartient à la tradition de l'Eglise; 
 
12) Le renversement de la Déclaration du Chapitre Général de 2006, qui déclarait ne pas accepter de reconnaissance canonique avant que ne soient résolus les problèmes doctrinaux (par exemple, la conversion de Rome); 
 
13) L'argumentaire de vente de l'époque dans le Cor Unum qui tentait de vous convaincre (et par extension de nous convaincre) que les choses avaient changé en France au point d'exiger de la part de la FSSPX un changement d'attitude en ce qui concerne la condition préalable prudentielle (à la façon de l'abbé Simoulin : "nous ne pouvons plus nous cantonner sur nos positions de 1988"); 
 
14) Les révélations des réunions du GREC, dans lesquelles on apprend que pendant que Mgr Fellay expliquait en public qu'un accord avec Rome sans la conversion de Rome est impossible (cela rappelle la déclaration mentionnée ci-dessus), en privé, il travaillait à cet objectif d'accord sans exiger la conversion de Rome;
 
15) Le prolongement du programme de Menzingen pour contacter les diocèses, dont un des exemples en est des prêtres de la FSSPX qui sont présents à la première messe de prêtres de l'Institut du Christ-Roi (ICR) en France;
 
16) L'économe du district des Etats-Unis d'Amérique posant pour des photos avec des prêtres d'Ecclesia Dei, lors d'une conférence intitulée "Catholic Identity Conference" à l'ouest de l'état de Virginie (Impossible d'imaginer Monseigneur Lefebvre présent à une activité avec des prêtres de l'ICR ni même de poser pour que soient prises des photos avec eux);
 
17) L'essai d'usurper la juridiction sur les communautés monastiques traditionnelles (un exemple révélateur en est le Memorandum de Steffeshausen), pour mettre toute la tradition sous la coupe de la FSSPX;
 
18) Des prêtres de l'ICR présents à la messe de Monseigneur Fellay en Belgique plus tôt cette année (Imaginons-nous un "Monseigneur" Walch qui enverrait ses prêtres écouter un sermon de Monseigneur Lefebvre?);
 
19) La FSSPX participant aux conférences œcuméniques de sensibilité traditionnelle (ce qui contredit les condamnations de la FSSPX à l'encontre de cet "œcuménisme de sensibilité traditionnelle");
 
20) Monseigneur Williamson interdit de participation à la réunion en 2011 des Supérieurs de Districts qui s'est tenue à Albano, en Italie et au Chapitre Général de 2012 qui s'est tenu 7 mois plus tard (sous prétexte de tenir lieu de punition pour désobéissance, mais en réalité pour empêcher toute obstruction au projet de réorientation officielle de la FSSPX, en ce qui concerne de s'ourvir à l'acceptation d'un accord pratique ou en d'autres termes d'une reconnaissance unilatérale).
 
Tout ceci (et on pourrait encore ajouter beaucoup d'éléments qui vont dans ce sens) est certainement à qualifier de compromission et la FSSPX ne se trouverait pas au bord du précipice d'un accord dissimulé (ils vont le qualifier de reconnaissance unilatérale, dans laquelle la FSSPX n'aurait pas à faire un quelconque compromis ... sauf qu'il y a les 20 compromis cités ci-dessus et il y en a encore 300 autres compromis qui pourraient être répertoriés et faire l'objet d'un article à part), si ces changements n'avaient déjà eu lieu et si ces changements n'étaient pas le reflet d'une attitude nouvelle à Menzingen (comme le prouvent les réunions du GREC, cette nouvelle attitude n'est pas si nouvelle que cela).


 
5. "Monseigneur Fellay ne va pas conclure un mauvais accord."
 
Monsieur l'abbé, comment ne pouvez-vous pas reconnaître dans cette formulation même, l'acceptation a priori d'un compromis, puisque vous admettez qu'il pourrait y avoir un "bon accord" avec la Rome non-convertie?
 
Comme l'a dit dans le passé Monseigneur Williamson, "Que peut-on tirer de bon d'un bon papier sur lequel on se serait mis d'accord avec des gens mauvais"?
 
Si j'étais le Pape, j'accorderais à la FSSP tous les termes demandés, et ensuite j'irais voir mes collègues modernistes et je les calmerais en leur rappelant les mots de l'abbé Cottier après la conquête réussie de Campos:
 
"La réconciliation porte en elle-même son propre dynamisme interne (c'est-à-dire, autocensure) qui va mûrir ... et on doit s'attendre à d'autres étapes, comme la concélébration."


Il a été nommé cardinal en reconnaissance de son infidélité à la tradition. Entre-temps, Monseigneur Rifan concélèbre en effet la nouvelle messe.
 
Quel aveuglement cache le fait que nous allons subir le même sort de la part de Monseigneur Fellay?
 
En fait, je pense qu'il ne craint pas que la FSSPX suive le même chemin: je crois qu'il a été là secrètement pendant 20 ans (et il n'est pas le seul: je connais un prêtre de la FSSPX qui, séminariste lors des consécrations de 1988, n'était pas présent aux consécrations, pour des raisons de conscience. Combien il a dû attendre avant que la FSSPX soit proche d'une reconnaissance!)
 
Il y a eu une époque avant que vous soyez prêtre où le clergé de la FSSPX considérait comme marque d'honneur de ne pas être en communion avec les erreurs conciliaires, tant que Rome était absorbée par elles et que Rome les promouvait:
 
Par exemple, avez-vous déjà lu cette lettre à Rome, signée par tous les Supérieurs de Districts de la FSSPX, implorant d'être inclus dans les "excommunications"?
 
http://www.sspxasia.com/Documents/Archbishop-Lefebvre/Archbishop_Lefebvre_and_the_Vatican/ Part_I/1988-07-06.htm 
 
Je parie que vous n'avez jamais connu cette FSSPX qui ne faisait pas de branding, mais en fait, c’est celle qui nous a formé initialement.
 
Nous étions forts dans la foi, et nous n'avions aucun scrupule à nous trouver hors de l'Eglise schismatique, irrégulière, ou quelques autres représentations qu'on nous présentait comme étant odieuses (ou que l'abbé Simoulin invente pour gagner la sympathie à l'orientation de Menzingen qui n'est pas si nouvelle; entre parenthèse, vous pouvez voir ma réponse sur ce point à l'adresse suivante: https://plus.google.com/110235125002095218190/posts/H7bFPUqJM33).
 
Alors que Monseigneur Lefebvre avait l'habitude de nous féliciter pour nos inquiétudes sur les rapports qu'il entretenait avec Rome, en nous qualifiant (dans un entretien cité ci-dessus) de "fidèles véritables", et en nous attribuant le fait que la FSSPX restait dans le droit chemin qui est étroit, néo-Menzingen nous condamne comme des "rebelles". Et pourtant on nous dit que les choses n'ont pas changé; nous sommes simplement la frange mécontente que la FSSPX a toujours essayé de secouer. Mais cette évaluation ne coïncide pas avec le rapport historique que j'ai fourni dans cette lettre.
 
Que les prêtres de la FSSPX soient devenus oublieux des changements dans les objectifs (par exemple, le glissement inconscient depuis le soutien à "pas de reconnaissance canonique sans d'abord régler les problèmes doctrinaux" [Déclaration du Chapitre Général de 2006] et le support à l'affirmation contradictoire "nous avons établi 6 conditions pour accepter un accord pratique éventuel" [Déclaration du Chapitre Général de 2012] ) ne me donne pas confiance que leur fidélité à la Tradition va durer, même pas sous une forme amoindrie et résultant de compromis.
 
Peut-être pouvez-vous entrevoir maintenant que, étant donnés tous ces changements et compromis, les prêtres connus pour faire partie de la Résistance n'ont pas (comme vous le sous-entendez dans notre conversation) quitté parce qu'ils "sont mécontents de leurs affectations", mais parce qu'ils comprennent que la FSSPX les a abandonnés ou les abandonne.
 
En revanche, peut-être êtes-vous maintenant en mesure de comprendre combien vous (et tous les autres qui acceptent les compromis) nous rappelez des prêtres et des fidèles qui, petit à petit, ont abandonné leur foi intégrale après Vatican II, sous prétexte de fausse obéissance et qui ont suivi les chefs à qui Dieu avait donné les grâces d’état que ces mêmes chefs ont rejetées.
 
Comme l’a fait remarquer Monseigneur Williamson, la crise dans la FSSPX ressemble dans tous ses aspects à la crise dans l’Eglise après Vatican II (ce que Monseigneur Williamson appelle « Vatican II bis »).
 
Une question importante à se poser serait de se demander si c’est Dieu ou Satan qui veut un accord (ou une reconnaissance) entre la FSSPX et la Rome non-convertie. Ne pouvons-nous pas en déduire la réponse en prédisant les effets vraisemblables néfastes qui découleraient d’une reconnaissance ou accord (et qui sont déjà visibles au sein de la FSSPX si on regarde les exemples de compromis déjà en place et nommés ci-dessus) ?
 
Est-ce qu’un bon arbre peut porter de mauvais fruits ?
 
Connaissez-vous le conte de la grenouille et du scorpion ? Le scorpion a besoin de se rendre de l’autre côté du lac et la grenouille est seule à pouvoir nager jusque là, et alors le scorpion demande à la grenouille de le laisser sauter sur son dos. Et la grenouille répond : « mais tu es un scorpion et tu vas me piquer ». A cela le scorpion souriant rétorque : « c’est ridicule de dire cela car si je te mords, alors nous allons tous les deux nous noyer et mourir. » Convaincue que cet accord ne lui serait pas nuisible, la grenouille permet au scorpion de s’installer sur son dos et quand ils se trouvent au milieu du lac, le scorpion pique la grenouille. Choquée et mourante, la grenouille dit : « pourquoi m’avoir mordue ? Nous avions conclu un accord ! Maintenant nous allons mourir tous les deux ! » A cela, le scorpion répond : « c’est dans ma nature de mordre et je n’ai donc pas pu m’empêcher de le faire. »
 
Ce conte s’applique directement à tout accord avec la Rome non-convertie : aucun accord ne peut être conclu (pas plus que les catholiques ne sont autorisés  ni à dialoguer ni à collaborer avec les communistes) : c’est dans la nature même des modernistes de penser qu’ils vous sauvent en vous tuant, et ils ont annoncé leurs intentions à plusieurs reprises pour vous faire accepter le Conciliarisme.
 
Monseigneur Lefebvre (dans l’entretien de Fideliter mentionné ci-dessus, à propos des intentions du Cardinal Ratzinger de mener des négociations) a compris cela. Soit Menzingen ne le comprend pas, soit Menzingen ne voit pas d’inconvénient à être pris et dissous dans le Conciliarisme.


 
6. A propos de votre manque de connaissance de la campagne de branding (c’est-à-dire celle par laquelle la FSSPX accepte de ne pas condamner Rome ni les modernistes romains, et adopte une approche plus positive en ce qui concerne son apostolat), j’ai été fort surpris quand vous m’avez avoué votre ignorance du  terme de « campagne de branding ».
 
Comme la révélation de cette campagne de branding a provoqué beaucoup de publicité et de scandale, je ne peux en déduire maintenant avec le recul, qu'ignorer ce fait fondamental, cause de la Résistance, signifie une volonté de ne pas vouloir être au courant de cela (ni des autres arguments présentés par la Résistance comme ceux mentionnés ci-dessus).
 
Peut-être pensez-vous que les remarques de la Résistance (qui ne sont pas nécessairement synonymes de celles faites par l’abbé Pfeiffer) viennent du malin ?
 
N’a-t-on pas rapporté la même chose sur Monseigneur Lefebvre après Vatican II? 
 
Est-ce que Rome ne disait pas de lui: “on les reconnaîtra à leurs fruits; regardez les divisions dans leurs rangs; il y a des sédévacantistes parmi eux!”; etc.
 
Dans la même veine, je dirais simplement ceci:
 
Le fait que la Résistance ait été suscitée dans le monde entier, de façon aussi spontanée et indépendante, indique que ce qui est maintenant connu sous le nom de « la Résistance » n’est pas une illusion basée sur des sophismes, des distorsions et des exagérations (même si cela peut arriver dans certain coin de la Résistance), mais au contraire cela indique que des déviations, des déclarations scandaleuses et la réorientation de Menzingen ont été perçues de façon manifeste, et puis cela a suscité une réaction à travers le monde.
 
Plus d’un prêtre de la FSSPX m’a dit qu’ils n’avaient pas même entendu ni les arguments de base ni non plus les questions de base soulevées par la Résistance, et cela me stupéfie qu’il puisse y avoir une crise interne de cette magnitude, mais qui ne susciterait aucune curiosité à propos de ses causes ou de sa valeur.
 
Imaginez seulement quelqu’un qui subirait une perte financière importante et qui ne prendrait pas la peine ni ne s’intéresserait à en rechercher les causes !
 
J’espère que quand vous regarderez le sermon de l’abbé Patrick Girouard sur sa conversation avec l’abbé Wegner au sujet de la conception et de la mise en œuvre par l’abbé Wegner de la compagne de branding,  vous serez aussi scandalisé que nous tous qui en avons eu connaissance. 
 
Ce sermon est disponible sur le lien suivant: https://www.youtube.com/watch?v=fKAEO1VQCTc 


 
Conclusion:
 
J’espère que vous pouvez comprendre combien il m’a été difficile de discuter de ces questions avec vous.
 
Ceci dit, puisque vous savez que j’ai du respect pour vous, j’espère que vous recevrez ce message en comprenant que c’est l’amitié et la vérité qui m’ont motivé.
 
Mon intention n’est pas de vous amener dans une correspondance ni un débat long. J’ai dit ce que j’avais à dire et maintenant j’arrête.
 
J’ai parlé de ces questions avec assez de prêtres de la FSSPX pour savoir que vous aussi vous ne serez probablement d’accord qu’avec très peu d’éléments que j’ai avancés et que vous vous sentirez obligé de réfuter ces arguments. Si c’est le cas, alors soyez assuré que je lirai ce que vous avez à dire.
 
Finalement, s’il devait y avoir quoique ce soit dans le ton ou dans le contenu de ce message qui soit irrespectueux, je peux vous garantir que ce n’est pas intentionnel. L’abbé Xxxxxx peut vous dire que je suis tout à fait incapable de tourner autour du pot et que le tact ne fait pas partie de mes qualités.
 
Semper idem,
Sean Johnson
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 01:31 (2018)    Sujet du message: Publicité

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Sean Johnson


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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 09:51 (2018)    Sujet du message: RÉPONSE À UN PRÊTRE FSSPX Répondre en citant

Évidemment, je voulais dire "Mgr Fellay a fait un livret" (pas Mgr Fellay), mais je ne peux pas éditer l'article.
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Sean Johnson


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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 11:19 (2018)    Sujet du message: RÉPONSE À UN PRÊTRE FSSPX Répondre en citant

Erreur de traduction :


8)    La réimpression de l'article de Michael Davies par "The Angelus" en 2007 sur "le Concile du Pape Jean"," dans lequel la FSSPX publie un livre y compris des chapitres qui prennent la défense de Dominus Jesus (et par extension de Lumen Gentium), et qui contiennent aussi une idée hérétique sur "l'apostolicité"; 


Il s'agit en fait d'une référence au livre de Michael Davies publié par Angelus Press, et non d'un article dans le magazine The Angelus.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:46 (2018)    Sujet du message: RÉPONSE À UN PRÊTRE FSSPX

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