Fidélité catholique francophone Index du Forum Fidélité catholique francophone
Ce forum est un espace de discussion pour défendre la Foi Catholique à la suite de Mgr Marcel Lefebvre. Il n'est donc ni pour le ralliement à l'église conciliaire ni pour le sédévacantisme.
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

L'après-chapitre sans supérieur évêque

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fidélité catholique francophone Index du Forum -> résistance catholique -> résistance catholique
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Joseph


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2017
Messages: 101

MessagePosté le: Lun 9 Juil - 15:10 (2018)    Sujet du message: L'après-chapitre sans supérieur évêque Répondre en citant

Il est assez surprenant que peu de personnes se soient demandé ce qu'il adviendrait de la FSSPX après le chapitre avec un simple prêtre à sa tête


C'est un cas de figure hautement probable et qui pourrait déterminer beaucoup de choses tant en interne que du côté de Rome. 


En interne d'abord : cela fait maintenant 24 ans que les prêtres ont eu un évêque comme supérieur. Avant lui , il y avait certes un simple prêtre (abbé Schmidberger) mais ce dernier pouvait s'appuyer sur l'autorité morale de Mgr Lefebvre (au moins jusqu'en 1991). Il est très certain que l'abbé Schmidberger n'aurait jamais pu exercer son supérioriat avec autant d'autorité s'il n'avait pas eu derrière lui le soutien de Mgr Lefebvre. 


Après Mgr Fellay, si aucun autre évêque ne lui succède, la FSSPX se retrouverait à sa tête avec un simple prêtre. Quel crédit aura-t-il aujourd'hui auprès des 600 autres prêtres dans la mesure où, dans la crise actuelle, qui est une crise de la Foi, il revient essentiellement aux évêques d'en être les défenseurs ?  Le supérieur-prêtre de la FSSPX ne deviendrait alors qu'un simple administrateur temporel de ladite congrégation. Les 600 autres prêtres ne lui obéiront "qu'en matière administrative" ( sanctions - mutations- budget etc ...). Ainsi apparaîtrait de façon plus nette et caricaturale le vide actuel du combat spirituel de la FSSPX qui s'apparentera aux congrégations du type FSSP ou IBP qui n'ont d'évêques que pour les ordinations. Les prêtres de la FSSPX seraient donc en mesure de voir plus clairement qu'ils sont devenus un simple rouage de la Rome moderniste. Bien sûr avec une touche traditionnelle mais rien de très gênant pour les romains qui ne craignent pas les prêtres mais seulement les réactions de Foi d'un évêque vraiment catholique. 


Du côté de Rome : cette nouvelle situation serait intéressante pour la Rome moderniste. Ce qui a fait la force de Mgr Lefebvre c'était son riche passé dans l'Eglise, son épiscopat et surtout son oeuvre :  le séminaire et la FSSPX . La voix du grand archevêque n'aurait jamais fait trembler les romains s'il n'avait pas ouvert ses séminaires. La vérité qui sort de la bouche d'un évêque est d'autant plus puissante qu'elle est accompagnée d'oeuvres qui la relaient auprès des âmes. Le drame de Mgr Fellay est de ne pas avoir usé de ses prêtres et de la FSSPX pour combattre les erreurs modernes mais pour chasser et brimer ceux qui voulaient combattre la Rome moderniste et ne pas faire d'accord avec celle-ci.  Si Mgr Fellay est réélu,  cette absurde politique achèvera encore plus rapidement la FSSPX. S'il n'est pas réélu, la FSSPX sombrera lentement comme un gros paquebot sans capitaine (évêque fidèle). Car tout, dans l'Eglise, procède de l'épiscopat. 


Les capitulants de 2012 n'ont pas saisi qu'en chassant le seul évêque fidèle de leur congrégation, ils ont détruit toute possibilité d'un relèvement de cette oeuvre du combat de la Foi.  


La solution. Nous la connaissons. 




Dernière édition par Joseph le Mar 10 Juil - 09:56 (2018); édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 9 Juil - 15:10 (2018)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Gillou47


Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2017
Messages: 347

MessagePosté le: Lun 9 Juil - 18:11 (2018)    Sujet du message: L'après-chapitre sans supérieur évêque Répondre en citant

citation : "Il est assez surprenant que peu de personnes se soient demandées ce qu'il adviendrait de la FSSPX après le chapitre avec un simple prêtre à sa tête."

Une explication simple : c'est parce que la majorité de ce forum n'est pas de tendance moderniste (contrairement à vous ?) et donc focalise moins sur la personne de l'évêque.


Si c'est un prêtre qui devient supérieur, cela voudra dire au moins que la FSSPX n'a pas tellement assimilé une conception conciliaire de l'Eglise. Que ses membres se souviennent que le rôle d'un évêque est de servir la vérité et perpétuer le sacerdoce, que ce n'est pas automatiquement le chef et la personnification de toute oeuvre, avec une conférence épiscopale qui supervise un ensemble d'oeuvres, etc.

Ensuite quel que soit le supérieur, que peut-il en ressortir doctrinalement :
- soit on entérine l'avancée vers la régularisation apportée par la reconnaissance des confessions,
- soit on ignore cette pseudo-régularisation et on rappelle la rupture induite par le Concile Vatican II, et la nécessité de soustraire les catholiques à ce concile de brigands,

Comme on me le faisait remarquer dernièrement (car j'ai aussi fait mes petites théories sur le chapitre), lorsque le libéralisme a pu s'installer quelque part, logiquement il ne part plus.

Si le chapitre reste sur un objectif de régularisation canonique - car à vue humaine c'est ce qui va se passer - le nouveau supérieur peut avoir deux comportements :
- soit c'est un accordiste outrancier, qui choque tout le monde sans que le nombre n'ose réagir, et les membres de la FSSPX ne l'auront pas volé ;
- soit c'est quelqu'un qui avance beaucoup plus "prudemment" que Mgr Fellay ;
Et cela indépendamment de son degré dans la hiérarchie du sacerdoce.


Revenir en haut
Joseph


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2017
Messages: 101

MessagePosté le: Lun 9 Juil - 19:15 (2018)    Sujet du message: L'après-chapitre sans supérieur évêque Répondre en citant

Non gillou, je ne suis ni démocrate ni moderniste et je crois à la puissance épiscopale parce que c'est dans le catéchisme et c'est la constitution divine de l'église :  600 prêtres ne vaudront jamais un évêque. Surtout si cet évêque est franchement catholique. 


  • Ce qui a perdu la FSSPX c'est : 1 évêque franchement libéral et 2 évêques mollassons. 



  • Ce qui sauvera la tradition : c'est 1 évêque franchement catholique et des prêtres qui le suivent (au moins moralement). 


Revenir en haut
Gillou47


Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2017
Messages: 347

MessagePosté le: Lun 9 Juil - 21:40 (2018)    Sujet du message: L'après-chapitre sans supérieur évêque Répondre en citant

D'accord avec votre analyse politique, du fait que Mgr Fellay cumule la dignité épiscopale et la fonction de supérieur, cela en fait un plus gros poisson pour Rome.

Les évêques contribuent à la conservation de la Foi dans la FSSPX et au rayonnement de son apostolat - sinon il faudrait faire appel aux évêques partisans de Vatican II pour les ordinations (!) - mais ils ne la contrôlent pas entièrement. Mgr Lefebvre avait fait cette remarque que ce serait le supérieur de la Fraternité qui signerait avec Rome, et non les évêques, car il ne leur attribuait pas de juridiction particulière ; pour eux ils ont reçu à part la consigne de remettre leur épiscopat entre les mains d'une Rome convertie (ce qui allait de soi). D'autres fondations de secours, non dotées d'évêques mais également douées d'une autonomie de décision, renforçaient le dispositif de résistance à Vatican II et de continuation des oeuvres de l'Eglise.


Concernant la question plus générale :

Cependant, la pérennité de l'Eglise repose sur le maintien d'au moins un évêque valide, voilà ce que dit le dogme ; et pour cela les évêques conciliaires peuvent faire l'affaire (on en réunira plusieurs pour garantir la validité tout de même). Ensuite il y a une convenance supérieure à ce qu'il y ait toujours des évêques qui maintiennent la visibilité des enseignements de l'Eglise, puisqu'ils forment le corps enseignant.

Cela dit de quelle façon il faut envisager la question des évêques. En langage moderne : si on l'absolutive trop, on se fait piéger, et si on la relativise trop on s'éloigne du véritable esprit de l'Eglise.

Ces derniers temps, côté Résistance, nous avons beaucoup travaillé sur la symbolique de l'Eglise, pour reconnaître la vraie Eglise de la conciliaire, cela est allé jusqu'à réapprendre la juste notion d' "Eglise officielle" (réf. abbé Pivert). J'avoue que ces réflexions sur l'Eglise ont été stimulées par la division manifeste entre les évêques de la FSSPX, mais ça n'en est pas le motif absolu. Jusque là, nous avons poussé l'effort à discuter de la symbolique de l'Eglise, peut-être que nous pourrons parler de la hiérarchie, l'abbé Morgan a fourni quelque matière pour cela dans une conférence qui a été signalée sur ce forum, sans doute verrons-nous que la consécration d'un évêque marque plus l'action de l'Eglise que toutes les fondations d'ordre réunies, mais il ne faut pas s'empresser de refonder notre pensée là-dessus.

Le droit de l'homme à recevoir l'enseignement divin précède son devoir de docilité au corps enseignant. A posteriori c'est peu dissociable, mais on ne peut faire passer une attitude pratique avant la théorie. Car la raison perçoit mieux la convenance d'un enseignement divin qu'elle ne sait démontrer la nécessité d'un corps enseignant, de même que la droiture d'esprit précède chronologiquement l'adhésion explicite à la Foi.

Déjà, en raison du sens de la Foi, ce que nous faisons est largement ordonné à l'adhésion à ce qui est enseigné par la hiérarchie reconnue fidèle. On peut ajouter les synonymes d'enseigné : connu, compris, discerné, approuvé, non condamné, ... ; et on peut pousser la dévotion à s'adapter à la psychologie de l'évêque. Il y a la possibilité de positions un peu variées dans le temps : de façon immédiate, par anticipation, par continuité, etc. Certaines choses une fois enseignées, ne peuvent plus être modifiées, non seulement moralement mais aussi intellectuellement, et c'est le plus important, au demeurant cela aide à reconnaître le clergé fidèle.

Pour l'instant, pour la docilité aux évêques, je ne poserai pas le problème directement mais je le traiterai par la négative, par exemple pour réfuter l'attitude de la "résistance interne" qui finira par perdre toute union morale avec un quelconque évêque, ou pour se discerner soi-même si on tend à éluder le jugement de l'Eglise.

Voilà comment je résume la question en attendant de l'approfondir.


Revenir en haut
Joseph


Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2017
Messages: 101

MessagePosté le: Mar 10 Juil - 08:14 (2018)    Sujet du message: L'après-chapitre sans supérieur évêque Répondre en citant

Gillou ... il ne s'agit pas de discuter ou de faire des débats pour réinventer le fil à couper le beurre ou d'imaginer ce que pourrait être l'église, la place des évêques mais il s'agit simplement de garder intact la constitution divine de l'Eglise et la Foi de l'Eglise  de toujours: celle-ci n'a jamais été une démocratie même (et surtout) dans les temps de crises. Et c'est surtout dans les temps de crise que la puissance épiscopale (et pontificale)  a pu manifester ses droits divins bafoués par l'hérésie ou le schisme. 


Mgr Lefebvre n'a rien fait d'autre que de continuer à exercer son épiscopat de façon parfaitement catholique. Il n'a pas voulu se coucher devant les diktats de la tyrannie moderniste. 


Mgr Williamson continue sur ce sillage catholique : pas question pour lui de remettre son épiscopat entre les mains de François ou d'un autre pape moderniste. 


L'église enseignante ce ne sont ni les prêtres, ni les congrégations, ni les bons fidèles zélés ce sont les évêques fidèles. Le rôle des fidèles et des prêtres (et des congrégations) est en effet négatif : trouver et se mettre sous l'autorité d'un évêque fidèle . 


Revenir en haut
Mikaël


Hors ligne

Inscrit le: 04 Jan 2017
Messages: 325
Localisation: Genève

MessagePosté le: Mar 10 Juil - 10:16 (2018)    Sujet du message: L'après-chapitre sans supérieur évêque Répondre en citant

Dans le testament de Mgr Lefebvre aux 4 évêques, il est stipulé que ces derniers "remettront leur épiscopat entre les mains du pape redevenu parfaitement catholique". 


Le premier signe d'une union avec le siège de Pierre sera donc la conversion du Pape (ou l'élection d'un bon) . 


Suivra logiquement la soumission des évêques à cette autorité redevenue parfaitement catholique et par suite les congrégations (FSSPX  etc ..) qui se trouvent sous l'autorité morale des évêques fidèles. 


Mais hélas, Mgr Fellay a très gravement désobéi à cette obligation testamentaire (et de bon sens) de Mgr Lefebvre. 


La seule alternative pour la FSSPX serait donc de se désolidariser de l'évêque parjure pour se remettre sous l'influence des évêques fidèles. 


On peut rêver ...


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:31 (2018)    Sujet du message: L'après-chapitre sans supérieur évêque

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fidélité catholique francophone Index du Forum -> résistance catholique -> résistance catholique Toutes les heures sont au format GMT
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2018 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com powered by ArgenBLUE free template